‹ Eléments de physique expérimentale & de météorologieChapitre 149 sur 341 · LIVRE m. — MAGNÉTISME ET ÉLECTRICITÉ · texte numérisé non relu

LIVRE m. — MAGNÉTISME ET ÉLECTRICITÉ

ÇoÎTre ÉUin.

Plomb

Zioc . .

Antimoine Bismulh •

0,05 0,09 0,OiS

L^argent paraît doué '(l*une grande force, Por d*aiie très-faible; le mercure se place entre ranlinnoine et le bismuth.

Lorsqu'un disque offre des solutions de continuité ou des fentes dans le sens de ses rayons , il perd une grande partie de sa force; et Ton doit aussi à MM. Herschell et Babbage cette remarque curieuse, qu*en ressoudant les bords avec un métal quelconque, même avec du bismuth, quand le disque est de cuivre , on lui rend presque la totalité de la force qu'il avait perdue. Mais, en remplissant seulement ces intervalles avec des poudres métalliques bien pressées, ou avec des liquides tels que Teau ou Pacide sulfurique, on ne parvient pas à réparer sensiblement ses pertes d'intensité.

Enfin, MM. Herschell et Babbage ont encore constaté les deux faits suivants : 1» que les écrans de substances non magni^tiques ( c'est-à^ire non magnétiques à la manière du fer ou de Tacier) n'exercent aucune influence lorsqu'on les place entre l'aiguille aimantée et les disques tournants ; 3« qu'un disque en mouvement n'a aucune puissance pour entraîner un disque en repos ; ce qui prouve que ce n'est pas le mouvement luimême qui décompose les fluides magnétiques , et qu'il n'agit que pour agrandir les effets des floides préalablement décomposés.

M. Barlow a constaté que le for en mouvement agit à la manière des autres métaux , mais avec beaucoup plus d'énergie.

ToicI maintenant les principes d'après lesquels ces phénomènes et tous les autres analogues paraissent s'expliquer de la manière la plus satisfaisante.

Lorsqu'au lieu d'une aiguille mobile on suspend audessus du disque tournant un aimant fixe et assez énergique, on reconnaît bientôt que le disque est traversé par des courants électriques dont la direction est très-remarquable : c'est Nobili et Antinori qui paraissent avoir fait l'analyse la plus complète de ces courants {Jnn. de Chim. et Phxs, , t. 50, p. 280). Pour plus de simplicité, nous ne considérerons qu'un seul pôle (/2^.445); la flèche f indiquant le sens de rotation du disque, on observe aisément , avec les deux extrémités du fil du galvanomètre , qu'il y a de chaque côté du pôle des courants dontle sens est indiqué par la direction des flèches. On voit donc que les parties du disque qui arrivent sous le pôle prennent des courants opposés à ceux qui constituent l'aimant au point le plus voisin , et qu'au contraire les parties du disque qui viennent de passer sous le pôle et qui s'en éloignent prennent des courants marchant dans le même sens que ceux de l'aimant, dans les points qui sont les moins éloignés d'elles, conformément à la proposition générale (376).

On comprend alors que les attractions et les répulsions qui s'établissent entre ces courants d'induction et

les courants constitutifs des aimants, qui sont ici les courants Inducteurs, doivent nécessairement donner naissance à des forces capables de mouvoir les aimants, quand les aimants sont mobiles. Lorsqu'en effet on fait l'analyse complète de ces forces, on reproduit tooski résultats découverts par M. Arago et par les autres observateurs. Pour ce qui regarde le sens des momrements, cette analyse est facile, et il est inutile de la développer ici : mais , pour ce qui regarde llntensilé des efi^s produits , il est impossible de la tenter aiee le secours seul des résultats qui sont Jusqu'à présent connus.

Le magnétisme terrestre ne peut manquer d'exercer sur les disques tournants une action analogue à celle des aimants ; plusieurs observateurs ont, en effet, cooslalé l'existence des courants qu'il développe , lorsque la rotation des disques a lieu dans les plans plus ou noins inclinés au méridien magnétique : mais ces phénomènes n'ont pas encore été variés et discutés avec l'atteoUon qu'ils méritent.

Cependant, nous ne pouvons pas quitter ce sujet lant rappeler encore la conséquence générale qui se déduit de l'ensemble des faits que nous avons rapportés : c*est qu'il est presque impossible de faire mouvoir un eorpi conducteur sans y développer des courants d'induction plus ou moins intenses, soit par l'influence ée$ aimante ou des substances magnétiques qui avoisinent le corps, soit par l'influence du magnétisme terrestre qui fill partout sentir son action.

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