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tes ictioM ofaimiquea aoat si prodlgisusernsnt

diversifiées qu*il ne peut pas être ici question de la examiner en détail pour étudier les phénomènes électriques qui les accompagnent; cependant, nouiiaéiquerons les foits les plus généraux, afin de Justifiera moins par quelques exemples frappants ce principe ftmdamental qui ne parait souffk>ir aucune exceptioo, savoir, que Jamais les éléments matériels ne peofeol s^unir ou se désunir chimiquement sans qu*il y ait dégagement d*électricité.

Nous nous bornerons donc à montrer comment foi rend sensible Téiectricité qui se dégage par la comboition , par Taction des acides sur les métaux ou sur lei bases , par la réaction des dissolutions les unes sur les autres et par quelques décompositions chimiques.

Quelques physiciens avaient pensé depuis ioogteapi que la combustion doit donner de Pélectricité, malt ce résultat important n*avait pas été constaté aTSDt la publication de mon Mémoire $ur fOrigfne de tÉhûricité ûimo9phén'quê ( ^isis. de Phrt. et Chitn,, t. 85, p. 401) ; Je donnerai seulement une Idée sommaire des procédés et des faits contenus dans ce travail.

Dans la combustion du charbon , Tacide caibooiqiK est électrisé positivement , et le charbon négatifemeot Pour recueillir Télectricité négative, on prend un <tobon conducteur taillé en cylindrée bases bien parallèles; on enflamme une de ces bases, et par i*autre on le poie debout sur une longue plaque de laiton qui commooiqoe au condensateur (flg. 4ÎS) ; alors, en soufilant an moyea d*une vessie remplie d^air ou d'oxygène, on entretient la combustion sur la base supérieure seulement, et le plateau inférieur du condensateur étant mis en coffloo* nication avec le sol, U suffit de très-peu d*inslanU pour charger l'appareil.

Pour recueillir rélectridté positive, on dispoie le charbon veriicalement sur une plaque métalliqoe g<nbmuniquant au sol {fig. 41(S), on le maintient eo conbustion comme dans l'expérience précédente, et oo le présente à quelque distance au-dessous de la plaqoe de laiton ; l'autre plateau du condensateur étant mis ea communication avec le sol , l'appareil est prompteoeot chargé par l'électricité vitrée que Tacide carboaiqoe cède à la plaque à mesure qu'il s'élève contre sa m^ face.

Dans la combustion de Hiydrogène, roxygène s'électrise encore positivement et l'hydrogène négatiTenent Pour recueillir Télectricité négative, on adapte I li vessie qui contient l'hydrogène un tube de métal que ron foit communiquer au condensateur, et à IWréoité duquel on enflamme le gas; on peut encore adapteras plateau du condensateur un long fil de platine, doat rextrémité est roulée en spire étroite, et foire soigneusement plonger dans Vintérieur de la flamme la totsUté de la spire {fig. 417).

Four recueillir rélectridté positive de roxygène, fl •uffit de présenter la spire précédente à quelque ^ Cnuoe de la flamme {fig. 498), on de lui donner on diamètre plvs grand que In flamme efle-mème, de maniéré

SECTION IV. — ÉLEGTRO-MAGNÉTISNE -^CHAP. IV.

qa*«lle pttisse Tenvelopper ; alors elto prend de rélectrieité potitife , néme à la distance de plusieurs nilli- BèCres. On comprend, d'après cela , combien les résul* taU doivent être variables et incertains lorsque la ^Ira atl en partie dans la iamme et en partie au

Bn fMsant germer des planles dans des capsules iso- Um «1 au nUlien d*ane atmosphère suffisamment sèche, H m*à été possible de recueillir les éleclricités qui se développent dans Pacte de la végétation.

Ces expériences, et d*aulres analogues, conduisent à ee principe général : 7Vm/es tes fbiê que Vowygène se comMso avec %n muire oerpê, U y a dégagement d'éiaeirMié; Vowrgéne donne êonjaun Nlectrleiêè poeUive, et le carpe combustible l'électricité né» goHve»

On ne doit pas s*étonner, d*après cela, que, dans toalos les décompositions chimiques qui s'accompiissent as mexen de la pile, Toxygène se rende au pôle positif e( las corps combustibles au pôle négatif; car il faut aaaa douta que, pour se séparer et reprendre leur état Wre, cet éléments reçoivent précisément la même quantité du ioMe qn^ ont dégagé dans Tade de leur eoMbinalaon.

