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CHAP. VII. — DE LA VOIX ET DE L'OUIE

des aperçus heureux qui pourront un jour conduire à la vérité.

857. De la voix des oiêeaux, — Chez les oiseaux , Porgane de la voix n*est pas à Tarrière-bouche , mais il se trouve au contraire à rexlrlttlltl iHréFilUi^ M M trachée, là où elle se bifurque pdUr tiBHrier niissihcé aux bronches. M. Cuvier a fait voir, en effet, qu*un canard qui vient d*avoir la tète tranchée pousse encore pendant quelques inslanis des cris très-farts et trèsbien articulés; et la même expérience peut èlte faHe Stir la plupart des oiseaux. L*observation analomique confiime ce résultat, car, en suivant rorg^nisalion de la (rachée, on trouve qu'à son extrémité supérieure elle se termine par un simple rétrécissement , ou par une espèce de glotte qui n'offre aucune des dispositions nécessaires à la production des sons ; tandis qu'à son extréntllé inférieure elle présente uH appareil très-complexe et iherveilleuscment ajusté pour produire uni; longue série de sons graves et aigus : mais , comme II nous serait impossible d'en donner une idée sans entrer dans des détails analomiquès qui nous écarteraient tt'op de notre plan , et comme , d'une autre part , il se présente encore de grandes difficultés dans les théories qui ont été proposées Jusqu'à présent pour expliquer tous les phénomènes qui résultent de cette organisation, nous bous contenterons de renvoyer aux ouvrages qui ont été publiés sur ce sujet , et particulièrement aux méfôoires de If. Savart. (Ànn. de Pfy-s. et de Chikt,, t. S2.)

85^. De Forgane de l'ouïe, — La seule partie extérieure de cet orgaue est le paviltôn a {flg, 569), dout les replis et les contours ne sont, comme on sait , que répanouissement du conduit auditif b. Ce conduit , après 8*éire enfdncé ft une petite profondeur, est terminé obliquement par une membrane mince, mobile et élastique c que l'on appelle ta membrane du tympah. Derrière cette membrane est ta caisse du tympan; c'est une cavité osseuse, tapissée de diverses membranes et remplie d'air ; elle est fermée de toutes parts, excepté en un point of^ aboutit ta trompe d'Eustaché qui part de l'arrière-bouchc ; par ce moyen Tair peut se renouveler et se niettrè sans cesse en équilibre avec la pression atmosphérique. On distingue encore dans la caisse du tympan deux ouvertures fermées par des membranes , savoir : la fenêtre ovale en haut v , et plus bas la fenêtre ronde. Enfin, dans l'intérieur même de cette Caisse est suspendue la chaîne des osselets, qui se compose de quatre petits ot irréguliers , que l'on alipetle par analogie de forme le marteau , Venclume, le leniiculaire et Vétrierm, e^ l,t i/lg 57^). Le marteau est attaché longiludinalement sur la membrane du tympan {flg, 569 et 571); il forme une espèce de rayon solide , qui vient de la circonférence au centré. À son atitre extrémité il se lie à renclume, l'enclume au lentkolalfe ^ et te lenUculaire à l'ètrler , qui va s'attacher

sur la membrane de ta fenêtre ovale {flg. 5r>9 et 570) : plusieurs muscles agissent sur cette chaîne pour la leudre ou la relâcher et , par conséquent, pour tendre et relâcher en même temps la membrane du tympan et tSéWe tfB la fUifélK Otale; La membrane de la fenêtre fonde iéjlahe là (ajfte ah tympan d'un conduit osseux s, contourné en spirale , qui se nomme le limaçon ; l'autre extrémité de ce conduit s'ouvre dans une cavité qui s'appelle le vestibule. Le vestibule est séparé de la caisse du tympan par la membrane de la fenêtre ovale ,* enfin H communique avec trois canaux osseux, que l'on nomme canaux semi-circulaires , et qui sont remplis d'une matière grisâtre dont l'usage est inconnu.

Le vestibule et les spires du limaçon sont remplis par le liquide de Cotunni, dans lequel viennent flotter les derniers filets du nerf acoustique n.

D'après cette dliposilion de l'organe, on peut remar» quer d'abord que , si la trompe d'Eustache n'étab!issait pas une communication libre entre l'air de l'arrière* bouche et celui de ta caisse du tympan, il y aurait des inégalités de pression qui donneraient à la membrane du tympan des tensions diff^entes : cette circonstance est en général accompagnée de bourdonnements plus ou moins Incommodes.

En supposant que la membrane du tympan ait une tensiou convenable , on conçoit qu'elle entre en Tibratlon dès qu'une onde sonore vient Ja frapper, et si plusieurs ondes viennent la frapper à la fols, elle se met à l'unisson avec chacune d'elles, comme ferait une membrane inerte ; ces vibrations coexistantes sont faciles à concevoir, d'après ce que nous avons dit précédemment. Ce fait est à peu près tout ce que l'on sait de certain sur le phénomène de l'audition.

Comment ceé vibrations sont-elles transmises au nerf acoustique? quels rdies jouent dans cette transmission la chaîne des osselets , le limaçon et les canaux semi -circulaires? Ces questions restent sans solution , ainsi que beaucoup d'autres que Ton peut se proposer sur ce sujet.

On sait cependant que là membrane du tympan peut être enlevée et même que la chaîne des osselets peut être rompue sans que l'organe cesse de reihplir ses fonctions ; on sait pareillement, d'après les expériences de M. Savart , confirmées par celles de If. Muller , que la chaîne des osselets peut servir à modérer l'effet des sons trop déchirante, ou en général à flaire tarier la sensibilité de l'organe en faisant varlel* la tension de la membraiiè du tympan : car , si l'on écoute un son avec un cornet acoustique muni d'une membranem(/2^.568), on constaie qu'il suffit de changer la tension de cette membrane pour augmenter ou diminuer la vivacité de la sensation. C'est là sans doute unefénction importante de la chaîne de osselets, mais elle ne suffit pas pour Justifier complètement sii forme; il est jH-obable qu'elle a encore d'autres usa^l.

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