‹ Eléments de physique expérimentale & de météorologieChapitre 211 sur 341 · DEUX A DEUX · texte numérisé non relu

DEUX A DEUX

SUBSTANCES

lirilHCBlITBS.

fl4— II,

Flin(g1a88 n« 13 et eau

Flin(-gla8i n« 13 et CroDvn-0laM n* 9. .

€rown-glaM n<> 0 et eau

Huile de térébenlbine el eau

Flinlglats n* 13 ft Huile de térébenthine.

Flint-glatt n* 13 et Kali

Kali et eau

Huile de térébenthine et Kali

Flint-glast n* 3 et Crown-glasi n?9. , .

Grown-glass n* 13 et Eau

Crownglast Lilt. M et Eau

Crown-glast Lilt. Met Crown-glast n* 13.

Flint-glast n* 13 et Grown-glass Lit. M. Plint-glast D« 8 et Crown-glast LiU. M. Flint-glass n» 30 et Crown-glass n« 1 3. . Flint-glass n* 23 et Crown-glassn* 13. .

On voit par ce tableau quo les rapports des dispersions partielles des diverses substances sont en général frès-diflîirents, etqu*en général ils vont en croissant depuisles inlervallesdes premières raiesjnsqu^auz intervalles des dernières. Cependant, pour le flint n<» 13 et la térébenthine, les rapports sont à peu près les mêmes dans toute la longueur du spectre « et pour le flInt n« 8 et le crown litt. m , le rapport minimum se trouve compris entre la troisième et la quatrième raie, il serait très-important de vérifier par Texpérience ce que ces derniers résultats semblent offrir de général.

Le pouvoir dUpergtYà'unt substance est le quotient que Ton obtient en divisant sa dispersion par son indice moyen de réfraction diminué de Tunlté. On appelle indicê mcgron de réfraction celui qui appi^rttent à la lumière mosrennt du spectre ou à la raie e.

309. De l^mchrowaiiême. — On dit que les prismes sont adiromatiquêê quand ils ont la propriété de dévier la lumière sans y développer de couleurs, et Ton dit pareillement que les lentilles sont achromatiques quand elles ferment en leurs foyers des images incolores des objets. On a cni pendant longtemps que Vachromatimê était impossible, c*est-à-dire que la lumière ne pouvait pas être déviée sans être décomposée : c*est Newton Ini^mème qui avait été conduit à cette conséquence , dont rjnexactitude ne fut constatée qu*après bien des années , et par de longs ddl>ats entre les plus grands géomètres, tels que Euler, Clairaut et d'Alembert. A la vérité , Hail avait constrait dès 1733 de véri-

tables lunettes achromatiques qu*il conservait publier son invention, et Jean Dollond avait ^il la i découverte en 1757, et Tavait rendue publique,- mais il faut toujours distinguer un fait particulier d'une théorie générale. La découverte de Dollond fut sans doule un grand événement pour raslronomie ; mais pour hU donner toute son importance , il fallait la dévdoppcr par le calcul, et déterminer les conditions sans lesquelles la pratique la plus ingénieuse ne pouvait tenter les perfectionnements nécessaires. Présentement, après tons les progrès que i*on a faits , soit en optique, soit dans Part de travailler les verres, el avec toutes les ressources que le calcul fournit aux physiciens , la question de Tachromatisme est encore Tune des plus délicates et des plus embarrassantes , tant pour la théorie qne pour la pratique. Nous devons seulement nous proposer ici de faire comprendre les principes sur lesquels repose la construction des prismes des lentilles acbramatiques.

On démontre par le calcul qu*un rayon de hunièffc simple éprouve , en traversant un nombre quelcoaquc de prismes, une déviation d qui est exprimée par U larmule suivante :

rf = (is-l)a-Kis'-l)a' + (#s''-l) «^, etc.

«, •', tf'', etc.; sont les angles réfringents des pt«mes, et «, n\ «" les indices de réfracUon 4a f«foo simple dont il s*agit, dans la substance de chaoni des prismes.

GHAP. IV. — ACHROMATISME.

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