Loraqne les acides agissent sur les métaux , il se prodnit OB général deux phénomènes : le premier est Voxydation do métal, qui est une combustion ; et le second, qnl anceède ordinairement au premier, est la combi* naiaon de Toxyde avec Pacide, qui est encore analogue à la combustion , en ce que Tacide joue toujours le I hUe que Toxygène, tandis que Toxyde Joue le I rôle que le corps combustible ; on doit donc s'attendra à un dégagement d'électricité plus ou moins considérable pendant que ces phénomènes s'accom-

Hisieuti physiciens, parmi lesquels on doit citer particollèrement MM. Avogrado, Becquerel, De la Rive et 11 oUli , sont en effet parvenus à des découvertes impartantea sor ce sujet : mais , ces recherches tiennent de trop pris à la chimie pour qu'il nous soit permis dn les exposer en détail ; -nous devons nous borner aux conaéqnences les plus générales de leurs résultats.

Lorsqv*on plonge les deux extrémités du multiplica* lenr dans un acide qui attaque le cuivre , on volt à rtnelant raignltle s'agiter et accuser la présence d'un conmnt très-énergique ; ce courant change de direction €ma inetant ft Tantre, et le moyen le plus eflicace pour Ivi Imprimer une direction constante parait être de tenir l^in des fils en repos dans l'acide, tandis que l'antre est vivement agité : cet effet résulte de l'inégale aatloa ehlmlqoe que l'acide exerce sur les deux fils.

Pour soumettre un autre métal à la même épreuve , H weM, d'en prendre deux morceaux attachés chacun à l'extrémité de l'un des fils du multiplicateur, et de prendre les précautions convenables pour qu'il n'y ait pas dlnégalité de température aux deux Jonctions du méUl avec le multiplicateur; alors , les deux morceaux

étant plongés dans l'acide , on observe les courants qot résultent de Tensemble des actions chimiques qui s'exer* cent entre \e métal et l'acide.

Ainsi , deux fils d'or pur étant simplement tortillés autour des deux extrémités du multiplicateur, et plongés ensuite dans l'eau régale , on obtient un courant très* sensible; ce courant peut être rendu plus énergique, en plongeant ces fils d'or dans de l'acide nitrique à une assex grande distance l'un de l'autre, et en versant quelques gouttes d'acide bydrochlorique autour de Tun des fils seulement : dans ce cas, en effet, l'action chi« mique est très-inégale; car, au premier instant, elle est vive sur l'un des fils et nulle sur l'autre.

Pour observer les courants qui résultent de l'action d*un acide sur un alcali , M. Becquerel verse l'acide dans une cuiller .de platine , et il prend dans une pince de platine le morceau de soude ou de potasse qu'il veut soumettre à l'épreuve ; alors , la pince et la cuiller étant mises en communication avec les extrémités du multiplicateur, on plonge l'alcali dans l'acide pour compléter le cireuit.

Dans toutes les actions de cette nature, que l'on peut varier à l'infini , on observe constamuMnt que l'élément acide dégage l'électricité positive et l'élément basique l'électricité négaUve.

Lorsque, dans une dissolution saline, un élément cède sa place à un autre, on observe toujours des effets électriques analogues aux précédents : ainsi lorsque, dans une dissolution de sulfate de cuivre , on plonge à quelque distance Tune de l'autre deux lames attachées aux deu]^ bouts du multiplicateur, l'une de ilnc et l'autre de cuivre, on observe un courant très^nergtque, et l'on voit en même temps le xinc passer à l'état de sulfate de zinc pour prendre la place du cuivre, et celui-ci se revivifier sur la lame de enivre.

