‹ Eléments de physique expérimentale & de météorologieChapitre 229 sur 341 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

DtnliieréfrMlkm.

100. PhènomèM général de la double réft'aciion. — Oo dit que la lumière éprotive la double réfraction daiM une «ubslance, lorsqVen y pénétrant, un seul tài$teau de lutniéré incidente naturelle donne naissance à dêus faisceau^ réftacté$. Les substances qui exercent ce genre d*<etion sur la lumière sont appelées doubfymentré/Hngenles; tel est, par exemple, le carbonate dé cbaat eilstalllsé ou spaih d'Iêlandé, qui se présente souvent sous la forme d*un rhomboïde allongé (/7^. 764). En effet , lortqu*en tenant ce rhomboïde au-devant de fttif , an regarde contre le Jour une épingle ou un cfb- Jet Mlé , Dfl en voit deux images distinctes, plus on idoins séparées Tube de Tautre , et , si l^ou fait tourner le rhomboïde dans son plan pour qoMI accomplisse une rèvoIatloD complète , les deux Images tournent pareillement d*uDe circonférence elitière. On observe \èi mêmes effets en posant le rhomboïde sur une feuille de papier blanc où Ton a tracé des divisions } en donnant même à ces divisions la forme d'un triangle {fig. 765), comme Tavait fait Malus, on en a tiré un moyen assez simple pour mesurer Pécart dés rayons ; car , si Pon note sur la surfoce supérieure du cristal {fig, 766) le point { d^émergence do rayon qui apporte à Tceil o la double image du pointa de Péchefle divisée , II est évident qu'un rayon parti de l^tell et dirigé suivant oî donnerait , en entrant dans le cristal , âetti rayonil : l'un, allant au point a de la première image ; Tatitre , au point af homologue de la seconde image. Connaissant alors la distance ao' de l'échelle {flg. 765) et 9» {losltion rar la seconde face du cristal (flg, 766) , on en peut déduire Tangle atV. En faisant ces observations avec un ^^^e divisé vertical , muni d'une lunette, on peut détermhier encore l'angle d'incidence ou d^mèTgence , ®^*, et arriver ainsi à une gTafïde exactitude, i^a lumière solaire se divise dans ce rhoml)oïde comme

1d lumière des nuées ; car on obtient deux images drf soleil dans la chambre boire , eit mettant le rbomboitld à l'ouverture du volet , et en dirigeant sur lui fè fâiseeatf réfléchi par le miroir de Phéliostat.

Tous les cristaux , dont la forme prittIHfte ff*êst Mf uh cube ni un octaèdre régulier, sotfl bfréfHltKênles comme le spath dislande, oti du m/iM ël^M trianièr(^ analogue ; mais leur ensemble se divise en deuJt eiasses parfaitement distinctes : les cristaux à UH aspe et leS cristaux à deus ases. Toicl le inoilf de èette division i Dans un cristal doué de la double réfraction; Il t il toujours une ou deus direetlonê suivafit lesquelles uir rayon de Itimière ne se divise f&nutiê, €es direetlohs remarquables sont ce que Voti nothme les ûxeê opii^ ques du cristal, ou simplement iei a»eêl elles ont lodjours une eeriaiiie symétrie par rapport aux faces naturelles de la forme eristâiline.

liCs cristaux dans ^intérieur desquels II n'y a qtTlM^ direction d'ifUKvliibiliié se nomment eriêkmB à uH ate.

Les cristaux dans Tlntériettr desquels il y a dèU0 di* rectionê d'indivisibilité se nomment criêtûté» é deH0 Q3fe$,

Il ne paraît pas qu'il pilisse exister det erisliitt fê^ guliers ayant plus de deux axes.

Noos allons étudier successivemeiil lef cristaux à s>is a»e et les cristaux à ^eu^r aweê,

iOi. Des criêiëua â un aie, ei deleurseciiën prin* oipaie. — nom prendrofis etioore pe«# exeiriple 1* chaux carbonalée , qui «si un cristal ktmtokej \eférm& prinHHtfe de oette subslanee est a» rhomboMo r^é-^ sente figure 767 : c'est-à-dire qu'vn erittal de eiiaiix carbonatée peut toujours, quelle que feM si temhe ^ élre regardé comme composé d'uneiiififilté êe «oléeules possédant toutes cette forme rbomboMale, et éWpo^ sées parallèlement l'une à odté ée l'Mtre. Les dfmeiislons absolues 4e ces moléwiles seserbt pas dètemlinées^ l'oa sait setflemeiit qu'elles soM exeèssivettest peiltés# La ligne a^ ^ qui joint les sommets srMÉfs de PUA de ces rhomboïdes , est ce que Pon appelle son sr^re ûriitùl-

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