‹ Eléments de physique expérimentale & de météorologieChapitre 49 sur 341 · LIVRE U. ^ m LAl œaleuil · texte numérisé non relu

LIVRE U. ^ m LAl œaleuil

védMuffsnbent et de refroldUiemenl. En elfet , le calorique peut être accumulé daot les corps , mais il ne peut pas être y retenu et enfermé, comme Tair, Teau et les autres fluides pondérables sont enfermés dans les vases. Aucune sul>slance n*est impénétrable au calorique : c*est un fluide incoercible qui est sans cesse en mouvement pour^e communiquer de proche en proche dans les corps conligus, ou pour se répandre dans l'espace sous forme rayonnante. Si un corps , tel qu*un boulet, par exemple, étail enfoncé à 10 pieds sous (erre, tout le monde sait que sa chaleur se communiquerait aux couches environnâmes , puis de celles-ci aux suivantes , et ainsi de proche en proche jusqu*à de trèsgrandes distances ; après un temps assex long , ce boulet serait refroidi , mtfis aucune portion de sa chaleur ne serait perdue ; elle serait répandue dans les corps voisins , et Ton pourrait , à la rigueur , la retrouver et la recueillir en totalité. Lorsqu'un corps se refroidit dans l'air , le phénomène est différent : une portion de sa chaleur passe aux molécules d'air qui le touchent , mais une portion s'échappe sous ferme rayonnante , à peu près comme la lumière s'échappe de la flamme ; et ces rayons de calorique se répandant de toutes parts , les uns vont tomber sur des corps qui les arrêtent et les absorbent en partie , les autres s'élèvent vers le zénith, traversent toute l'épaisseur de Talmosphère et vont se perdre dans le vide du ciel, ir y en a sans doute qui vont tomber sur le soleil et sur les corps célestes , comme H arrive aussi à la lumière d'une bougie de se répandre Jusqu'aux astres. Ce qui est vrai d'un corps suspendu dans l'air est vrai pareillement du globe entier de la terre , suspendu au milieu de l'espace. Ainsi, la terre se refroidit : à chaque instant , l'atmosphère et tous les corps terrestres qui sont exposés à Paspect du ciel perdent de leur calorique par le rayonnement. II faut donc qu'il y ait des sources de chaleur qui répa-

rent à chaque instant les pertes que Ad( la terre, et qiil puissent maintenir sur sa surteee cette température moyenne dont l'intensité est une condition nécessaire des phénomènes de la végétation et des fondions de la vie.

Nous verrons qu'il y a trois sources d^ dMlear poor compenser le refroidissement que la terre éprouve » et pour maintenir d'une manière à t>eu près permanente l'équilibre des températures terrestres.

La première est une chaleur primitive qui règne encore à de grandes profondeurs , et qui se dissipe peu à peu; elle entretient les parties centrales de la terre à une chaleur sans doute plus grande que celle du fer fendu , mais elle ne contribue que dans une faible proportion aux températures delà surface,

La seconde est la chaleur solaire, dont nous donne* rons la mesure dans les éléments de Météorologie : nous verrons que tout le calorique que le soleil répand sur la terre dans le cours d'une année est. capable de fondre une certaine quantité de glace que nous sommes parvenus à déterminer par des moyens simples et rigoureux.

La troisième source de chaleur est cdle qui réeulle des actions mécaniques et chimiques qui s'exercent sur la matière. Le simple contact des corps dégage de la chaleur : la compression , le frottement, la percussion, et tous les changements mécaniques que peuvent éprouver les molécules matérielles dégagent pareUlement de la chaleur ou du froid. Enfin les combinaisons chimiques, soit les combinaisons naturelles qui accompagnent la naissance , le développement et la décomposition des êtres , soit les combinaisons accidentelles qui sont des produits de l'art , sont autant de phénomènes de production de chaleur ou de froid dont if importe de connaître les lois.

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