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SECTION m — ÉLECTRO-MAGMÉTISIiK!:, — CHAP. IV.
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lr«i« genrM (Taetiani mécaniquei que Tod peut dUUu* 8«tr l'on de Tautre par rapport ft PélectrieUé qu'ils dé* ▼doppent , bien que Ton ne tache pas s'ils imprinenl aux atomee ou à leurs groupes moléculaires des modi- IleaCioiM rétHemeiil différentes.
Le froitement peut élre varié de mille manières | I , dam les machines ordinaires , on a essayé de ' les conditions les plus propres à donner le maxi* ■Kin dVffet. Lorsqu'au lieu d'accumuler rélectricilé •«r iM conducteurs on veut la transformer en courant, il aalBt de disposer un fil de communication entre les eoBdueiairs et les coussins, ou seulement entre les condueteors et le sol ; ce fil est alc^s traversé par un oonraiit comme s'il réunissait les deux pôles d'une plie plot ou moins forte , et il est en effet capable d'agir sur raiguille aimantée. Cependant, son action est peu énergique : une grande machine , produisant de rapides et brillantAt étincelles à une distance considérable, donne un si faible courant qu'il faut , pour en constater la présence , un multiplicateur assez sensible : une machine de Nairne assez puissante ne donne, par exemple, que 80 ou 49 degrés de déviation aux aiguilles compen- I d*nQ multiplicateur de 500 tours ( CoUadon , Ande Physique Bt de Chimie, tome 23, page 69). Dam oea expériences^ il importe surtout que les diffé* reola tours du multiplicateur soient bien isolés l'un de Taulre : pour cela , il faut donner au fil une double ou triple coQveKure de soie, et l'envelopper encore de taffetas gommé, ou le passer dans un bain de résine fon* dne et mélangée de gomme laque.
Lorsque les extrémités du multiplicateur ne sont pas eu eoataet avec les conducteurs , mais seulement pré* sealéee à dislance , le courant est plus faible et son in* leosUé parait être en raison inverse de la distance , du ■«iiia pour les distances comprises en 1 décimètre et imàtre.
Si les courants produits par les machines sont si fai- Mes lorsqu'on les compare à ceux que donnent les piles TelUR|ucf , cela tiebt sans doute à la prodigieuse vl« teste avec laquelle les fluides électriques se transmet* laat et ft la lenteur avec laquelle le frottement les développe. Cependant il n'est pas démontré , jusqu'à prêtent, que l'électricité n'ait qu'un mode unique de Iragenaistion au travers des conducteurs , et l'on ne pourra décider cette question que par la mesure exacte en quantités de fluides qui passent et des efl<tts qu'ils produiaeat.
On a fait de nombreux estait pour découvrir corn* ment 11 arrive que le frottement dégage de l'électricité , WÊÊÊê , tar ce point , l'on n'ett parvenu à aucune notion préetee. On dit bien que la téparalion det fluidet est due à rébranlement ou au déplacement des molécules | BMia celte explicallon n'explique rien t car , dans les ehangenenls d'état des corps , à coup sûr il y a ébranlement et déplacement det moléculet , et cependant aueaae électricité n'ett produite ) il rette donc d'autres eenditione eetenliellet qui sont inconnues.
Quelquet physiciens supposent, il est vrai, que le fk*ettement qui donne de l'électricité est toujours acoom** pagné d'une action chimique , et qu'il suffit d'empêcher cette action pour que l'électricité cesse de se produire. Cette opinion repose principalement sur l'expérience suivante du docteur Woliaston ( Annale$ de t/^$, e$ de Chim. t. 10, p. 5S ). Une machine électrique ayant été enfermée dans un vase où Ton pouvait changer l'air^ on voyait le développement d'électricité cesser ou re* prendi'e son énergie, suivant que le vase était rempli d'acide carbonique ou d'air atmosphérique ; mais cette expérience ne suffit pas pour démontrer, d'une ma* nière rigoureuse, que toute l'électricité résultant do frottement est due en réalité à l'action chimique que le frottement détermine, et non à Taction mécanique qu'il exerce. Pour résoudre nettement celte question , il fau* drait constater la nature et la quantité de Taotion chi* mique produite par le frottement , et la comparer à la quantité des fluides décomposés.
S'il nous est impossible d'assigner la véritable origine de l'électricité qui se manifeste par le frottement , nous essayerons du moins d'indiquer les principales circon* sUncet qui paraissent agir d'une manière eonstante sans en modifier le développement. Les nombreuses expériences qui ont été feites sur ce sujet peuvent être résumées par les propositions suivantes :
!• Deux corps solides quelconques , bons conducteurs ou mauvais conducteurs, prennent loujours, par le flottement, l'un l'électricité résineuse et Tautre i'éleclri* tricité vitrée, lorsqu'on prend toutefois les précautions convenables pour les sécher, pour les isoler, etc., etc.
Le frottement qui s'exerce entre les solides et les liquides parait suffisant pour développer aussi de Péleccilé dans un grand nombre de cas. Le mercure est probablement, tous ce rapport, le plus énergique des liquides.
Le frottement des liquides entre eux pourrait sans doute , dans les circonstances convenables , développer aussi de i*électricité.
Le firottement des gaz, soit entre eux , soit avec les liquides ou les solides , ne parait dans aucun cas , déve* lopper de l'électricité , du moins quand les gaz ne sont point chargés de parcelles solides ou liquides.
T Lorsqu'on élève la température d'un corps , on lui donne une tendance à prendre l'électricité résineuse ; et, comme cette tendance n'est pas la même pour det accroissements égaux de la température , il en résulte qu'en frottant deux corps à des températures différentes, celui qui est vitré à une température plus basse peut devenir résineux à une température plus élevée; il en résulte aussi que deux morceaux d'une même substance; quoique parfaitement pareils , et prenant une égale part au flottement, peuvent donner de réiectricilé s'ils sont ft des températures différentes , le plus chaud pre^ nant toujours alors l'électrieité résineuae.
S* L'état de la surfkee d\in corps n'est pas sans în* fluence sur l'espèce de fluide qu'il prend par le firotte*