‹ Eléments de physique expérimentale & de météorologieChapitre 189 sur 341 · LIVRE Y. — ACOUSTrQUE · texte numérisé non relu

LIVRE Y. — ACOUSTrQUE

forme intéritùré : lis s'attachent d*at>ord h droite et à Rauciîé contre les parois intérieures du tiibe qui forme If prolongement de la Irachée-artère ^ é dlthittubit de plus en plus son diamètre iransyertal, tellement qu*à la An il ne reste |iluk qu^ûne fente qui se dirige d'arrière en avant, sans être horizontale, mais en s'élevant assex rapidement ; cette fente est ce que Ton nomm« la i§iotie : elle a 8 ou 10 lignes de longueur; ses bèrds «<int appelés les lèvres de la glotte ; leur distance est très-petite en avant , mais feii arriéré elle èsl quel<ttierbls de il ou t( ligne! : ati reste, cette distance est très-târiaMe ; il pârdlt que les levées de la glotte petivent se presser au J>olnt de ne laisser en arrière qu*une tfèspelite ouverture. Au-dessus des lèvres de la glotte, sont deux cavités, Tune SI droite et l'autre â gattchc, qill s'étendenl latéralement à la pt-ofondeur de 8 à 9 lignei et <|tietqùefois de 12 lignel ; êlleà ont 5 à 6 lignés de hàuletir ; on les appelle ventricules. Les parois supérieures des ventricules se rapprochent de manière à former en quelque sorte une seconde glotte 9 S bu 6 tigne^ de hauteur, au-dessus de la première. Enfin , il y a au-dessus du larynx une membrane ou plutôt un cartilage que Ton appelle éptglotte ; Il est fixé ântériêtdregwat par on de ses bords et peut s'abaiseer sur la glotte.

Cette description sommaire du larynx nous permettra de comprendre les principes sur lesquels on s*appuie pour expliquer la formation de la voix.

Sans entrer Ici dans le détail historique de toutes les explications plus ou moins vagues qui ont été données , nous noué contenterons de rapporter deux opinions entre lesquelles les physiciens semblent encore partagés. Les uns considèrent Porgane de la voix comme un instrument analogue aux instruments ft anche ; les autres le considèrent comme un instrument analogue aux réclanibs.

Pour assimiler le son de ta voix au son d'une anche, on suppose que, pendant Vexpiration, Tair poussé dans la trachée-artère , et pressé dans le passage étroit du larynx , ne peut pas sortir sans f^olter les lèvres de la glotte et sans les mettre en vibration; ces lèvres, dtt-on, vibrent alors, comme la languette d'une anche; elles vibrent toutes deux, ce qui donne au son plus d'intensité : ensuite l'épigtotte, le pharynt, lé voile du palais, les fosses nasales, la langue, les dents, l'ouverture de ta bouche et la disposition des lèvres, donnent au son , ainsi formé , un accent et un timbre particuliers , comme le tuyau d'écoulement de l'anche donne , suivant sa forme , un timbre parllciilier au son qui résulte des vibrations de la languette. Le son restant le lUéme, quant S l'intensité et «u ton, pourra recevoir des modifications sans nombre, dans l'accent et le timbre, parce que toutes les pièces dont nous venons dé parler peuvent elles-mêmes être modifiées , par la volonté , d'une infinité de manières. Un seul son une fbis expliqué , toutes les nuances des sons que la voix httthainè peut produire s'expliquent aisément ; car tin petH fflottvenient de la rasette change la longueur de la

Unguette, et fait rendre â l'anche ordinaire Un son

!)lUs grave ou plui aigU; il suffit donc de donner aux èvkâ de la gidtte un peu plus ou un peu moins delension , polir que la toix parcoure successivemenl plusieurs octaves ascendantes ou descendantes ; et mèiDe, ajoute-t-on , nous avons pour cela deux moyens , car nous pouvons bon-seulement changer la tenilon dei lèvres de la glotte , mais nous pouvons encore changer leur longueur, puisque l'ouverture de la glotte est tellement faite qu'il suffit d'un acte de la volonté poor l'agrandir ou pour la fermer presque complétemenl.

Ceé considérations ingénieuses semblent foKliéei par quelques expériences directes. M; Magendie a mU le larynx d découvert sur des chieHs vivants , et il s tu les lèvres de la glOtte entrer en Vibration dès que ces anlhiâui lioussalerit des cHs ; il a pu constater aosii, dans tes mêmes expériences , que les lèvres de la glotle te rapprochent pour les sons aigus , et qu'elles restent au contraire plus ou moins éloignées pour les sont grives. Plusieurs Observateurs ont fait dés ext)érièaces analogues sur des larynx d^^niniaux récemment privés de la vie : en loufllant avec un fort soufflet dans la trachée-àHère, ils oilt obtenu des sons plus ou iaoioi analogues à ceux que pouvaiertt rendre ces aaialaaL

Pour assimiler të son de la voix aux sons des f^mes, on regarde les ventricules du larynx comoeaM espèce de tambour rempli d'air, et les deux glottes comme deux ouvertures correspondantes praUqaéei dans les deux bases de ce tambour ; ainsi les ventricoles et les deux glottes forment un véritable réclame. L'air, poussé par les poumons dans la trachée, sort avec plus ou moins de vitesse par lé larynx; il entraîne dans ton mouvement une partie de l'air des venUicules, et bientôt la pression étant devenue trop feible, l'air extérieur se précipite dans les cavités des ventricules ; puis il est de nouveau entraîné au-debors , etc., exactement comme dans les réclames. Ces altematiTes produisent un son plus ou moins aigu, suivant la rapidité avec laquelle elles se succèdent. Dans ceUe hypothèse 4 comme dans la précédente, Faccent et le timbre dépendent des vibrations des lèvres de la glotte, et de toutes les parties qui peuvent prendre diverses formes ou divers mouvements, depuis Tarrière-boucbe jwqu'aux lèvres.

Les sons di£Féreh(s seront produits soit par diverses formes que les cavités des ventricules peuvent preadre, soit par diverses dimensions des ouvertures de la glotte, soit enfin par divers degrés de tension dans les terres de la glotte et dans toutes les parties du larynx et de l'arrière -bouche. M. Savart a fait plusieurs expériences qui semblent fortifier cette hypothèse. {Jnn, de PhJ^et de Chim.f t. 50, p. 64.)

Ces deux opinions paraissent sans doute plus différentes qu'elles ne le sont en effet; mais, quoique liées par des rapports intimes , elles ne peuvent pas encore dans leur ensemble donner une explication complète do phénomène de la voix. On doit les considérer comme

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