‹ Eléments de physique expérimentale & de météorologieChapitre 152 sur 341 · I. mUl · texte numérisé non relu

I. mUl

id. 4753

Le palladium, le platine, l'or, l'argent ei le cuivre, ont été purifiés à la asonnaie : Je les dois à la bienveillante amiUé de M. d'Arcet et de M. Bréant; les autres métaux ont été pris dans le commeroe ou préparés directement et alliés en diverses proportions.

On voit que le palladium est le plus conducteur des métaux ; viennent ensuite l'argent , l'or et le cuivre : le marcort est le plus mauvais conducteur des corps que J'ai aoumis à l'eipérience s m ooodaetibUlté estpresque soixante foia BMindre que felle du palladium.

La présence des substances étrangères altère siagallèrement la conductibilité; ce serait un exeeUeot moyen de reconnaître la pureté des métaux.

Le laiton, l'acier et le fer ont été soumis I un gnai nombre d'expériences; J'ai rapporté seuleneat lei limites entre lesquelles tous les résultats se tronyot compris.

La température n'a qu*ttne faible influence suris esadnctlbillté de certains corps : par exemple, de Oà IM*, le mercure ne varie que de quelques centièBes: anit, entre les mêmes limites, le fer et l'acier éprouTsat one prodigieuse variation , leur conductibilité est soureiK réduite au tiers ) la simple chaleur de la msio prodfit des effets très-sensibles, et, ce qui semble encore plat étonnant , c'est qu'il suffit de faire rougir une élewloe de quelques millimètres sur la longueur d'un fil de fer ou d'acier pour que sa eonducttbilité devienne trois oa quatre fols moindre.

La conductibilité du bismuth ne peut pas être dtominée avec une grande'exactitude, parce qu'il est trop difficile d'en couler des tiges minces d'une grande longueur, surtout lorsqu'elles doivent être bomogèBei et de même diamètre ; mais les essais que J'ai faits à cet égard m'ont démontré cependant que les cylindres pireils à celui de la figure 446 ne sont éqnivaleoU qal quelques centimètres d'un fil de cuivre de '/> mHliiB^ de diamètre : c'est précisément à cause de la oMUfaiie conductibilité du bismuth que J'ai été conduit I ne IVoployer Jamais qu*en cylindre d'une très-grande seelioi, car c'est sous cette condition seulement qu'il est possible de négliger la longueur qu'il représente dsas le circuit. Les cylindres ayant en ttfti 35 miiliaièlrei de diamètre et environ 300 millimètres de longueur , oi voit que leur section est 3500 fois plus grandeque celle d'un fil de cuivre de '/, millimètre ; par conséquent, à le bismuth avaK la même conductibilité que le ceifre, le cylindre de 300 millimètres n'affaiblirait pas pies le courant qu'un fil de cuivrede '/« millimètre d'épaimor et de V>i àe millimètre de longueur , et si le bisaMtà avait une conductibilité 100 fois moindre que le cuivre, ce cylindre ne serait encore équivalent qu'à 13 aNUmètresd'un fil de cuivrede '/* miHImètre d'épaissev.

Ces principes vont nous servir à exprimer ptr aae formule très-simple l'intenaité du courant produit par une source thermo-électrique, pourvu queraacoanaisse les sections, les longueurs, et les eooduetibilitéi desdifférentei^rties du circuit que ca courant doit traverser.

U4. Intimité du eourmiUtUm$uH9ireuiiHmflt e/Aomf^éiia. L'intensité d'un courant thermo-éleetri* que étant en raison inverse de la longueur du drcoHet en raison directe de sa section, et de sa condHctibilHé,ll est évident , que si Ton présente à une même seares tbermo^lectrique aucceasivement deux drcuiU diiérente,

L'un ayant une tougoeur l, wh aeetiofl #, <C M •ondiKtibiUté c.

