LIVRE U.-^ CHALEUR.-*- PREMIÈRE PARTIE
arec les mêmes précautions jusqii*à une température un peu plus élevée , alors on note cette température ayec soin, on observe le baromètre, et , d*un trait de chalumeau , on scelle la pointe effilée du ballon. 11 reste ensuite à faire trois pesées : 1* le ballon avec la vapeur qu'il contient; 3* le ballon plein d*eau; Z" le ballon plein d*air sec. De la seconde on déduit la capacité, de la troisième le poids du verre , et enfin de la première le poids de la vapeur. C*est par ce moyen que M. Dumas a obtenu !•• nambret eentenui dans le tableau de la pac^e 84,
Au maximum de tension , les Tapeurs de tous les liquides oonnus augmentent de densité à mesure que la température s'élève. D'où il suit que tout le liquide peut , à une température plus ou moins haute , disparaître complètement dans un espace un peu plus grand que celui qu'il occupe. C'est aussi ce que M. Cagniardde la Tour a fait voir pour l'alcool, l'étber et le sulfUre de earhone. Il a de plus observé la température ^ laquelle ae produit le phénomène, et mesuré la tension qu'exerce
Tepp^atwre
de
disparitioa.
alors la vapeur. Pour cela il taisait set expériences dans un tube recourbé , semblable à peu près à un baromètre à siphon. La branche courte avait 4 à 5 millimètres de diamètre, elle contenait le liquide : et la plui longue, 1 millimètre seulement; elle contenait de l'air: mais le liquide et Pair étaient séparés par du mercure qu*on avait d'avanoe vtrsé dans la courbure quand les deux branchas étaient ouvertes , le mercure repoussé par la pression pouvait remplir toute la longueur da tube k air. Les deux branches étant scellées, la co« lonne d*air , de plus en plus réduite feisaU Tofice d« manomètre, pour marquer la tension de lavapear; quant k sa température, elle était donnée par celle dq bain dliuile fixa, dans lequel on plongeait rextrévité inférieure de Tappareil et toute la longueur 4i ^ courte brancha,
LMnstant de la disparition et de la réduction complets en vapeur arrlta dans les circonstances et aux pi^ Uons suivantes :
Vol^nedalavapenr
par rappsrC a« Taran
) du liquide.
Alcool {k 36o Baume)
Ether
Sulfnre de carbooe .
de la Tapevf
aoaoïBbre
d'atiiia«phèr«.
lit atm.
147. CondenêoHon de$ vapeun, et ligMéfleteitûn des gaz. — Les vapeurs se condensent par compression et par refroidissement. Lorcque la vapeur sature Tespace qu'elle occupe, il suffit d'exercer sur elle une pression un peu supérieure à sa tension maximum , ou d'abaisser un peu sa température, pour qu*à Tinatant elle se liquéfie dans une certaine proportion : mais, quand elle ne salure plus l'espace , elle sa laisse com* primer comme les gaz , et refroidir comme eux. Cette identité parfaite , entre les propriétés caractéristiques des gaz et celle des vapeurs , avait fait supposer de* puis longtemps que les gaz appelés permanents pourraient bien n'être que des vapeurs plus ou moins éloignées de leur maximum de tension. Plusieurs expériences avaient été faites dans cette vue par divers moyens, mais toujours tentées sans succès , soit à cause de la difficulté qu'on éprouve à produire de grandes pressions, •oit à cause de la chaleur qui se dégage lorsquV>n les produit subitement. Enfin , par un procédé plus sûr et plus ingénieux , sir H. Davy et M. Faraday août parve-t nus à liquéfier plusieurs des fluides élastiques que l\m appelait gax permanents. Ce procédé consiste à enfermer , dans un tube de verre très-fort , un réactif et une substance solide qui dégagent par la réaction d^imlque le gaz que l'on veut soumettre à répreuve. Ainsi , c'est le gaz qui se comprime lui-même à mesure qu'il se dégage en plus grande abondance , et , de cette manière, on peut aisément produire des pressions de 40 ou 50 atmosphères ; de plus , on peut refroidir l'une des extrémités du tube , pour ajouter le refroidissement à la compression.
La tableau suivant contient, dans la preqdèreco* lonne, les noms des gaz liquéfiés , dansladeuxièSK, les diverses températures auxquelles les liquides (Wt été soumis; et, dans la troisième, les tensions correspondantes exprimées en atmosphères.- Ces tensiooi m peuvent étra considérées que comme des premières approximations que des expériences plus précises devront sans doute Bcidiiar.
Tableau de la lignéfacttan des gaM.
TXuttATuasa
TEffaiOW
NOMS
MIS aAi uQQtnla.
«adagréa
«leaUqakle*
axpvnaaoi
«•atmosphère*.
Aetda sulfureia « •
Cyanogène. « , »
Chlore
Ammonieque. • •
Id. . . .
+lt
Hydrogèpe sulfuré. •
Id. ...
Acide muriatique. .
Id. ...
Acide carbonique. .
ÎO
<liyde Bitraiix. . •
les autres gaz ont été soumis à 4«e expérieocea ana*
SECTION m.— CHAP. IIL — VAPEURS.