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CHAPITRE VI

Loit générales de TinteBsité des courants ëleetnqnêi.

280. Nous allons essayer de présenter dans ce cbs|>itre les points les plus essentiels des recherches que nous avons faites sur la mesure des courants électriques; dans le but surtout de donner une idée des différents procédés d'expérimentation que nous avons employés, et de faire comprendre les lois générales auxquelles nous sommes parvenu. Nous traiterons séparftnent des courants thermo-électriques , des courants hydroélectriques, et de la détermination de la quantité d'électricité qui est nécessaire pour décomposer un gramme d'eau.

Courants themuhèUctrique$.

Î81 . L'intensité du courant est la même damstm les points de circuit qu'il traverse.--hor9qa'onHii passer un courant thermo-électrique dans un circuit composé de fils de difl^rents métaux et de différents

SECTION IV. — ÉLECTRO-MAGNÉTISME. — CHAP. VI

dianièiref, rintent ité du courant est toujours la même dana tout les points du circuit; pour le démontrer, on peut disposer les différents fils du circuit horixontaleneiit sur une ligne perpendiculaire au méridien magnétique, et faire osciller une même aiguille aimantée an-dessus des différents points que Ton veut examiner. Si ron a soin , dans chaque expérience, de placer TaigaUle exactement au-dessus du fil et à la même distance de son axe, on trouve qu*elle fait partout le même nombre d*oscillations dans le même temps; d*oâ il résulte bien que Tintensité est partout la même. On peut encore diriger le circuit dans le méridien magnétique et le ramener sur lui-même, en sorte qu*il y ait de chaque point deux courants contraires ; alors, en présentant une aiguille ordinaire de déclinaison en DO point quelconque de cette double ligne, il est facile de reconnaître qu*elle n*est jamais déviée, et par conséquent que les courants contraires ont bien partout des intensités égales.

La source électrique qui nous parait la plus commode ^pour ces expériences et pour les suivantes est un cylindre de bismuth représenté dans la figure 446, aux deux extrémités duquel on soude un fil de cuivre de 1 mètre de longueur, Tune des soudures est maintenue, par exemple à 0, et Tautre à 100«, puis Ton complète le circuit arbitrairement avec des fils quelconques.

S89. Vinienêité du courani esi en raison inver$e de ia Umgueur du circuii et en raison directe de sa sectitm. ^ La source électrique restant la même, et le circuit étant aussi composé de la même substance, Pintenailé ducourant est en raison inverse de la longueur du drcttit et en raison directe de sa section. Pour le démontrer, on prend deux cylindres pareils, coulés dans le même moule, et on les dispose comme le représente la figure 447; ensuite on choisit une bobine de fil de cuivre, bien homogène et couvert de soie, on soude, à chaque l)out des cylindres, un métré de ce fil ; alors, pour reconnaître Tégalité des 9 sources électriques, on fait passer leurs courants en sens inverse dans un galvanomètre différentiel (357) dont les fils soient parfeitement égaux. Si Taiguille reste immobile, les sources sont égales, car les deux circuits sont identiques. Cela posé, on construit un autre galvanomètre avec du fil de la même bobine, en prenant deux bouts différents, TuD, par exemple, de 8 mètres, et Taulre de 08. Ces longueurs, ajoutées aux deux sources thermo-électriques, donneront deux circuits : Tun ayadt une longueur totale de 10 mètres du même fil, plus la longueur du iHsmuth, qui peut être négligée comme nous le verrons plus loin ; Tautre, ayant une longueur totale de 100 mètres. Avec le circuit de dix mètres on fait deux tours sur an cadre de multij[»licateur,et vingt tours avec le cifcuit de 100 mètres; alors, en faisant passer les courants en sens inverse, Taiguille reste immobile. Donc, le circuit 10 fois plus long est réellement 10 fois plus faible, puisqu*il doit agir par un nombre de tours dix fois plus grand pour compenser reflet du circuit le plus

court. On peut comparer de même des circuits ayant entre eux des rapports quelconques de longueur ; mais il faut que les fils soient bien homogènes , t;e qui n*arrive pas toujours, car, sur la même bobine, on trouve parfois des parties voisines ayant des conductibilités notablement différentes.

G*est par le même procédé que Ton arrive à constater que rintensité est proportionnelle à la section, soit en composant Tun des circuits avec trois ou quatre fils pareils, soit en prenant un fil plus gros dont on a fait tirer une partie en fil plus fin, soit même en laminant un fil pour montrer que la surface n*a aucune iufluence. Il est facile de reconnaître aussi que rétendue de la soudure ne modifie pas les résultats, pourvu que tous ses points prennent bien la même température.

385. Conductibilité des différents métaux, ^Pour déterminer la conductibilité relative des différents métaux, on se sert d*un galvanomètre différentiel très-sensible et des deux sources thermo-électriques égales de Texpérience précédente {flg* 447). Soient ab et cd {flg, 448) les bouts des cylindres de bismuth, e le galvanomètre différentiel , /une règle divisée de 2 ou 3 mètres de longueur, g un fil de platine tendu sur la règle, et h le fil d*épreuve dont on veut comparer la conductibilité à celle du fil de platine. Ces différents fils sont disposés comme on le voit sur la figure, et remplissent d*allleurs les conditions suivantes :

1« Les courants des deux sources passent en sens contraire dans le galvanomètre ;

2o Les circuits seraient composés de la même manière et devraient être d*une égalité parfaite, si les longueurs du fil de platine et du fil d'épreuve étaient réduites à zéro;

S"" On peut changer à volonté la longueur du fil de platine, et c'est par là qu'on l'amène à affaiblir son courant autant que le fil d'épreuve h affaiblit le sien.

Pour remplir cette dernière condition, le fil de platine est disposé comme on le voit sur la figure 449 : le poids p lui donne une tension constante, et le curseur {, qui 9st un morceau de liège, le laisse passer dans une fente longitudinale; mais le fil du galvanomètre se fixe avec un peu de cire sur le bord du curseur et plonge avec le fil de platine dans le mercure qui remplit la cavité centrale. En déplaçant le curseur à droite ou à gauche, on diminue ou Ton augmente la longueur du fil de platine, et l'on arrive aisément à ramener au zéro l'aiguille du galvanomètre. Ce point une fois trouvé, il suffit de déplacer le curseur de quelques millimètres pour imprimer à l'aiguille une déviation sensible ; ainsi, on ne peut pas se tromper sur la longeur du fil de platine qui est capable d'équilibrer le fil d'épreuve.

Connaissant alors la section et la longueur du fil d'épreuve, la section et la longueur employées du fil de platine, il est facile de comparer leurs conductibilités : car, si ces fils ont le même diamètre, leur conductibilité est évidemment proportionnelle à leur longueur ; et ,

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