LIVRE PREMIER
l*air et le ftiit paiter dans le rédpieat , quand on Te réfère, Tair extérieur ouvre la première soupape et entre dans le corps de pompe, tandis que Tair comprimé du récipient presse la seconde soupape, et la tient fermée; enin , quand on rabaisse le piston, la première soupape se ferme , Tair se comprime de plus en plus , il devient capable d*ouvrir la seconde soupape et passe encore dans le récipient; et ainsi de suite.
L*éprouvette de la machine de compression est un tube droit fermé à son sommet, rempli d*alr , et plongeant par son extrémité Inférieure dans une cuvette de mercure. Au commencement de Texpérlence , Tair du tube esi sous une pression atmosphérique, et le mercure est au même niveau à l'intérieur et à Textérieur ; à mesure que la pression augmente, le mercure monte dans le tube, le volume de Tair se réduit successivement à la moitié, au tiers ou au quart de ce qu'il était ; et , d'après la loi de Mariotte, on Juge qu'il est sous une pression de deux, trois ou quatre atmosphères. Dans le récipient, la pression de l'air est plus grande que dans le tube, de toute la hauteur de la colonne de mercure qui s'élève au-dessus du niveau extérieur.
89. Il y a âe$ pompes de compreêsUm qui sont destinées à être vissées sur divers appareils pour y comprimer de l'air ; alors, elles se composent simplement d'un corps de pompe et d'un piston sans soupape. Le corps de pompe présente trois modifications particulières {flg. 116); 1« Il porte un pas de vis à son extrémité inférieure ; 9« il est muni d'une soupape $, dont le piston s*approche le plus possible quand il arrive au bas de sa course ; S*» vers sa partie supérieure et sur sa paroi latérale, il est percé d'un petit trou / (ftg. 190 ) qui reste toujours ouvert et qui fait cependant l'office de soupape, parce qu*il est tantôt au-dessus tantôt au-dessous du piston.
Quelquefois, au lieu d'un petit trou latérale, le corps de pompe porte une véritable soupape latérale (flg. 116) ; cette disposition oflire l'avantage de pouvoir comprimer des gax quelconques, car il suffit pour cela de faire communiquer le tube de la soupape'au réservoir qui les contient.
83. Miêureê des pressions de gax contenus dans divers appareils. — On mesure en général les pressions des gax par deux moyens : par le moyen de deux liquides, ou par le moyen des soupapes. Les appareils à colonne liquide s'appellent des manomètres ; les soupapes s'appellent, en gtoéral , soupapes dépression y et aot»papes de sûreté quand elles sont destinées à empêcher les explosions.
Soupapes dépression, — Ces soupapes sont indéfiniment variables dans leurs fermes et dans leurs dimensions : tantôt elles ont la forme d*un cône tronqué ( flg. 110, a et 6 ); tantôt elles ont un simple plan qui s'adaple très-exactement sur les parois de l'ouverture (figurée). Dans tous les cas, elles doivent fermer hermétiquementjusqu'à l'instant où elles sont soulevées. Pourestimer l'élasticité du gax qui est capable de les soulever,
il fout connaître deux choses : !• le poids total qiU charge la soupape ; 9«. l'étendue de la surface qui ot exposée à la pression verticale du gax. Supposons qoe le poids soit évalué en kitogrammes, et que l'éteadae de la surface pressée soit évaluée en centimètres carrés: si le poids est, par exemple, de 100 kilogramoKs, et la surface de 95 centimètres , chaque centiaiètre carré supportera 4 kilogrammes; donc, d*après ee que osas avons TU (70 ), le nombre des atmosphères est ég4 à Vt»M ou à S«', 87, plus eoeore la pression atmosphérique ordinaire qui s'exerce aussi sur la soupape. Ce même moyen s'applique aux liquides comme aux gai; c^t celui que l'on emploie pour essayer les tuyaux de conduite et les cyUndres des machiaes à vapeur*
Manomètres. — Le nom de manomètre av^ Ui donné, par Tarigaon, à un appareil qu'A destinait è ■^ surer la raréfaction de l'air. Maintenant, on appelle manomètre tout appareU à colOMie Ikiuide prsprei mesurer des pressions. Le baromètre mesure la prûsion libre de l'atmosphère ; le numomètre mesure la pression des fluides contenus dans les espaces fermés. Véprouvette de la machine pneumatique et celle delà machine de compression sont de véritables manomètrei. Cependant on peut établir quelques distinctiotts dans les appareils de cette espèce.
La figure 194 représente un manomètre, au moyen duquel on mesure la tension des gax contenus dans le ballon 6. Il a été employé par De Saussure, et ensotte par Berthollet, dans les recherches importantes qi^ii ont faites l*un et l'autre sur la végéUtîon et sur les phénomènes des corps vivants. Les animaux et les plantes étaient renfermés dans le ballon b.
Les tulfes de sûreté sont des manomètres qui iniquent la tension des gax contenus dans les appareib auxquels Ils sont adaptés. Quand la tension est égale à la pression atmosphérique, le liquide est au mène niveau dans les deux branches (/^. 114) ; et en général, la différence des niveaux mesure la di£Krence des pressions ; il suffit de connaître la densité du liquide conCena dans le tube pour évaluer cette difléreoce de presslsn en millimètres de mercure.
Les tubes de sûreté cmt été inventés par Welter : ils sont d'un grand usage en chimie, parce quils enpéchent les esplosions et ^absorption. Quand la pression intérieure devient trop faible, l'air ataMsphérique refoule le liquide dans la boule et pénètre dans Tappareil : au contraire, quand elle est trop forte, elle chasse la colonne liquide et trouve une issue par le tube.
Quand les pressions doivent être très-fortes, on ea* ploie un manomètre analogue à celui de la machine de compression.
84. /Wt/dwii/(/îgr.ll7, 118,110 et 190).- n suffit de nommer cet appareil pour que l'on en derine le mécanisme. La crosse contient un réservoir à soupape dans lequel on comprime de l'ahr sous huit ou dix stmosphères. On y ajoute un canon qui reçoit le pn^ tile et qui en dirige le mouvement. On fait partir une
DE LA PESANTEUR. — CHAP. VH
déCeole qui presse la soupape : Tair sort avec vloleoee , liasse la balle, et la soupape se referme à rinstant. On peut tirer de suite plus ou moins de coups, suivant que le réservoir est plus ou moins grand. Le fusil à vent peut lancer la balle avec autant de vitesse que le fusil à poudre. Cet effet ne se produit pas sans bruit ni sans Innûère. ,L*air comprimé, se débandant subitement, Mt une explosion pareille k celle du crève-vessie ; et, à rextrémité du canon, on voit un Jet de flamme qui est produit par le frottement des petites poussières solides que rair rencontre ou qu*il emporte avec lui ; car il parait que dans un air très-pur il n*y a plus de flamme perceptible.