On donne encore plus d'intensité au courant en disposant l'expérience de la manière suivante , comme l'a fait M. Becquerel , qui a , le premier , analysé tous ces phénomènes chimiques avec autant de bonheur que de persévérance {Ann, de Chim. et de Phye,, t. 41, p. 1 .) Dans un vase de verre ou de porcelaine, on dispose une cloison avec une membrane de vessie; d'un côté, on met une dissolution de sulfate de zinq et une lame de xinc , et de l'autre une dissolution de sulfate de cuivre et une lame de cuivre : la réaction est à peu près nulle tant qu'il n'y a entre ces liquides d'autre coromunica« tion que celle qui s'établit par la cloison ; mais, aussitôt que les lames de zinc et de cuivre sont liées entre elles par un métal quelconque , par exemple par le fil d'un multiplicateur, le zinc est vivement attaqué, tandis que le cuivre du sulfate de cuivre est revivifié sur la lame de cuivre elle même ; il se produit en même temps un courant très-énergique, qui reste constant si l'on a soin d'ajouter du sulfate de cuivre solide pour maintenir la dissolution an même point de saturation.

€'est snr ce principe que l'on a construit une pile non moins remarquable par sa puissance que par la con-

UVRE in. -.MAGNÉTISME ET ÉLECTRICITÉ.

itance de ses effets : Tun des éléments de cette pile est représenté dans la fig. 4CG ; il se compose d*an cylindre creux de cuivre rouge très-mince a, lesté avec du table 6, et fermé de toutes parts ; le fond inférieur e est plan , et le fond supérieur d est conique ; au-dessus de celui-ci s*élève un rebord e , percé de plusieurs trous f; ce cylindre s'engage dans une vessie g, qui vient se lier autour du rebord e, mais au-dessus des trous f. On verse sur le cône d une dissolution saturée de sulfate de cuivre, qui coule par les trous et qui vient remplir tout Tespace compris enlre la vessie et le cylindre ; ensuite , on met sur le même cône des ft^gments de sulfate de cuivre , que Ton renouvelle à mesure qu'ils se dissolvent dans le liquide qui doit toujours les baigner un peu : un mancbon de fine h, qui est fendu sur sa longueur pour s'élargir à volonté , est plongé dans une dissolution de sulfate de zinc ou de chlorure de sodium contenue dans un vase t de verre ou de fàKènce ; on met le cylindre de cuivre dans le manchon de zinc , el les deux bandes de cuivre p et n, soudées Tune au cylindre et l'autre au manchon , représentent les deux pôles de rélément; dès qu'on établit entre elles une communication métallique, on obtient un courant d'une très-grande Intensité.

Une pile de six éléments pareils peut, par exemple, rougir un fil de platine de 13 ou 15 centimètres de longueur, et de plus de '/lo de millimètre de diamètre ; elle peut agir pendant cinq ou six heures avec une intensité constante : ce qui l'empêche d'agir plus longtemps, c'est le cuivre revivifié , qui adhère au cylindre et qui finit par remplir la vessie.

Pour distinguer les piles de cette espèce , nous les appellerons piles cloisonnées ; et l'on conçoit qu'il soit possible d'en former de pareilles avec la plupart des métaux mis en contact avec leurs dissolutions.

Ce serait ici le lieu d'examiner la question du développement de l'électricité par le simple contact, conformément à la théorie de Volta, que nous avons adoptée (n^ 990 et suivants). Cette question a été vivement controversée dans ces derniers temps ; quelques physiciens ont attaqué la théorie de Volta par une foule d'expériences assez intéressantes : M. Auguste de la Rive, de Genève , s'est surtout distingué dans cette controverse, en démontrant d'une manière rigoureuse que, dans un très-grand nombre de cas , l'électricité que l'on avait atlribuée au contact est réellement due à des actions chimiques parfaitement évidentes; d'une autre part M. Pfàff a soutenu Tancienne théorie avec beaucoup de sagacité. Sans entrer ici dans cette discussion, qui nous entraînerait trop loin dans le domaine de la chimie , nous ferons remarquer que les phénomènes thermoélectriques ne peuvent en aucune sorte être rapportés à des actions chimiques ; et ils suffisent pour démontrer qu*au contact des corps hétérogènes il peut du moins se développer , au moyen de la chaleur , des eStet» éleetriques d'une très-grande intensité. C'est ce seul motif qui nous a décidé à conserver encore la théorie de

Volta dans l'exposition des premières expérienees galvaniques; mais il est impossible de douter maintenant que , dans toutes les piles hydro-électriques dont nous avons parlé , si l'action chimique n'est pas la cause exclusive du développement de l'électricité, die ne soit au moins la cause la plus efficace , et de beaueoup la plus prédominante. Ainsi , dans la pile doiaoenée que nous venons de décrire , si le contact' concourt as développement de l'électricité , il n'y coMoort eertateemcQt que pour une portion infiniment petite de la quantité totale de l'éleetricité qui est mise en dreulation, comme nous le verrons dans l'un des efaapiCres suivants , où nous indiquerons les moyens de cosiptrer entre elles -les quantités d'électricité qui constilaieat les courants.

