CHAPITRE n
i m eelto de U UUgeiito lur laquelle U te troore. Ainei, dftM le meiiTenent curriligne , le mo- Mle ckajige à ehaqoe fnitaot de dlrecUon , et, •*!! per^ amri ob eercle esUer, il t TéritebleiDeDt patsé par toutes lee direelioiifl poetiblee. Pour la lenteur et la rapidité du MOOYcaieDt, oo dit ea iBécanique ^ comme dans le langage ordinaire, qu'un mourement est plus lent quand le mobile parcourt moins d*espace dans le même temps^ et qnil est plus rapide quand il parcourt un espace plus grmMl. Seulement, il ftiut prendre garde que , de deux moBYtiBents donnés, celui qui serait le plus lent, en ne considérant que les espaces parcourus pendant une se^ conde par exemple, pourrait être le plus rapide , si i*on eonsidéfit les espaces parcourus pendant une beure ou pendant on jour ; car on conçoit qu*un même meuvepeut se ralentir avec le temps ou devenir plus
Le repos absolu et le mouvement absolu ne sont que dee conceptions de notre esprit : dans Tarrangement du monde, U n'y a rien d'absolu pour nous| tout est relatif et condlUonnel. Ainsi , toutes les choses qui nous paraissent les plus immobiles à la surface de la terre ne sont que dans un repos relatif. Les arbres sont en repos par rapport aux montagnes , et les montagnes sont en repos par rapport au sol et à la masse du globe f mais les arbres et les montagnes sont emportés avec nous dans le vaste orbite de notre planète, et tous ensemble nous parcourons en trae seconde dix fois plus d'espace que n'en parcourt dans le méaM temps un boulet qui sort du canon. Cependant , en parcourant aussi vite les espaces du del, noua ne pouvons pas Juger de notre mouvement absolu, car II faudrait savoir si le soleU est immobile au esntre du monde. Or tout semble annoncer que le soleil emporte avec lui toutes les planètes, comme la terre emporte avec elle son atmosphère et ses nuages, ses arbres et ses monlagnes»Le soleil lui-même n*est qu'une planète Imperceptible, par rapport à un autre soleil autour duquel U loome et cet autre soleil est sans doute emporté hii-méaw dans Tespace, sans qu'on puisse assigner ni même imaginer un centre Axe autour duquel (outes ces révehuloaa s'accomplissent*
7. De eimÊTiiê. -^ Il 7 a deux manières de concevoir les forces qui agissent sur la matière iqorganique. On peut soppoeer qu'elles ont une existence séparée, qu'elles sont hors de la matière, et qu'eUes en sent Indépendantes j on biea on peut admettre qu'elles sont Inhérentes à la matière elle-même, et qu*eUes ne sont que des propriétés permanentes, qui lui ont été primitivemtnt données. Ces deu\iuppositlons reviennent au fbnd è une senle et même chose \ mais , queUe que soit l'idée qu'on puisse prendre de leur origine et de leur mode d'distmice , Il 7 a sur elles et sur la matière deux principes fondamentaux qui résultent de tous les phénomènes ■atartia qui se produisent à nos yeux , et qui se renouvellent ou se perpétuent depuis tant de siècles. Ces deux principes constituent ce qu'on appelle XHnertie de la matière. Le premier est que, toutes les forces qui agis-
sent sur la matière cesunt d'agir à un Instant donné, la matière conserve son état de repos ou de mouvement. Le second est que toutes les forces sont soumises à des lois d'une infaillible stabilité. Il résulte du premier principe qu'un atome de matière ne peut ni se donner du mouvement ni altérer celui qu'il aurait reçu; et si deux atomes de matière peuvent se donner du mouvement l'un à l'autre par leurs attractions , ou en général par leurs actions mutueUes, comme l'attraction de la terre donne du mouvement à une pierre qu'on abandonne à eUe-mème, il résulte du second principe que ce mouvement se produit suivant une loi déterminée qui n'a éprouvé aucun changement depuis que le monde exista. Ainsi, tous les changements que subit la matière, soit dans son état , soit dans son repos , soit dans son numveaient, nous devons les attribuer à des causes ou à dot forces particulières i tantôt à des forces nouvelles, qui surviennent tout A coup; tantôt A des forces permanentes, qui continuent d'agir et qui règlent leurs aetkma suivant les lois immuables auxquelles elles sont soumises. Si un corps se brise ou se déplace, s'il devient plus dur ou plus mou, s'il se refroidit ou s'il se réchauCFe « sUl se liquéfie ou s'il se vaporise , c'est qu'une cause est sUN venue qui lui imprime ces modifications. Jamais ane pierre ne s'est brisée d'elle-même, Jamais eilenes^est soulevée sur le sol , jamais on ne l'a vue ni se durcir, ni se ramollir, ni s'échauffer, ni se refroidir, ni se liquéfier d'elle-même, ni disparaître en vapeurs. SI ron coupe le fil qui soutient un corps, on le voit qui tombe et qui se précipite d'un mouvement de plus en plus rapide. U ftillait une cause pour le faire tomber, et c'est cette même cause qui continue d'agir et qui presse son mouvement par ses actions répétées. La terre, dans son orbite autour du soleil , éprouve des variations perpétueUes t tantôt sa course devient plus lente, tantôt plus rapide, et cependant rien n'est accidentel dans ces périodes ; rien n'est fortuit ni imprévu. C*est toujours la même cause qui préside A ces mouvements ; mais c'est une cause qui change d'énergie, et c'est par la loi de ces changemeata que se maintient réquUU>re du monde.