OBSERVATIONS
(S) Cette colonne contient les longueurs du pendule, telles qu*elles ont été données par les observateurs. Pour Borda, Tunité est la ligne; pour M. Biot, elle est le millimètre, mais son pendule est le pendule décimal ; pour MM. Freycinet et Duperrey , Tunité est la longueur du pendule de Paris ; pour MM. Kater et Sabine , Tunité est le pouce anglais.
($) Cette colonne contient toutes les longueurs du pendule sexagésimal , exprimées en millimètres et réduites au niveau de la mer par la formule ordinaire ~^. Nous devions adopter le mode
uniforme de réduction, pour discuter Tensemble des observations.
(7) Il est curieux de connaître Tavance ou le retard qu*éprouverait en' un jour moyen le pendule à secondes , de Paris , en ie supposant transporté successivement sur la verticale de toutes les autres stations et au niveau de la mer ;' c*est ce qui est exprimé dans la colonne : le signe + indique que le pendule de Paris serait en avance, et le signe — qu*il serait en retard.
(8) Cette colonne contient lès longueurs du pendule à secondes , calculées par Tensemble de toutes les observations, en les conU>inant par la métbode des moindres carrés , qui donne la formule :
/= 0,99102557 -h 0,00507188 êin^ x.
(9) Cette colonne contient la différence qui a lieu , en chaque station , entre les nombres d'oscillations que le pendule calculé et le pendule observé peuvent exécuter en un jour. On voit que ces différences sont en général assez petites \ d*où il résulte que la courbure, calculée par Pensemble des observations , représente chacune de ces observations d'une manière assez approchée. Cette courbure donne un aplatissement de '/as*. La plus grande différence positivé est7"45; elle correspond à Ptle de France : c*est un fait très-remarquable, que les observations du capitaine Duperrey s'accordent , avec celles du capitaine Freycinet, à donner une différence aussi forte. S*il est permis de conclure quelque chose sur la forme de la terre au moyen des observations du pendule, il faudrait conclure qu*à Ttle de France il y a dans le sol une densité locale très-considérable, ou une grande dépression de niveau. La plus grande différence négative estde— 6"18; elle correspond à Maranham, qui offrirait, d'après les mêmes conséquences, un sol très-léger ou un niveau très-relevé, ou peut-être les deux circonstances à la fois. Le capitaine Sabine a, en effet , observé que Maranham est d'un terrain d'alluvion très-peu dense.
(10) Cette colonne contient la hauteur en mètres à laquelle t'élève en chaque lieu le niveau de la mer au-dessus du niveau réel , ou la profondeur à laquelle il s'enfonce. Ainsi, à llle de France, la surface de la terre serait déprimée de 500 mètres, et à Maranham elle serait trop élevée de 455 mètres. Il résuie de cette discussion : 1« que les observations du pendule réunies dans ce tableau offirent entre elles un accord remarquable , ce qui prouve que les observateurs ont atteint à un degré d'exactitude satisfaisant; ^ que l'aplatissement que l'on peut en déduire , par la formule de Clairaut, est sensiblement plus grand que l'aplatissement '/sos, donné par la théorie de la lune ; 30 enfin , que la terre semble présenter en plusieurs de ses points de légères variations dans l'intensité de la pesanteur , qui tiennent sans doute à une action locale des couches de la superficie, ou à une irrégularité de forme , ou peut-être à ces deux circonstances réunies.
DE LA PESANTEUR. — CHAP. V