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DÉPRESSIONS DU MERCURE DANS LE BAROMÈTRE, DUES A SA CAPILLARITÉ

DUMÈTRE lotërienr da tube.

BinutasioHs.

DirritiHCis.

DIAMÈTRE intérieur da tube.

stalBBIOIlS.

DiniBEHCIS.

La correction de température dépend à la fois du coefficient de dilatation du mercure et du coefficient de dilatation de Téchelfe sur laquelle sont marquées les dîTisJons. Les coefficients de dilatation étant 0,0001802 pour le mercure, 0,0000086 pour le verre, et 0,0000172 pour le cuiTre , il est facile de faire des tables de correction ; on en trouve une dans le mémoire de M. Bouvard, en supposant que Téchelle soit de cuivre.

517. De$ vente. — On a beaucoup écrit sur les vents; on a même fait beaucoup d'observations sur leur direction, sur leurs changements périodiques ou irréguliers: et cependant nous n'aurons ici que très-peu de chose à dire. C'est un sujet si vaste et si compliqué , qu'il a été impossible jusqu'à présent de déduire quelque loi générale de l'ensemble des observations connues. Il faudrait compulser tous les registres météorologiques, examiner pour un même instant l'état des vents sur tous les points du globe, et discuter les changements simultanés qui surviennent dans les instants successifs. Cette tâche immense sort des bornes d'un ouvrage élémentaire ; si elle avait été remplie, nous en pourrions profiter pour résumer en peu de paroles les faits généraux auxquels elle doit nécessairement conduire.

On a cru remarquer que dans certains lieux les vents se succèdent dans un ordre déterminé; mais ces observations, beaucoup plus simples en elles-mêmes, puisqu'elles sont plus restreintes , présentent encore trop

d'incertitudes pour qu'il nous soit permis de les discu* ter ici.

Nous nous bornerons à quelques remarques sur la direction des vents et sur les causes générales que Ton peut leur assigner.

Les vents peuvent se propager par impulsion et par aspiration. Nous désignerons ainsi deux modes opposés qui doivent être soigneusement distingués. Le vent se propage par impulsion quand le souffle a lieu dans un sens et la marche progressive dans le même sens ; c'est ce qui arrive au vent qui sort d'un soufflet dans lequel l'air est comprimé. Le vent se propage par aspiration quand le souffle a lieu dans un sens, et la marche progressive en sens contraire ; c'est ce qui arrive au vent qui entre dans un soufflet où l'air est raréfié :1e souffle a lieu vers la buse, et la marche progressive du courant a lieu en sens contraire, car les points les plus éloignés sont ceux qui reçoivent les derniers Timpression.

Ce dernier mode n'est pas aussi rare qu'on le pense, nous en verrons la preuve dans Tarlicle suivant en par- , lant des ouragans; et Wargenlin l'avait aussi remarqué sur les vents, dans le nord de l'Europe : Quand le vent passe à l'ouest, dit-il, il se fait sentir à Moscou plutôt qu'à Abo, quoique cette dernière ville soit de près de quatre cents lieues plus occidentale que Moscou; et il ne parvient en Suède qu'après avoir préalablement soufflé en Finlande.

UVRE VIIL ~ MÉTÉOROLOGIE.

Eotre toutes les causes que Ton assigne aux vents, l*une des plus puissantes est sans aucun doute la prompte condensation des vapeurs dans le sein de ratoioêpbdre. On voit quelquefois tomber âT»» d'eau en une heure sur une grande étendue de pays, particulièrement dans les régions éqnatoriales. Or, supposons leutement que cette étendue soit de dix lieues de côté ou de cent lieues carrées : si la vapeur qui est néoessaire pour produire 37""» sur cent lieues carrées , était dana Tair I i*état élastique, et seulement à lOo de température, elle occuperait un espace cent mille foii plus grand qu'à Tétat liquide, c'est-à-dire qu'elle occuperait un espace de cent lieues carrées sur 2,700,000>«" ou 9,700 mètres de hauteur. Telles seraient donc les dimensions du vide qui résulterait de oette condensation. A la vérité, la vapeur n*est pas à Tétat élastique : elle est à réutvésiculalre; mais, par cela seul qu'elle reste suspendue dans l'atmosphère, elle a probablement une densité moindre qu'à l'état liquide, et sa condensation en gouttes de pluie produit encore un vide immense qui ne peut se remplir sans exciter une grande secousse atmosphérique.

