CHAP. ÏV.~DE L'ÉLECTRICITÉ ATMOSPHÉRIQUE
avait une Meaira aa plntlaart travers da doigt à répaala draitai uae autre i*ét8iidaat du milieu postérieur du bras du même c6té jusqu'à la partie moyenne et ei* Cériaura da Tavant-bras; une troisième escarre, profonde, parlait de la partie moyenne et postérieure du bras gauche , et allait jusqu'à la partie moyenne de ravaii(«4)ras du même côté; une quatrième plus superficielle et moins étendue au cdté eilerne de la partie in« férieura da la cuisse gaucbe; et une cinquième sur la lèrra supérieure jusqu'au nez. Il a été fatigué d'une Inaamnie absolue pendant près de deui mois; il a eu les liras paralysés, et son Are des différentes variations de ralBOspbère.
» Un jeune enflsnt fut enlevé des bras de sa mère et porté è six pas plus loin : on ne le rappela à la vie qu'en lui fiaisaat respirer le grand air* Tout le monde avait les Jambes paralysées. Toutes les femmes , échevelées, offraient un spectacle borrible. L'église fut remplie d'une fumée noire et épaisseï on ne pouvait distinguer les ob« Jets qu'à la faveur des flammes des parties de vêtements aUnées par la foudre.
» Huit personnes restèrent sur la place; une fille de dlx«Deuf ans fut transportée sans connaissance à sa ■Mdaon, et expira le lendemain matin, en proie aux douleurs les plus horribles, à en Juger par ses hurlements : de sorte que le nombre deê personnes mortes est de neuf; celui des blessés est de quatre-vingt-deux.
» Le prêtre célébrant ne fut point atteint de la fondra, sans doute parce qu'il avait un ornement en soie.
I» Tous les chiens qui étaient dans réglise furent trouvés morts dans l'altitude qu'ils avalent auparavant.
9 Ouoiqu'on ne puisse pas suivre de l'œil toutes les opérations subtiles du fluide électrique, on peut quelquefois en juger par les effets.
» Une femme, qui était dans une cabane, à la montagne de Barbin, au couchant de Chàleauneuf, vit tomber soceesslvement trois masses de fèu, qui semblaient devoir réduire ce village en cendres.
m 11 parait que la foudre frappa d*abord la croix du clocher, qu'on trouva plantée dans la fente d'un rocher, à une distança de 16 mètres. Le feu électrique pénétra ensuite dans l'église par une brèche qu'il fit à la voûle, d la distance d'un deoi^mètre de celle par où passe la corde d'une cloche; la chaire fut écrasée. On trouva dans réglise une excavation d'un demi -mètre de diamètre, prolongée sous les fondements du mur jusque sur le pavé de la rue, et une autre qui rentrait sous les fondements d'une écurie qui est en dessous, et où l'on trouva morts cinq moutons et une jument, »
558« De l'origine de l*ileo$rieité aimosphérique ei de im fàrmoiion dee nuages ûrageus. — La question de l'origine de l'électricité atmosphérique est peut-être, da toutes les grandes questions dont s'occupe la météorologie, celle qui a donné naissance au plus grand nombre de dissertations et d'hypothèses plus ou moins sin-' gulières. D'habiles observateurs ont essayé de la résoudre par la voie de l'expérience; de Saussure et Volta s'en
sont occupés avec ce lèle etoetle rare sagacité fusils ap« portaient dans tous leurs travaui^, et, s'ils ne sont pas parvenus à des résultats décisifs, s'ils n'ont pas mis au Jour la vérité, Us ont du moins indiqué où il fallait la chercher, J'ai repris, en 18i5, la question au point où ils l'avaient conduite , et J'ai découveK deux grandea sources d'électricité, qui sont les deux principales cau« ie$ de l'électricité atmosphérique. On pourra voir tout le détail des expériences dans deux mémoires qui ont été publiés {Jnn. de Phyeiq. e4 de OUm.^ UVT) et dont nous avons rapporté un extrait pages 194 et suivantes.
Il résulte de ces expériences : d'une part, que la vé^ gétation est une source abondante d'électricité) et, d'une autre part, que de toutes les évaporations qui s'accomplis^ sent sans cesse dans la nature, soit sur les continents, soit sur les mers, il n'en est aucune qui ne soit accom* pagnée d'une ségrégation chimique.
Ainsi, la végéutlon et i'évaporation, voilà les deux grandes sources de l'électricité atmosphérique. Ces eau* ses, plus ou moins actives en chaque lieu, en chaque contrée , suivant les périodes des saisons, sont en même temps constantes tout autour du globe dans le cours d'uua année. Ces périodes locales et cette constance universelle qui se montrent dans les causasse reproduisent aussi dans les effets. Dans les divers climats, il y a diverses saisons pour les orages, mais dans toute l'étendue de l'atmosphère, il se détruit chaque année parles explosions de la foudre une certaine quantilé d'électricité qui reste à peu près la même; c'est donc celte quantité constante d'éiec* tricité qui est aussi reproduite chaque année.
L'acide carboaique et les vapeurs, en se mêlant à l'air, répandent et dispersent, dans toute l'étendue de l'atmosphère, les fluides électriques qu'ils ont pour un instant empruntés à la terre. Ainsi, toutes les régions atmosphériques sont dans un état électrique habituel , mais cet étal varie d'une région à l'autre i ici, c'est l'électricité vitrée qui domine; là , c'est l'électricité résineuse; à côté, se trouve peut-être une région presque sans tension électrique ou à l'état naturel.
Les observations constatent en effet cet état électrique habituel de l'atmosphère. En 175S, pendant une sécheresse de six semaines, depuis la mi-septembre à la fin d'octobre, Lemoonier ol>serva chaque jour de rélectricité dans l'atmosphère , et cependant la sérénité du ciel fut à peine troublée par quelques nuages durant cet intervalle. Les expériences de De Saussure, firman. Voila, et dun grand nombre d'habiles physiciens confirment ce résultat. On croit même, et c'est une opinion asses gé^ néralement adoptée, on croit que sous un ciel sert-in l'électricité de Tair est plus ordinairement positive, et qu'elle augmente d'intensité à mesure que l'on s'élève. Les diverses séries d'expériences que j'ai eu occasion àe faire ne conduisent pas à une conséquence aussi absolue : c'est un sujet de recherches très-intéressant pour les méléorologistes. 11 se pourrait bien, au reste, que l'air serein fût élecirisé positivement dans certaines saisons^