DILATATION
1M. Conttruction du thermomètre à mercure, ^ La coottruction dirthermomèlre à mercure se réduit à 00 petit Booibre d*opérations très-simples : il suffit de pr^rer le tube , dMnlroduire le liquide , de fermer le tliennooièUre et de le g^raduer.
Les lobes de thermomètre doivent avoir ud diamètre iotérieur qui soit partout le même , afio que des longoeors égales correspondent à des volumes égaux. Pour s'assurer de cette condition , on fait passer , dans Tlntérieor du tube que Ton veut employer, une petite colone de mercure de 1 ou 2 centimètres de longueur ; eosoite , par une légère pression que Ton peut exercer avec une vessie de gomme élastique , on fait courir cette colonne d*un côté ou de Tautre , jusqu'à ce qu'elle ait parcouru toute l'étendue du tube en présence d\ine échelle diTisée {fig. 181 ). Si^ dans chaque position , elle occupe la même longueur , on est très-sûr que le lobe est cylindrique, et, pour l'employer à la conslructioa d'us thermomètre , il ne reste plus qu'à y souffler une boule {fig. 176) , ou à y souder un réservoir cylindrique. Si , au contraire , elle occupe des longueurs Inégales, il est nécessaire de calibrer le tube, c'est-àdire 4e marquer sur toute sa longueur les intervalles pins oa moins grands qui correspondent aux diverses positions de la colonne.
Pour introduire le liquide , on chauffe le réservoir aftn d'en dilater Pair , et ensuite on plonge rapidement Pextrémité du tube dans un bain de mercure. Le refkH>idissemeDl qui a lieu diminue l'élasticité de l'air intérieur , et la pressioft atmosphérique force le liquide à monter de plus en plus; il suffit qu'il en arrive seuqoelques gouttes dans le réservoir {flg. 178).
Alors , retournant l'appareil pour le chauffer de nouveau Jusqu'à l'ébullition du liquide, les vapeurs de mercure en remplissent bientôt toute la capacité ; l'air est complètement chassé , et cette fois , en plongeant trèsvile l'extrémité du tube dans le bain de mercure, on est presque assuré qu'il se remplira complètement.
Avant de fermer le thermomètre , on en régie ia courte, c'est-à-dire que Ton fait sortir ou rentrer du liquide Jusqu'à ce que le sommet de la colonne corresponde à peu près à la hauteur que Ton veut choisir pour la température moyenne ; ensuite , on ferme à la lampe l'extrémité du tube. Cette opération se fait de deux manières : 1« en faisant le vide au-dessus de la colonne thermomélrique ; S** en y laissant de l'air.
Dans le premier cas , on commence par effiler l'extrémité du tube , et, après cela, on chauffé la boule sur des charbons Jusqu'au point de faire sortir une petite goutte de liquide. A cet instant même, on dirige le dard du chalumeau {flg. 177) sur l'extrémité du bec effilé du tube ; le verre se fond , et le tube est fermé : il ne reste plus qu'à l'arrondir, en le présentant au dard de la lampe, après que la colonne s'est retirée par le refh>i-> dissement.
Dans le second cas , le therq|f omètre étant à la température ambiante, c'est-à-dire à la température de l'air environnant , on présente l'extrémité du tube au dard de la lampe, et on la ferme hermétiquement; ensuite , on la maintient rouge et à peu près en état de liquéfaction pendant quelques instants ; et alors chauffant rapidement le rèiervoir , soit avec la main soit avec une lampe , la colonne monte, l'air est repoussé, et, par la pression qu'il exerce au sommet du tube sur le verre fondu , il forme une espèce de réservoir qui est plus ou moins grand , suivant que Pahr y est refoulé avec plus ou moins de force {fig. 170). Ce réservoir supérieur est presque toujours nécessaire lorsqu'on laisse de l'air dans l'appareil.