518. Deê ouragan; ^ Dans la lone torrlde et dans tous les climats à hautes températures , les ouragans sont fréquents et se déploient avec une violence prodigieuse \ dans nos climats tempérés, ils sont à la fois plus rares et moins violents \ et, dans les réglons polaires, les grandes secousses atmosphériques, qui sont du reste asHi habituelles , se réduisant, à ee qu*il parait, à des vents de tempête ou seulement à des vents très -forts. Les ouragans occupent en général une grande étendue en largeur et une étendue encore plus grande en longueur : on en pourraitciter qui ont parcouru quatre ou cinq cents lieues avec une intensité presque égale ; ils se propagent, comme le vent, par un mouvement de translation dans une direction à peu près constante : ce qui les caractérise , c'est leur vitesse, qui est excessive ; elle est quelquefois de plus de?ingt lieues à l'heure. U n'y a point d'agent caché qui soit en jeu dans les ouragans, point de 0uide impondérable analogue à l'électricité qui exerce une action directe; ee n'est, en^lernier résultat, que de l'air en mouvementqui agit par sa puissance mécanique; et l'air est si léger que toute sa puissance semble devoir ^iit extrêmement bornée : mais , la force que les molécules d'air n'ont pas par leur masse , elles la prennent par leur vitesse, et elles deviennent ainsi capables de produire des effets qui paraissent d'abord incroyables , et qui sont cependant conformes aux lois de la mécanique.

Pour donner une Juste idée de ces effets, nous rapporterons ici quelques-uns des trop fameux désastres causés par l'ouragan qui a dévasté la Guadeloupe le 35 juillet 1895.

Des maisons solidement bâties ont été renversées ; un édifice neuf, élevé aux frais ^e l'État avec la plus grande solidité , a eu une aile entière complètement rasée.

Le vent avait imprimé aux tuiles une telle ^riteise, que plusieurs pénétrèrent dans des magasins à tmen des portes épaisses.

Une planche de sapin d'tm mètre de long, dedeei décimètreê et demi de large et de v{ngt4roi$ «OKmkree d'épaisseur , se mouvait dans l'air avee neii grande rapidité, qu'elle traversa d'outre en outre «m tige de palmier de qumrakte-cinq centôiié^res de diamètre.

Une pièce de bois de vingt eentimètrei tPiquaniêêoge et de quatrt à cinq mètree de long, projetée par le vent sur un chemin ferré, battu et fréqu^té, entn dans le sol de prèê d'un mètre.

Une belle grille en fer , établie devant le pabii do gouverneur, fut entièrement rompue.

Trots canons de 24 se déplacèrent jusqu'à la rencoitre de l'épauiement de la batterie qui les renfermait.

Pour expliquer ces phénomènes, il n'y a qu'une itale difficulté, celle de savoir comment l'air a pu receroir dans l'atmosphère une si prodigieuse vitesse, ear, ectk vitesse étant donnée, les actions mécaniques leiplii étonnantes en deviennent des conséquences néceisaiRi. C'est du gax en mouvement qui pousse le boulet hon du canon, et c'est aussi du gaz en mouvement qui laset dans les airs des quartiers de rocber lorsqu'une iûk fait son explosion.

