CHAPITRE PREMIER
De la ehalenr tcirttlre. -
908. Uê divers degréf de ebalear ou de froid exerçant une influence plut ou moini directe sur la plupart des phénomènes nétéorologiqoes «nous exaniioeronsd*abord la question générale de la distribution de la clialeur dans !• eein de la terre et de Fatmosphère. Pour résoudre celte question d*une manière complète. Il ne faudrait paf aeulenient des obserralions passagères , faites sur quelques peints isolés du globe , mais il faudrait des obsenralions séculaires faites avec de bons inslruments dans tous les climals di£Féren(s. Or« nous sommes loin de posséder ces éléments essentiels, La plupart des ob* •erratloDs anciennes étaient laites comme au basard et avec peu de précision; la météorologie de la cbaleur ne date en réalité que du commencement de notre siècle; e*esialors que les Immenses travaux de M. de Humboldtet les preféades recherches théoriques deFourier et de De Laplace ont puissamment concouru à lui donner son essor et sa véritable direction ; les bonnes obseryations sédentaires se sont multipliées, de nombreux voyages scientifiques ont été exécutés dans les hautes montagnes, sur toutes les mers, et dans des pajs Jusqu*aIors inconnus à la science. Les résultats qui ont été recueillis dans le court espace de ces quarante dernières années forment déjà un vaste ensemble , et , s*ils sont encore incomplets par leur nombre et par la durée qu*ils embrassent, il est vrai de dire qu*ils conduisent k plusieurs grandes questions sur Tétat thermomélrique du globe , qui peuvent dès aujourd'hui être abordées et discutées avec des données précises.
Ce chapitre est consacré à Texamen de ces questions. Température de l'air à la eurface du $ol. — A Tobservaloire de Paris « les températures de Tair sont observées au moyen de l'appareil suivant (^.835) : bb' est une espèce de tambour composé de deux forts cercles de bois, rtenii rsn i^ rentre par des inverses rr'i ce tam-
bour peut tourner sur un axe en fer aa' scellé dans le mur. Le thermomètre est représenté en tf\ son échelle, qui est en verre, se trouve ajustée contre Tune des traverses rr'; il est ordinairement exposé vers Textérieur; mais, lorsqu'on veut faire une observation, Ton fait tourner le tambour pour amener les divisions devant rœil de l'observateur.
Cet appareil est exposé directement au nord , et ne reçoit par conséquent le soleil que pendant quelques heures le matin et le soir, depuis TÂquinoxe du printemps jusqu'à réquinoxe d'automne , mais on le tourne pour le mettre à Pombre; il est d'ailleurs abrité de la pluie par un petit toit conique de métal.
On appelle température mcijrenne d'un jour celle que l'on obtiendrait en ajoutant entre elles les observations faites à tous les instants de la journée , et en divisant cette somme par le nombre des instants; mais, comme les changements ne sont jamais ni très-brusques , ni très-irréguliers, on comprend qu'aux observations de chaque instant on peu substituer des observations faites, par exemple, d'heure en heure , pendant les M heures ; de plus , l'expérience a fait voir qu'au lieu d'ol>server d'heure en heure, on peut adopter les deux méthodes suivantes ; 1« prendre la moyenne de trois observations faites, la première au lever du soleil, la deuxième d deux heures de l'après-midi , la troisième au coucher du soleil; 2» prendre la moyenne des deux températures ma^imun et minimum de la journée. Celte seconde méthode est celle qui est adoptée à l'Ob* servatoire de Paris.
La température moyenne d'un mois est la somme des températures moyennes de tous les jours du mois, divisée par le nombre de ces jours.
La tempéfutur^ moyenne de l'année est la somme des températures moyennes des douze mois , divisée par 19. Mais il est important de remarquer que l'on arrive au même résultat, ou à peu près, par deux autres méthodes ; 1* en prenant seulement la moyenne du seul mois d'octobre; ^ en prenant la moyenne des température correspondant à une seule heure d« la journée,