‹ Eléments de physique expérimentale & de météorologieChapitre 122 sur 341 · SECTION III — GALVAMISMK. — CHAP. I · texte numérisé non relu

SECTION III — GALVAMISMK. — CHAP. I

fluide, comjiie une êtpèce de boatelUe de Leyde donl le$ muKles et les perfs étaient les deux armaturef.

Le bruH de cette découverte h répandit bientôt en Allemagne, en France et en Angleterre ; partout on s'empreMait de répéter, de varier les expériences; le phénomène loi-méme excitait nne grande admiration ; nuis Tespérance de saisir, dans les corps animés, un fluide subtil, un principe de vie . donnait encore une nouvelle ardeur à l*active curiosité des savants. D'ailleurs, ces idées paraissaient à une époque de grandes découvertes et de grandes réformes; tous les espriU étaient en mouvement et comme emportés par l'attrait delanouvauté.

On reconnut bientôt une analogie remarquable entre le fluide galvanique et le fluide électrique c c'est qu'on n'obtient jamais de commotions dans les grenouilles lorsqu*on établit la communication entre les nerh et les muscles au moyen des corps mauvais conducteurs de réleetricité. Kn même iemps, le pbénomèpe prit une vaste extension , car on découvrit qu'il se manifestait dans la plupart des corps vivanu. Souvent même il n'est pas nécessaire de dénuder ni les muscles ni les nerCi pour obtenir un effet très-ilarqué. Ainsi , une pièce de cuivre étant posée sur la langue et une pièce de fer dcesoos, on éprouve une contraction et une saveur acide ou alcaline à Tinstant où les deux pièces se ton* elwttt ; il ae trouve même des personnes asseg sensiblés po«r apercevoir «lors une lueur qui passe devant les yeux.

Toute hypothèse est bonne quand elle fait faire ét$ découvertes, et Thypothèse de Galvani eut son moment de sueoès ; mais, pour la rendre féconde, il fallait, admettre des considérations vagues, des données incertain«, il Ihllait se Jeter dans des questions compliquées sur les ftoacUons vitales et sur les mystères de Torga- Ces questions, sans cesse agitées parmi les et toujours insolubles, commençaient à retre vogue; les meilleurs esprits s'y laissaient entraîner ; et Ton ne sait combien de fausses routes nuraiont été ouvertes à l'esprit humain , ni avec quelle •rdonr on s'y serait jeté, si un homme d'un génie hardi n'ettt mis un terme à toutes ces vaines tentatives. Cet homme Ni Volta. béjh célèbre par plusieurs découvoHes ingénieuses sur l'électricité, Volta, professeur è Povtt, répétait, avec une inquiète attention, toutes les expMeuocs de ^Ivani et de ses disciples : plein d'eniboutiasme pour les laits, il ne donnait qu'une adhésion conditionnelle aux hypothèses ; enfin, il saisit, avec une admirable sagacité, une condition du phénomène dont rimportmee avait échappé jusque-lA aux plus habiles ubservateurs. Quand Tare conducteur , qui établit la rinnuinlralinn entre les muscles et les nerfs, est d'un omil méui, la contraction est toujours peu sensible : au coutraire, elle est toujours vive et forte quand l'are «oMnelcur est eompoeé de deux métaux. L'expérience •a Oil npiéeentée dans la flgure U6 : la partie sde i^aïc eet 4e due, et Itnutfe e est de cuivre ; il importe que

les métauy soient nets et bien décapés au point où Ile touchent la grenouille et surtout au point où ils se topr chent entre eux. Celle condition posée, Yolia en tire la conséquence suivante : Il est vrai, dit-il, qu'il y a du fluide en jeu dans cette expérience : mais, la grenouille n'est pas une bouteille de Leyde ; le fluide qui l agite n'est point dans ses muscles ni dans $es nerfs, il est daus les métaux; il se développe par leur contact, et il n'est autre chose que du fluide électrique ordinaire. Une idée aussi contraire è tout ce que l'on connaissait alors sur les propriétés électriques et sur la conductibilité des métaux, ne pouvait être admise sans opposition ; il est vrai que Thypothèse de Galvani était épuisée; elle ne produisait plus de faits nouveaux, mais elle avait l'a* vantage d'expliquer tous les faits connus, et d'établir entre eux une liaison séduisante. Les opinions furent partagées. A quoi servent les deux métaux, disaient les partisans de Galvani, si ce n'est à établir une communication plus complète entre les muscles et les nerfs, et à donner au fluide un écoulement plus libre ? A quoi pourraient-ils servir, répondaient les partisans de YoKa, s'il n*y avait qu'une communication è établir ; un seul métal ne serait-il pas suffisant? £t, de part et d'autre» on tentait des expériences nouvelles, autant peut-être pour soutenir l'opinion qu'on avait adoptée que pour la mettre A l'épreuve : car. Il y a aussi dans les discussion scientifiques une sorte de conviction prématurée , A laquelle on se laisse trop souvent entraîner. Galvani, sans nier l'efficacité des deux métaux , essayait de dér montrer qu'un seul métal excite des contractions ; et, en effet, une grenouille , préparée et jetée sur un bain de mercure, éprouve des palpitations très -sensibles ; elle en éprouve pareillement lorsqu'on touche à la fois les muscles et les nerfs avec du plomb très-pur ou avec un autre nu^tal dans lequel l'analyse chimique ne découvre rien d'étranger. Loin de contester ces phénomènes, Volta les annonçait lui-même, et il en lirait des preuves è l'appui de son opinion. Il est vrai qu'un seul métal agit; mais, frottex-en l'extrémité sur un autre métal, il agira encore avec beaucoup plus d'énergie. Les parcelles imperceptibles qui s'y attachent lui donnent une hétérogénité suffisante ; c'est au contact du métal et de ces parcelles étrangères que l'électricité se développe. Ce qui est homogène pour l'analyse chimique n'est point homogène absolument ; et, d'ailleurs , si l'art ou la na* ture pouvaient nous donner un métal d'une pureté par*faite , ce métal agirait eoeore ; dès qu'il touche les muKies ou les nerfe, il y a bétérogénité aux points de contact, et par conséquent de l'électricité produite. Enfin, la substance des muscles et celle des nerf^ sont assex différentes entre elles pour donner de l'électricité quand elles se touehent; et, en e£^, en repliant les musdes cruraux sur les nerfs lombaires, on obtient dee palpitations sensibles, surtout si la grenouille est très vive et très*rapidement préparée.

319. Preu99$ dirêcteê du dèeelopp$mêm fl$ l'élecr tricUé par le eonimci. — L'idée du développement de

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