LIVRE UI. — MAGNÉTISME ET ÉLECTRiaTÉ
Terre ou det membranes végétales ou animales que Ton employait dans les expériences ; il fil connaître en même temps le phénomène du transport dans ses détails , et Jeta les premiers fondements de la science électrochimique. ( Trans. phiL , 1807, et Jnn, de Chimie, t. 63). C'est ainsi qu'il débuta dans cette immense carrière, où il devait faire de si belles découvertes et mériter une si grande renommée.
MM. Gay-Lussac et Thénard ont fait aussi avec la grande pile de Técole polytechnique un grand nombre de découvertes importantes , dont on trouve les détails dans le grand ouvrage qu'ils ont publié sur ce sujet (Recherches pf\jr$tque$, chimiques, eic), mais ces recherches sont liées aux théories chimiques d'une manière trop intime pour qu'il nous soit possible d'^n faire connaître ici les principaux résultats.
On doit aussi au docteur Seebeck un fait très-curieux : on met quelques grammes de mercure dans une capsule d'hydrochlorate d'ammoniaque (fig. 353), on pose cette capsule sur une lame de métal communiquant au p61e positif d'une forte pile , et dès qu'on touche le mercure avec le fil négatif, on le voit pousser comme un champignon et prendre un volume cinq ou six fois plus grand que son volume primitif. MM. Gay-Lussac et Tbénard ont analysé ce produit ( Recherches phxeicochimiques, t. 1«') et ils ont reconnu que le mercure absorbe ainsi un volume d'hydrogène représenté par 3,47 et un volume d'ammoniaque représenté par 4,ââ.