CHAP. U.— DE L'AIR ET DES VAPEDR8 ATMOSPHÉRIQUES
Bot dlnaCs , pret^ut (oufet les wnAeê , pendant las mois de nart et d'avril , a sans doute une origine analogue à celle de la neige. Cetl autti de Teau eongelée , ou plutôt de petites aiguilles de glaee pressées et entrelacées , formant une espèce de pelotle asseï compaofe , et quelquefois enveloppée d'une couche de véritable glace transparente. On ne sait rien jusqu'à présent sur les causes qui déterminent ce phénomène.
Le vêrgU^ê est une couche de glace unie , mince et transparente , qui couvre la terre et quelquefois les plantes, les arbres et tous les objets répandus sur le toi. Sa cause est connue : la condition nécessaire à sa production est que l'air soit assez chaud pour donner naissance à de la pluie, et que le sol soit assez froid pour congeler cette pluie à mesure qu'elle tombe. Ainsi , le verglas n'est que de la pluie qui se congèle en touchant te sol.
La Hêige rouge que Ton rencontre dans les régions polaires, et partout où il y a des neiges permanentes, 4olt sa couleur à la végétation d'un petit champignon (uredo nivuliê) , qui a la propriété de végéter dans ia ■eige, oommeM . Batter l'a démontré par des ezpériences directes.
La grêle est en même temps l'un des fléaux les plus redoutables pour les propriétés agricoles , et l'un des phénomènes les plus embarrassants pour les météorologistes.
Nous essafcrons d'abord de rapporter toutes les observations précises qui ont été faites sur la grêle ellemême et sur les circonstances qui l'accompagnent, puis onauite nous exposerons les hypothèses les moins improbables qui ont été faites pour expliquer sa formalion. Nous profllerons d'un article très-intéressant que M. Arago a publié sur ce sujet dans V Annuaire du kureau des longitude» pour 18M.
La grosseur la plus ordinaire des gréions est à peu près celle d'une noisette ; il en tombe souvent de plus petits; auxquels on fait peu d'attention parce qu'en général ils sont peu dangereux ; mais il en tombe trop aouvent de beaucoup plus volumineux , qui brisent et ravagent tout ce qu'ils frappent à la surface de la terre. Nous laisserons de côté les récits des historiens et des chroniqueurs ; nous n'admettrons pas avec eux que Ton a TU , sous le règne de Charlemagne , des grêlons de 15 pieds de long sur 6 pieds de large et 11 pieds d'épaisseur, ou que l'on en a vu ,sous le règne de Tippo- Sa«b, qui étaient gros comme des éléphants : si , chronologiquement , ces exagérations ne remontent pas aux temps fabuleux , on peut bien dire qu'elles y remontent acientiiquement. Mais , tout en restant dans la limite des faits bien observés, nous trouverons encore sur les dimensions de la grêle des résultats assez étonnants. Ceux que nous allons rapporter peuvent être considérés comme tout i fait authentiques. Leur exactitude est garantie par des physiciens connus.
Halley rapporte que le 9 avril 1607 il tomba , dans le Flintshire , des gréions qui pesaient 5 onces.
Robert Taylor , a mesuré, le 4 mai 16Qf , dans le Hartfordshire , des gréions dont le contour était da 14 pouces ; c'est 4 pouees de diamètre.
Parent a vu , le 15 mai 170S , à lliers, dans le Pereba, des grêlons gros comme le poing.
Montignot ramassa , le 11 juillet 1759 , à Toul , des grêlons de 8 pouces de diamètre.
Volta assure que , dans la nuit du 10 an 10 août 1787, parmi les énormes grêlons qui ravagèrent la ville de C6me et 9ti environs , l'on en trouva qui pesaient 0 onces.
M. Tessier , rapporte que le 18 juillet 1788, dans eat orage épouvantable qui traversa la France et les Pays-- Bas, il se trouvait des grêlons de 8 onces.
Le docteur Noggerath dit que le 7 mai 18M il tomba à Bonn des grêlons qui pesaient 12 à 18 onces.
Ces témoignages sont sans doute suffisants pour établir comme un h\i incontestable qu'il est tombé dans différents pays des gréions pesant plus d*une demilivre.
La forme des grêlons est très-variable , Us sont en général arrondis , quelquefois aplatis , et dans la nombre on en trouve très*souvent qui sont anguleux on qui ofl'rent à leur surface des protubérances ou des saiUiee remarquables.
Les observations sur la structure Intérieurt de In grêle sont d'une très-haute importance, parce qu'elles peuvent conduire aux causes qui déterminent les progrès de la congélation ; mais ce qu'elles ont appris Jusqu'à présent se réduit aux remarques suivantes :
Vers le centre des grêlons, on trouve en général une espèce de noyau opaque , assez semblable à cette neige plus ou moins spongieuse qui compose le grésil {figure 857, n- 1 et 4.),
Autour du noyau, on ne distingue ordinairement qu^na masse congelée plus ou moins épaisse et très-eensible» meql diaphane,
Quelquefois on reconnaît dans cette masse des couches distinctes, et pourtant transparentes (n»* I et 4). D'autres fois on peut y compter plusieurs alterna^ tives de couches diaphanes et opaques (n^ 9 , 8 et 6) : cette circonstance mérite toute l'attention des observa** teurs.
Enfin , l'on trouve des grêlons qui ont une stnieiura rayonnante à partir di| centre (n» 5) , et quelquefoia cette structure remarquable enveloppe la structure intérieure, qui est visiblement concentrique. C'est A M.Deleros que l'on doit cette observation intéressante { il eut occasion de la faire , le 4 juillet 1819» dans un orage de nuit qui répandit la désolation sur plusieiirf départements de l'ouest de la Frauœ.
Le docteur Pversmau rapporte qu*en 1835 , ^ans u^ orage terrible qui couvrit Ordenbourg et %e% environs , on recueillit plusieurs grêlons dont le centre ou If noyau était une espèce de pyrite de forme quadrangtt* laire.
Il m*a semblé depuis longtemps qu'il serait très-im-