‹ Eléments de physique expérimentale & de météorologieChapitre 164 sur 341 · NOM · texte numérisé non relu

NOM

^mm^

POIDS

des taUtaneet.

vaiiim.

déUcher uq disqnt

doat le iliaqi.^

118ii,5e6.

Eau.

grtmmM.

Alcool.

Id.

Essence de

térébenthine.

Un disque de même diamètre , de cqivre ow de quelque autre substance capable de mouiller les liquides , donne exactement le même résultat. |insi Tadhésion est , comme la capillarité , indépendante de la nature des solides et dépendante seulement de la nature dee fluides. Il est facile d*en concevoir la raison , car , en fe soulevant, le disque emporte toujours une coucbe de liquide. L'effort des poids additionnels n*est donc pas appliqué k séparer les molécules du disque des molécules du liquide, mais bien à rompre M cohésion qui unit les molécules liquides entre elles, |.ef expérienees dont il s*agit donnent donc une mesure de la eobésion. du liquide ou de Tattraction qu'il exerce sur lui-même, et Ton voit que cette attraction « toiyours trés•sel^i«• ble, est variable dans les divers liquidei,

Lorsque la surface du disque est de telle nature qu'elle n'est pas mouillée par le liquide , comme il arrive, par exemple, pour le mercure et le verre , alors le noids qu'on ajoute pour les séparer n'exprime plus la cobésion du liquide, mais aussi il eft très-var|able » çt M. Gay-Lussac a observé que pour séparer du merpure un disque de verre de 118n",500 de diamètre , on devait employer tantôt 390 grammes , tantôt 158, suivant qu'on mettait un temps plus ou moins long à ajouter les poids. Cependant ces expériences font voir d'une manière frappante que , même dans le cas où un solide n'est pas mouillé par un liquide, il s'exerce encore entre les molécules du solide et celles du liquide une at-

traction pimou moins forte* Cette mnrfgjemti iwH être lani exception ; seulement la cohésion du liqiids est alors todjoure plui grande que rattracUooqmk solide exerce sur lui.

509, mverê ^ti d$ ia oapiilurité. -^ Uisjijim observa en 1072 (Journal de$ savant*, pas. Ut) q fait qui parut alon fort étonnant. Cii tube de 70 fos^ ce< de longueur et de quelque* lignes de diaqiètrs, ayant été bien nettoyé k l'alcool , puis rempli de mfcure , purgé d'air et retourné avec précaution, toute la colonne resta suspendue dans le tube; il fallut pluiieiin secoMs«es légères pour qu^elle se détachât du seranietct prit sa hauteur ordinaire de 38 pouces dans rialérieor du tube, C'est évidemment un phénomène d'adbésionj Il «e reproduit toutes les fèis que la surface iotérioire du tube est bien nette et l'appareil bien purgé d'air,

Don Çasbois fit, vers 1780, une remarque iia|Kir tante pour la construction des baromètres. Ayant fait bouillir le mercure pendant très-longtemps daw bq tube barométrique, il s'aperçut, après l'avoir reloan^ que le sommet de la cplopne formait un meoiiqw à peu près plan , et même plutôt concave que cooTçse. Ou voit par ce qui précède que celte fbrme de u^m^w doit avoir upe grande influence sur la hauteur dei ^ romètrei qui n'ont pas, comme celui de M. GayLuiiac, l'avantage d'être corrigés d'avance de tous les effets de la capillarité. La cause de ce singulier phénomène a été longtemps Inconnue, et l'on doit k M. Oulooguiie observation récente qui l'explique complètement. M. Du* long a reconnu , par des expériences directes , qu'en prolongeant l'ébullltion du mercure k l'air , il le firine un oxyde qui se dissout dans le liquide , et celle espèce de dissolution , assea peu diQérenle du mercure par ta densité, en est très-sensiblement différente par set propriétés capillaires , puisqu'elle acquiert à la 8a la propriété de mouiller le verre. Ainsi , pour faire de boni baromètres à cuvette, il faut, autant qu'il est possible, éviter te contact de l'air pendant l'ébullition du ae^ cure.

On doit au Père Abat l'expérience suivante : a >e> flg. 489, est un tube recourbé contenant du mercurej le liquide s'y trouve d'abord au même niveau a c daoi les deux branches i mais si , après avoir un peu ioclioé ce tube de manière que le mercure monte vers c' et descende vers a', on le ramène ensuite doucement dans sa première position , les sommets des colonnes ne sont plus exactement nivelés; celui qui s'était élevé reste plus haut, et en même temps sa convexité est plus grande i l'autre reste plus bas , el sa convexité parait moindre. C'est un effet de la forme des ménisques (fà montre combien il faut prendre de soins dans ies observations barométriques , et combien il est néceisaire k chaque fois de vaincre par de légères secousses le frottement du mercure contre le verre. Pour que le liquide prenne sa vériuble hauteur, il faut, comme nous ravons déjà dit, que le sommet de la colonne (ireanesa véritable fbrme.

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