Direction deê ouragant. — Les ouragans peuroi, comme lèvent, se propager par impulsion ou para pirttêùm. Ce second mode mérite attention, pares 41I féurnit une donnée importante sur la cause du moimment. C'est Franklin qui parait en avoir le preaierftii l'obeervatio». Il rapporte quelque part, dansseileUra. qu'ayant voulu observer une éclipse de lone à Pbiltdelphie , il en fut empêché par un ouragan dn wé eêt, qui se manifesta sur les sept heures du soir, it amena^ comme d'ordinaire, des nuages épais quicoivrirent tout le ciel. Il fut surpris, quelques jounapià, d'apprendre qu'à Boston, situé environ quatre ctsli milles au nord-eet de Philadelphie, la tempête nMi commencé qu'à onze heures du soir , longtemps aprèi l'observation des premières phases de l'écUpie; et, comparant ensemble les rapports recueillis dans dtlc^ 9^ colonies, Franklin observa constamment que cette tempête du nord-est avait eu lieu d'autant piti (vd que la station était plus êeptentrionale , et qa'aiim ^ vent soufflait dans un eens etavan^iaùprogm^ ment en sens contraire.

Depuis , l'on a observé un grand nombre dVRingans présentant ce caractère particulier dans V» directions.

519. Des trombes. — Le phénomène des troBbateit en même temps le plus extraordinaire des pbéooatK* météorologiques dans les effets qu'il produit, et lepiv incompréhensible dans ses causes. Pour en donner «e juste idée, nous rapporterons textuellement la deicnr tion d'une trombe qui a été observée dans les eofirs» de Trêves en 1839, par le professeur Grossmann.

CHâP. II. — DE LAIR ET DES VAPEUR8 ATMOSPHÉRIQUES.

m Vers deux htarei de Paprèt-roidi, une lieue audessous de Trêves, à l*est-nord-ett de Ruwer et de Pflaliel, à environ SO** au-dessus de Tborizon , un phé* nomène se montra , qui frappa d'étonnement et mit, pendant une demi-heure , dans un attente inqnlètt , QR grand nombre d*hommes qui étaient occupés au dehors.

• Lt ciel , k la suite de la pluie qui venait d^avoir lieu , était encore couvert, lorsque, tout à coup, du mi* lieu d*un nuage noir qui s'élevait de Test-nord-est, une masse lumineuse commença à se mouvoir en sens contraire et à le déchirer violemment. Le nuage prit bien* 101, vers le haut, la forme d*une cheminée, de laquelle se serait échappée une fumée d*un gris blanchâtre, aaaei mélangée par intervalles de Jets de flamme, et sVlevant par plutienrs ouvertures avec autant de fbree (ainsi s'exprimèrent un certain nombre de témoins) que si elle avait été chassée avec la plus grande vivacité par plusieurs 80u£Rets.

» Le météore était arrivé au^essus des vignes de Disburg et vis-à-vis de Ruwer, lorsqu'à quelque distance plus au sud sur la rive droite de la Moselle, tout à fait en contact avec le sol, un nouveau météore, comme il sembla i plusieurs individus, apparut d'une manière effrayante ; il dispersa des masses de charbon de terre entassées autour d'un arbre, renversa un ouvrier d'un four à chaud qui se trouvait là, e( se précipita à travers la Mosdle avec un fracas épouvantable , comme si un Srand nombre de pierres se heurtaient ensemble. L'eau a'élança en une haute colonne.

» Roulant avec le même fracas , ce dernier météore, toujours à terre, se dirigea de la Moselle à travers les campagnes de Plaizel, laissant des traces évidentes de sa rouie en zizzag à travers les champs de blé et de légumes. Une partie des légumes fut entièrement détruite, une autre partie couchée et hncliée, le reste enlevé au loin dans les airs.

