‹ Eléments de physique expérimentale & de météorologieChapitre 121 sur 341 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

De rélectricité déreloppée par le contaot.

918. Découverte du gaif>ani$me. — En 1789 , Oalva ni, médecin et professeur à Bologne, observa un phénomène singulier : ayant eu Poccasion de préparer des grenouilles pour divers sujets de recherches, il les auspendil par hasard à un balcon de fer par de petits crochets de cuivre qui passaient entre les nerfs lombaires et la colonne dorsale; disposées ainsi, ces grenouilles, mortes et muliléw, éprouvaient de vives convulsions. Une observateur vulgaire aurait pu remarquer le fait, mats il en aurait facilement imaginé quelque explication spécieuse , et son esprit satisfait se serait occui>é d*autre chose. Galvani Ait moins prompt dans ses jugements t doué d*une attention pénétrante et d*une rare sagacité , il saisit dans ce phénomène un principe nouveau, et en fit sortir cette branche féconde de la physique qui est maintenant connue sous le nom de (kUvmniêmê, Il reconnut d*abord que les grenouilles, coupées, dépouillées et suspendues, comme nous Tavons dit, D^éprouvent pas des convulsions permanentes : pour que leurs membres s'agitent, il faut ou que le vent, ou quelque autre cause accidentelle, vienne OMttre leurs muscles en eonlact avec la tige de fèr qui porte le crochet de cuivre. Cette condition est indispensable, et Ton peut s*en assurer par Pexpérience : pour cela, on coupe une grenouille vivante, on la dépouille rapideneot, et^ passant la pointe des ciseaux aoys les deux nerfs lombaires qui paraiseent coaune des fils blanca 4le ^aque calé de la cotome veiiébnile, on enlève , en deux coupa, lea deux ou troia vertébrée inférieures ;

ainsi, lea nerfk lombaires sont nia à nu, etternsntlt seule attache qui lie encore lea membres inftrieanm vertèbres supérieures ; un fil de cuivre, qui pasis astre les deux nerfa et qui les touche, va s*aoerocber à us fl de fer recourbé et asseï long pour venir toocber la jointures ou les muscles. A chaque contact , les jaaitei se replient et s'agitent, et celte moiUé de grvaoatUc morte semble reprendre vie pour aauler. CeseAtspMvent se reproduire encore an bout de quelques benres, mais le plus souvent les convulsions s*allbiUiiiest asseï promptement, et, après 90 ou sami8tttcs,0B n'observe plus que dé légères palpitations dans la ttK des muscles*

Voilà donc un fait régulier, conatant et bien caractérisé, dont on connaît les conditions , et qui peut «reproduire à volonté. C'est enétaMiasantcepoiatfendamental que Gai vani a ouvert une nouvelle carrière, et distingué les commotions dont il s'agit de ces uffntments vagues et convulsifs que Ton observe soefMt dana les insectes, les reptilea et les poissons, loiqftenf* après les diverses mutilations qu'on leur a fiit sabir. Préoccupé de quelque système sur un fiuide nervvoxo* sur un fluide vital, Oalvani ne tarda pas à imagiaernse explication du phénomène, qui ftat en rappert avec lei idéea du moment : les commotiona de la greaeotliii dît-il, sont excitées par une fluide qui pa^ des aeHk aux riiuscles, au moyen de la communicalioa extérieure que l'on établit entre eux ; ce fluide existe éatf lea nerfs, il traverse l'are conducteur, c'est-è-tfirtie crochet de cuivre et la tige de fer , et vient à l'iaftast du contact ae précipiter sur les muscles et les eoBtrs^ ter è peu près comme ferait une décharge éledri^*

Ce fluide nouveau fut appelé fluide galvoni^t ^ tes corps organîaéa furent conaidéréa, parrappertàcc

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