‹ Eléments de physique expérimentale & de météorologieChapitre 271 sur 341 · LIVRE VU,^D|; LA CHALEUR · texte numérisé non relu

LIVRE VU,^D|; LA CHALEUR

HËLilYGES

M Ifliai R m SEL, OV B*ACin tTINSV, OV B*ALCALI.

Heigt i

Acide lulftiri^t élendu. •••*«••••»•••• 1

Acide nitrique étendu. « ^ , » • , t . « 1

Ifeige ou glace pilée 1)

Sel marin g

Nitrate d*inimoniiqae. • • . • • 5

HydrocbloraU de ebaui • t , • • g

Neige 1

Acicje sulfurique étendu. • » . * • « 10

Neige g

igiimnn

BO TiniOltTU.

de -^ fSySS k^UJÊ»

de — t7,7y à — S1,M

de -- 40 à — 8S,SS de ^ S5^ I -^ eS^

S 3. l?e«Mrfim gMruUê êur U$ 9auK$$d$ chaleur êidefraid*

Les teulet tourcet 4e chaleur qui nous soient eoimiiee aont celles qui réiuUent des actions électriques, des actions moléculaires et d^s actions mécaniques. Quelques physiologistes supposent, il est vrai, qu*il y a aussi des forces organiques, diflérentesdes forces chimiques, qui sont capables de développer de la chaleur, omis. Jusqu'à présent, les effets calorilqqes de ces forces ne sont pas constatés par des expériences assex décisives,

^incandescence du charbon entre les pôles de la pile, la fusion , la volatilisation des métaux , soit par les courants, soit par les décharges des batteries ordinaires, démontrent assex la puissance calorifique de réieciricité; on a déjà essayé par diverses expériences de déterminer les quantités de chaleur, que des courants d*une intensité donnée peuvent développer : cependant, cette question est 1oind*étre résolue; if y a troppeu longtemps que Ton sait mesurer les intensités relatives des courants avec une exactitude suffisante.

Les actions moléculaires , considérées comme sources de chaleur, ne comprennent pas seulement les actions chimiques dans leur ensemble et dans toutes leurs particularités , mais elles comprennent aussi les forces expansives des fluides élastiques qui déterminent la formation des vapeurs ou Taugmentation du volume des gaz quand la pression diminue, les actions capillaires et les actions encore peu connues qui se produisent sans doute au contact des oorps , quel que soit leur état. C*est à ces actions particulières qu'il faut sans dente rapporter les dégagements de chaleur qiiej*ai constatés autrefois au contact des solides et des liquides , et qui sont quelquefois tels que Pélévation de température est de 8 ou 10 degrés lorsqu'on mouille un solide avec un liquide qui a bien exactement la même température que lui. C'est probablement encore à ces actions qu'il faut rapporter l'tyniiion spontanée découverte par Dœbereiner , et qui se manifeste lorsque l'éponge de platine se trouve en contact avec un njiilaBge d'hydrogène et

d'oxigène, et qui se manif^e aussi , comme Foat démontré Dulong et M. Thénard , sur certains méum présentés à certains mélanges gazeux , dans un état de division convenable et sous diverses conditions : l'élévation de température ne va pas toujours jusqu'à 11gnilion, mais il suffit qu'elle se produise pourqqll toH permis d'admettre qu'il y a là une cause analogue à celle qui agit au contact du platine divisé et du mélange é'bfdrogène et d'oxigène.

Les actions mécaniques sont aussi très-mullipliéeiet très-diverses , lorsqu'on les considère comme source de chaleur , mais leurs effets sont toujours analQgiies> C^ pendant , lorsqu'on veut apprécier ^1 comparer leiut Istensités , il faut tenir compte des actions chimiques qii succèdent quelquefois aux actions mécaniques : sisiit quand Tamadou s'enflamme dans le briquet à air, os quand le bois s'enflamme par le frottement , il oe liiiit attribuer à l'action mécanique que l'élévation de (cnpératurequi est nécessaire pour déterminer l'actioD chimique et non pas à l'élévation de température qui résslte de l'action chimique elle-même. Il pourrait même airiicr, dans les phénomènes de cette nature , que IVictioo nécanique favorisât la combinaison des éléments snlre* ment que par l'élévation de température , soit psrladiiposition particulière qu'elle donne aux molécules, loil par d'autres causes ; il est même probable que b dâs* nation des poudres fulminantes , par la ITictioaHrtf le choc, est un e£Fét complexe, et que la chaleur proésiH par l'action mécanique n*ef t pas la seule force qui détermine l'explosion.

Quand les actions mécaniques agissent seules, eevae cela a lieu , par exemple, par le frottement des corps im oxidables , par la compression de i'air dans des vases «à il n'y a pas d'éléments combustibles, par la conpressiM des métaux sous l'action du lialancier, etc., ildericBt plus facile de déterminer les qvanbtés de chaleur qiiK développent; mais, toutes ces questions n'ont pas eteo'* été étudiées avec la suite et le degré de précisioa qaW méritent*

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