Les phénomènes électriques qui se dévdoppent dans les décompositions chimiques sont préciateent Inverses de ceux qui se dévdoppent dans TacCe de la composition ou de la combinaison des étémenta. Ce résultat général a été établi dans mon deuxième ifémoire êur l'Orfgine de rÉlecirieiié atwtotpkérifue {jinnaieê de Chimie et de Phrêifue, t. S6, p. 1). Après avoir démontré que les changements d'état des corps ne donnent Jamais aucun signe électrique. Je Ms voir que l'électricité apparaît aussitôt qn'il y a dns une dissolution quelques éléments cbimiquea qui se séparent. Mon appaiijBil est le condensateur rtpréseulé dans la figure 4S5 ; seulement, à la plaque de laiton l'on peut substituer une tige terminée par un anneau; sur la plaque ou dans l'anneau de la tige, on i un creuset de platine préalablement porté à pérature plus ou moins haute , depuis 40 ou 50 degiés Jusqu'au rouge ou au rouge blanc, d , dans ee crouset, on projdte quelques gouttes des dissokitloBS ^ue I^ veut soumettre à l'épreuve : les éléments volatils se dégageant, il y a ségrégation chimique d développement d'électridté ; la charge du condensateur est quelquefois si grande qu'on l'observe sans fiire communiquer an sol, et que les lames d'or sont projetées contre les parois de la cloche presque auuitôt que le liquide tombe dans le creuset.

Dans les solutions alcalines , la vapeur d'eau a Pélectridté négaUve et l'alcali a l'dectndté positive.

Dans les solutions acides, au contraire, c'est Peau qui est positive et la solution restante qui est né^aliTe.

En opérant par d'autre procédés, M. Bec<iueid a constaté que, dans les doubles compodtions, il n'y a pas de signes dedriques (t. 3, p. 81} : en effd, d la décomposition tend à dégager une certaine quantité de fliMde , la recomposition tend à dégager une égale quantité de fluide contraire ; aind , en versant une dissolution de sulfate de potasse, ni la dissolution de nitrate de potasse ni le précipité de sulfate de baryte ne dd* vent être électrisés.

SECTION IV. ~ ÉLECTRO-MAGNÉTISME. — CHAP. IV

^cHans phX9iolùffique$ ei poii$on$ éUetriques.

971. PfMir compléter rexameii des causes diverses qni penyêat développer de Télectricité, nous avons à parler encore des jM»t«foiM èiBCttiquêê et des phénomènes extraordinaires qii*ils représentent.

On sait depuis longtemps que la torpille a la propriété de frapper d^engourdissement la main qui la touche ; qoelqoefois même la commotion est asseï violente pour déterminer dans toute la longueur du bras une paralysie douloureuse qui dure plusieurs minutes , et qui peut être comparée à ce qu'on éprouve quand on se frappe le coude. Pour expliquer ces effets , l'on disait autrefois que la torpille iance des molécules engouréiêsmmiêê , ou qu'elle agit comme un ressort qui se débande, ou comme un corps sonore qui est en vibration rapide {Réaumur, jécadémte des sciences, 1714). Mais , lorsque M uschenbroeck ressentit pour la première Ibit les effHs de la bouteille de Leyde, il eut Theureuse idée de comparer cette commotion à celle de la torpille ; et d'attribuer ainsi à la même cause des phénomènes dont Torigine semblait si différente : c'est alors seulement que la torpille et les autres poissons analogues , qne Ton appelait en général trembleurs, furent appelés ft Juste titre poissons électriques; on en compte maintenant 7 appartenant à des genres différents : Torpédo nmrke tisso ; T. unimaculata ; T. marmorata ; T, gabmnii; sUurus electricus ; Tetraodon electricus ; gjrwmatus electricus.