» Plusieurs femmes, près desquelles passa le météore, s'évanouirent; d'autres, plus éloignées , se cachèrent, ou s'enftoirent en criant : Tous les champs sont en feu. Deux ouvriers, qui étaient montés sur un arbre, observèrent le météore dans tout son trajet ; un autre eut même la pensée courageuse de le suivre , et cela était facile en marchant d'un pas ordinaire. Mais, dans un des zigzags qu'il décrivait, le météore l'enveloppa tout à coup. Il se sentit tantôt tiré en avant, tantôt violemment soulevé; il se pencha ens'appuyant fortement à terre avec ses outils; mais il n'en fut pas moins jeté à la renverse. Le tourbillon pourtant l'abandonna et continua sa route.

» Il ne se souvient d'aucune impression particulière qui aurait affecté soit l'odorat, soit le goût, mais seulement d'un bruit assourdissant. Il affirme qu'il y avait deux courants dont l'un s'élevait obliquement, entraînant les liges et les épis avec d'autres corps légers; l'autre avait une direction contraire.

» La route que le météore s'était frayée à travers les

champs avait, suivant différents rapports, de 10 à 18 pas de largeur, sur une longueur de 9,100 pas. Sa f6nne était à peu près conique; sa couleur, tantôt gris blanc ou jaune, tantôt brun obscur, le plus souvent celle du feu. Le premier météore était en l'air, au-dessus de celui-ci, i peu près parallèle, en avant vers le nord ; il présenta, pendant environ dix-huit minutes, une grande masse d'un gris blanchâtre, qui semblait souvent vomir de la fumée rouge de flamme, et qui, vue à la distance d'environ une demi-lieue, avait la forme d'un serpent de 140 pas de long, dont la tête était vers le nord-nordest, la queue à Topposite.

» En huit à dix minutes de temps, la queue s'était changée déjà en s'abaissent; au moment où elle allait toucher la terre, tout le phénomène disparut, et en même temps aussi le météore inférieur, sans que, ni de la partie élevée en l'air, ni, comme l'assure un témoin oculaire, de la partie inférieure, il y eût aucune explosion; mais alors une odeur de soufre très-puante se répandit sur toute la campagne. Presque aussitôt un orage éclata sur les bois, situés au nord-nord-ouest du lieu où s'était montré le météore, et fut accompagné d'une grêle à grains extraordinairement gros.

» Le soleil ne parut point pendant tout ce temps, à ce qu'affirment la plupart des spectateurs. Il n'y avait aucun souffle de vent.

» Le météore supérieur fut aperçu de Outweiler, Cossel, et autres endroits, eomme aussi de Trêves; il parait être descendu des hauteurs de Hochwald. *

Nous pourrions citer un assez grand nombre d'observations analogues faites sur divers points du globe. On appelle quelquefois tron^fes marina (fig, 874) celles qui paraissent soit en pleine mer, soit près des côtes; tromheê d'eau, celles qui se montrent au-dessus des lacs et des rivières; puis irombeê d'air, celles qui parcourent la terre avec plus ou moins de rapidité. Mais, tout ce que l'on a pu recueillir sur ces difiPérentes trombes montre avec évidence qu'elles tiennent aux mêmes causes et qu'elles produisent les mêmes effets : c'est une seule et même puissance, qui tantôt s'exerce sur les eauX| pour en soulever des colonnes qui ont plusieurs centaines de mètres de hauteur; tantôt sur le sol, pour f6uiller la terre, briser les arbres et enlever tous qes débris jusqu'aux nuages.

Comment cette puissance, quelquefois si prodigieuse, peut-elle prendre naissance au milieu des airs? C'est une question, il faut le dire, à laquelle la science ne peut faire aucune réponse précise.

ireioKlraix.

530. Cofia^nic^iofi et ueagee deê hygromètreê. — L'hygrométrie a un double but, celui de mesurer la force élasUque de la vapeur qui existe dans l'air, et celui de déterminer l'action que les divers corps de la nature peuvent exercer sur cette vapeur. Cette seconde partie offk^ nécessairement une foule de phénomènes qui ne

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