‹ Eléments de physique expérimentale & de météorologieChapitre 178 sur 341 · LIVRE V.-ACOUSUQUÈL · texte numérisé non relu

LIVRE V.-ACOUSUQUÈL

fefoit des ahéra(ions plus ou moins considérables, 8*é(ablir en 2 posKions déterminées.

En faisant vibrer (rois petites verges prismatiques à bases carrées , qui avaient élé taillées dans des cubes pareils aux précédents et suivant les directions d c', #//et d r, M. Savart a déduit des sons donnés par ces verges le rapport des résistances que le bois de hêtre oppose à la flexion dans ces trois sens rectangulaires. Il trouve qu*en représentant par Tunité la résistance à la flexion suivant d c', cette résistance est 3,25 suivant <fr, et 16 suivant cf/:

M. Savart a soumis le cristal de rocbe à des recherches analogues. On sait que celte substance se présente asses ordinairement dans la nature sous la forme d*un prisme hexaèdre terminé par deux pyramides ifig. 561) ; la ligne s $ qui joint les deux sommets de la pyramide est Taxe du cristal. Or, dans les plaques perpendiculaires à cet axe, le système des deux lignes nodales diamétrales perpendiculaires (fig. 562) pouvant, en général , tourner autour du centre, sans altération sensi* ble , il en résulte que Télasticité est à peu près la même suivant tous les rayons.

Les plaques taillées parallèlement h Taxe n*ont pas toutes la même élasticité : celles qui passent par Taxe cl par un des rayons de la coupe ab c de fdu prisme (fig, 563), donnent les lignes nodales perpendiculaires ou le système hyperbolique (fig. 564), tandis que celles qui passent par Taxe et par Tapothème o p de la section précédente ne peuvent oflrir que deux systèmes hyperboliques à peu près semblables, mais correspondant néanmoins à des sons difl^érents (fig. 565). Les axes de ces hyperboles semblent Taire entre eux un angle de 5J ou 52*.

D'autres plaques taillées dans ée$ directions différentes donnent encore des résultats différents , et M. Savart est porté à conclure de Tensemble de ces exfiériences que le cristal de roche parait avoir trois systèmes d'élasticité, chacun représenté par trois lignes. Il essaye même par des considérations ingénieuses de déduire leurs directions ; mais nous ne pouvons entrer ici ni dans tous ces détails , ni dans la discussion qui devrait les accompagner.

340 bis. Fibrations deê corps dont aucune dtmenêîon n'est petite par rappofi aux autres, — Il résulte évidemment de tout ce qui précède que des masses solides quelconques peuvent entrer en vibration comme les verges , ou les lames , ou les membranes, et que pendant leurs mouvements elles se partagent en diverses parties vibrantes , séparées les unes des autres par des surfaces nodales plus ou moins irrégulières. Ainsi, lorsqu*un bloc de bols, de pierre ou de fer, retentit sous le choc du marteau , on peut suivre par la pensée les pressions qui se communiquent de proche en proche dans toutes les directions, depuis la première molécule qui reçoit le coup jusqu'aux molécules qui en sont les plus éloignées , et cette diffusion du mouvement se fait cuuimc dans une coloimc d'air, c'est-à-dire par ondes

condensées ou raréfiées; seulement, les ondes Mil d'autant plus courtes que la matière est moins conupreisible. Mais , pour ébranler des masses on peu comidérâbles et en faire sortir des sons purs et souteons, n éprouve toujours de grandes difficultés, et c'est tau doute pour cette raison que Ton n'a fait Jusqu'à présent que très-peu d'expériences sur ce sujet. Les bmssm de différentes substances et de différentes formes offriraient cependant des modes de division et des tram de lignes nodales qui seraient, sans doute, le inoyeo k plus efficace d'étudier leur structure intérieure et tooi les accidents de leur élasticité.

341. Des vibrations des corps dams diflèrenti mi* lieux. — Les corps peuvent vibrer dans les difléitols fluides élastiques, et même dans les différents liquida, comme ils vibrent dans l'air ; mais on conçoit que^ile^ tie et la résistance du milieu ambiant doivent exercer une influence sur la rapidité des vibrations, et psrcoih séquent sur leur nombre et sur le ton do son qui es résulte. Cette influence est d'autant plus grande qae la masse fluide que le corps solide doit déplacer dau ni mouvements est elle-même plus considérable. Ainsi Ici vibrations perpendiculaires k la surfoce de JoBdioo d'un solide et d'un liquide seront beaucoup plus modifiées que les vibrations tangentes à cette sorfice. M. Savart a reconnu , par exemple, qu'un disqve de verre, ébranlé par un petit tube fixé à son centre et perpendiculairement à sa surface, donne dans l'eao h son plus grave que dans Tair; les lignes nodales concentriques que l'on observe alors ne restent pas nos plus les mêmes : dans l'eau elles s'éloignent do centre. Ce phénomène, qui est très-marqué lorsqu'on pane de l'air dans l'eau , doit se produire encore , mais arec moins d'intensité , lorsqu'on fait vibrer le même eorpi successivement dans des fluides élastiques différents par leur nature ou setilement par leur densité.

Les différences sont bien moindres dans les vibrations fangentielles ; ainsi , une lame ou une verge qn vibre dans sa longueur rend sensiblement le DênesoB, soit qu'elle se trouve plongée dans l'air, dans reao,os même dans le mercure.

Page 1