Qodie est l'origine de la prodigieuse quantité d'électricité que peuvent donner ces poissons? C'est une ^lestion d'un très-grand intérêt , qui parait malbeureusemenl avoir été négligée par les plus habiles observateurs : cependant nous sommes portés à admettre que cette âeetricité est le résultat d'une action phxsioUh gifuo particulière; car, dans l'ensemble des faits connus , nous ne trouvons rien qui autorise à penser qu'elle soit produite par des actions mécaniques ou par la chaleur, ou par des actions chimiques analogues à celles que nous venons d'examiner : toutefois, dans nmpossibilité d'établir cette opinion sur des bases certaines , fente d'eipériences directes , nous n'enlreici aucune diiltussion à ce sujet, et nous contenterons de résumer les principaux phéqui ont été observés sur la torpille et le gymnote.

«73. Propriétés de la torpille, — C'est à Walsh que nnus devons les premières recherches un peu précises ssv les effets de la torpille ; ses eipériences furent faites à La Rochelle en 1779 et à Itle de Ré {Journal de Musique, t. 4, p. 905); il en tire les conséquences •olvantes :

Oaand la torpille est en l'air, on reçoit la commotion en touchant directement une partie quelconc|ue de sa pean , soit i»ar un seul doigt , soit par toute la largeur de la main.

On reçoit pareillement les commotions lorsqu'on

la touche avec un bon conducteur ; par exemple , avec une tige de métal de plusieurs pieds de longueur.

La commotion est arrêtée par tous les mauvais conducteurs ; ainsi, on peut toucher Impunément la torpille avec du verre , de la résine , etc.

On peut même la toucher sans danger avec une petite bande d^étain collée sur du verre , pourvu qu'il se trouve dans Tétain une solution de continuité aussi petite qu'on puisse la faire avec la pointe d'un canif.

Quand plusieurs personnes non isolées se tien* nenl par la main , et que la première , seule , touche la torpille, la commotion se fait sentir à la seconde et même à la troisième, mais elle diminue d'intensité.

La commotion se fait sentir dans un cercle de vingt personnes non isolées qui Se tiennent par la main, quand la première personne touche la torpille sous le ventre , tandis que la dernière la touche sur le dos , ou tice versa.

Voilà les principaux résultats que Ton obtient dans l'air; la dernière expérience réussirait peut-être en touchant deux points quelconques qui ne soient pas opposés, comme Walsh semble l'exiger, sans doute à cause de l'analogie qu'il cherche à établir entre les liouteilles de Leyde et les torpilles. Dans l'eau, les commotions ont toujours moins d'intensité que dans l'air , mais elles se produisent encore de la même manière et sous les mêmes conditions. L'eau étant un assez bon conducteur, on conçoit qu'une torpille vive et énergique puisse agir à distance , et qu'alors il ne soit pas nécessaire de la toucher directement. Walsh a en effet observé qu'elle foudroie à dislance de petits poissons , ou au moins qu'elle les étourdit ou qu'elle les enivre.

Dans tous les cas , la commotion que- lance la torpille est pour elle un phénomène volontaire : il arrive souvent qu'on la touche à plusieurs reprises sans rien obtenir ; mais, lorsqu'on l'irrite en lui pinçant les nageoires , on est à peu près assuré de recevoir des coups redoublés ; Walsh a compté jusqu'à cinquante décharges en une minute.

MM. Becquerel et Breschel ont fait plusieurs observations très-intéressantes sur les torpilles de Cbioggia non loin de Venise (Becquerel, t. 4 , p. 864) : ils ont constaté, par exemple, au moyen d'un bon galvanomètre , que le courant va toujours du dos au ventre en passant par le galvanomètre ; ils ont pareillement vérifié de nouveau que la torpille peut faire à volonté passer la décharge par tels ou tels points de ses surfaces supérieures et inférieures.

M. Matteucci , qui a fait plus récemment encore des expériences très-curieuses sur les torpilles de l'Adriatique, a trouvé le moyen de rendre l'étincelle parfaitement visible: pour cela il applique deux armatures métalliques , Tune sur le dos et l'autre sur le ventre de la torpille ; puis il dispose en même temps deux feuilles d'or très-près l'une de Tantre , et dont chacune est mise en communication avec l'une des armatures : aiorsi

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