LIVRE Vd.— MAGNÉTISME ET ÉLECTRICITÉ
lion €tt en rtiton inverse ûu carré de la ditlance qui •épare les deux |>dles a et 6; ce qui est, entre les sole- DDldes et les aimants , une nouvelle analogie bien fondamentale.
Gomme on démontre d'ailleurs ( ce que nous avons déjà indiqué (361) que raction d'un solénolfde indéfini est tout à fait indépendante de la position que son axe peut prendre autour de son extrémité , il en résulte que les deux soiénoïdes de la figure 417 peuvent prendre toutes les positions possibles , Tun autour du point a , et Taulre autour du point b , sans cesser pour cela de s'attirer avec la même intensité.
Ainsi , quand on coupe un solénolde indéfini , on donne naissance à deux pôles qui sont en tout comparâbles aux deux pôles que Ton obtiendrait en brisant un barreau aimanté d*uoe très-grande longueur.
Lorsqu'un solénoïde a une longueur déterminée, comme ab (fig. 418) ses deux pôles a et 6 sont évidemment , l'un un pôle austral et l'autre un pôle boréal , puisqu'en regardant le bout a le courant ascendant est à droite, tandis qu'en regardant le bout b il est à gaucbe. Or, en brisant le solénoïde défini , on obtiendrait des résultats analogues à ceux que donnent les soiénoïdes indéfinis, du moins quant au sens de l'action, mais non pas quant à l'intensité ; car ici , les seconds pôles de chacun des soiénoïdes que l'on obtient n'étant plus infiniment éloignés, on doit tenir compte de leur action.
Par conséquent deux soiénoïdes définis , tels que ab et a' b^ {fig, 419) , qui agissent l'un sur l'autre , donnent naissance , comme deux aimants , à un système de quatre forces , deux attractives et deux répulsives ; les forces attractives s'exercent* suivant aV et baf , eli les forces répulsives suivant aa^ et bb\
263. Aimantation. Dans la théorie dont nous nous occupons, les corps magnétiques, comme le fer doux ou l'acier non aimanté, sont considérés comme ayant déjà des courants autour des molécules qui les constituent; seulement, on est obligé de faire à leur égard plusieurs hypothèses distinctes :
1^ Hypothèse, On admet que les courants étant dirigés indistinctement et confusément dans tous les sens possibles, l'ensemble des actions qu'ils exercent au dehors est toujours réduit à zéro, parce que ceux qui agissent dans un sens détruisent toujours l'effet de ceux qui agissent en sens contraire.
3« Hypothèse, On admet qu'au moment où une cause extérieure quelconque vient à faire sentir son action sur les courants , ils se rangent en tout ou en partie dans un certain ordre pour obéir à l'action qui les sollicite.
%• Hypothèse. Si le corps est sans force coercilive , comme le fer doux, l'on admet que la cause extérieure cessant d'agir, les courants par leur action mutuelle , retombent dans Télat de confusion où ils étaient d'abord : mais si le corps est doué de force coercitive , comme Tacier, on admet au contraire que les courants, une f6is rangés dans Tordre convenable pour former
des soiénoïdes , conservent cet ordre malgré les actioM intérieures qui peuvent s'exercer pour le troubler.
On voit , d'après cela , que l'aimantation n'est qa'» arrangement des courants qui préexistent dans lei corps magnétiques : si on les tourne dans un sens , lei pôles se montrent dans un certain ordre ; et, ti oa Im tourne en sens contraire « les pôles te montrent ea sens inverse.
Il reste assurément de belles recherches à faire iv ces courants moléculaires , soit pour démontrer leur existence d'une manière plus directe , soit pour arriver jusqu'à la cause qui les produit, soit enfin pourdéte^ miner les principales circonstances des môdificstioat qu'ils reçoivent de la part de la chaleur ou des aotrsi agents physiques : mais, en attendant, il nousasenUé nécessaire d'exposer avec quelques développements use théorie qui établit des rapports si remarquables entre les phénomènes du magnétisme et ceux de l'éleotrieité.