SECTION IV. — ÉLECTRO-MAGNÉTISME. — CHAP. VI

Wî

L*aotre ayant ane loof^eur t, une mcUod $', et une condueUbillté & , Oa aura :

en désignant par i rintentité du courant qui se développa dans le premier circuit et par » celle du courant ^ ae développe dant le second , car le deuxième couraiil eat égal au premier multiplié par le rapport dirtci dtsa sections, par le rapport direct des conductibilités el par le rapport inverse des longueurs. En effst , il derient double oo triple du premier , si, les autres cboaea restant les mêmes , le rapport des sections est aenteBMDt double ou triple, ou si le rapport des conduc- Ubilltéa aaC seulement double ou triple, ou si le rapport dea lôDgueurs est seulement '/s ou '/s, etc., etc.

Ainsi, pour que le deuxlèmecourant soit égal au preaater, il tuflt que Ton ait :

a'.c'./=ra.c.r, coadiiloD qui peut être remplie d*une infinité de ma-

285. Iniensùé du courant dam un circuit êimplê et hétérogène.

Supposons, par exemple, que Ton présente à une même source tbermo-électrique successivement deux circuila différents :

L*un bomogène; ayant une longueur /, une section a et une conductibilité c ;

L*autrebélérogène, composé de diverses parties successives, c*est-à-dire formé, par exemple, avec un fil de enivre, puis à la suite un fil d'or, puis un fil de fer, d'argent, de palladium, etc., etc.

Soit pour la ire partie de ce circuit : ¥' la loognear, /' la seetioa, c" la coodoctibilitë ;

fioti pevr la t« partie s l*** la lenatieiir, /" la tection , ^'^ la cendoctibilité :

Le courant d'intensité uniforme qui traverse toutes les parties et tous les éléments de ce circuit a la même intensité que s'il traversait un autre circuit bomogène de longueur t, de section y, et de conductibilité c ; et H est faoHe de trouver la longueur inconnue f que dewalt avoir ce nouveau circuit pour être rigoureuse» ment équivalent au circuit bétérogène dont il s*agit , lorsqu^on suppose donnée la section s' et la conductibilité (f.

En effet, pour remplacer la première partie par un fH de section a' et de conductibilité c', il suffirait dedon* ner à ce fil une longueur

eu sa longueur doit être double de i\ s'il a une seclion double ou une conductibilité double, etc. €atla Iwitewr d'un fil de section / et de condncUbi-

lité tf, équivalente I la longueur /" de section i" et de conductibilité o"; c'est-à-dire qui peut lui être substituée sans changer IMntensité du courant, est ce que nous appelons la longueur réduite de f '; de même la longueur réduite de la deuxième partie sera:

et il en est de même de toutes les autres.

Or, si les diverses parties successives avaient réellement été remplacées par des longueurs

r t^L r îl£ etc

d'un fil de section $^ et de conductibilité c', la longueur^ du nouveau circuit sera évidemment égale à la somme de ces longueurs ] On a donc

ou

Par conséquent, en désignant par t Tintensité du courant, dans le circuit de longueur l, de section a et de conductibilité 0, et par # Pintensité du courant donné par la même source dans le circuit hétérogène dont il s*agit. Ton a ;

ei, si i*on prend a'=sasBl;c'=:o = 1.

Si

enfin , si l'on prend pour unité de longueur la longueur /, et pour unité d'intensité la valeur de ^, l'on a

Telle est la formule générale qui donne Tintensité du courant dans un circuit hétérogène quelconque , au moyen des longueurs des sections et des conductibilités des différents fils qui composent ce circuit.

S8fi. Courante eomplemee ou dérivée,-^ Un courant est donné par un élément bismuth et cuivre (flg, 450), dont les soudures sont r et f^j il traverse d'abord le fit de cuivre rmcbr', qui forme avec le bismuth un circuit simple; ensuite , avec un autre fil de cuivre a d ^, oa vient établir des communications aux points a et à, eC l'on se propose de déterminer tous les phénomènes d'intensité qui vont se développer par cette nouvelle addition que l'on f^t au circuit. Il parait naturel do supposer que le coorant va se ramifier ou se déoompo*

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