CHAPITRE II
Ps rélectricîtë ptr ioflueaoe.
194. Un cêrpe élecMeé décempoêe à dietmnee te$ éhctrieUiê nmiureUee de êoue he cerpe conducteure. — Nous venons de voir que chacun des fluides éleetrl* ques attire le fluide de noms contraires, et repousse celui de même nom ; ces attractions et répulsions n'oHt pas lieu seulement sur les fluides libres et déjà décom* posés, mailles s'exercent aussi sur les fluides combinés; et il résulte de là qu*na corps conducteur peut , eune rien perdre ei sons rUn recevoir, être constitué dans un état électrique particulier qui naît de la cause agissante à laquelle U est soumis et qui cesse avee elle. C'est cette électricRé produite à distance que Ton ap* pelle iieetricité pur infiuenee.
Par exemple , un anneau de cuivre un' (fig. 987), portant deux ils de métal très-fins et deux balles de sureau, est soutenu sur un tube ou sur un crochet de verre I on Ui présente à un corps r, éiectrisé résinense* ment , et, à la distance de plus d'un pied , on voit les éwn balles qui s'écartent l'une de Paulre pour prendre la position Wf à une distance plus petite, la divergence est plus grande, sans que l'étincelle Jaillisse entre Tan* neau et le corps éleetrisé. Les balles b¥ sont doue chargées d*une même électricité, et même II est facile de reconnaître que cette électricité est résineuse, comme celle du corps r qui agit sur l'anneau et sur elles. Cependant, il n'en faudrait pas conclure qull y a une communication électrique an travers de l'air : car, en éloignent l'anneau , soit lentement soit rapidement, la divergence diminue à mesure que la dislance augmente, et elle devient tout à fait nulle quand la distance est assez grande ; ce qui n'arriverait pas si les balles ou l'anneau avaient reçu du corps r une électricité quelconque. Tout le phénomène se passe donc dans les balles et l'anneau, et dans les fils de métal qui les joignent. Ce système de corps conducteurs a Uê fluides naturels décomposés t>af llnflnence du corps éiectrisé; tout le fluide vitré qui résulte de cette décomposition se rassemble dans l'anneau , où il est appelé par rattraction de r, et tout îe fluide résineux est refoulé dans les balles par la répulsion. Ainsi, ces deux fluides sont simplement déplucée, dans le système conducteur ; ils se rejoignent par leur attraction mutuelle, et se recomposent d^ que la distance du corps éiectrisé est trop grande pour les maintenir séparés.
Pour ne laisser aucun doute sur cette vérité fondamentale, il suffit de venir toucher Panneau avec un petit pkm ^'épreum (*), que l'en retire à l'instant; «t
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