OS
loguet, tant qu'on ait pa Juaqu'à présent parvenir à les liquéfier.
Cependant il n*7 a aucun doute qu'ils ne puissent , par leur nature , prendre aussi Tétai liquide. Dans les nouveaux essais que Ton pourra tenler sur ce sujet, on se donnera des chances de succès , en produisant des froids de plus en plus viH , car tout annonce qu'une différence d'un seul degré de chaleur peut produire des différences de tension de plusieurs atmosphères.
D'après les observations récentes de M. Thilorier, radde carbonique liquide donne de la vapeur dont la force élastique est de 56 almosphères à la température léro et de 73 almosphères à la température de 30° ; ainsi, trente degrés de chaleur suffisent pour doubler sa tension en ce point de l'échelle ihermométrique ;
Sa dilatation présente un phénomène très-extraordinaire , elle est quatre fois plus grande que celle de rair ; car , au lieu d'élre de ^l»tj en passant de 0 à 50°, eUe se trouve être de "Va«7- ^^ densité à diverses températures est par conséquent incomparablement plus variable que celle des autres liquides j elle parait être, par rapport à l'eau , de
0,90 à la tempéntore de ^ S0« 9^ M
Si Tacide sulfureux donne déjà en se vaporisant un degré de froid très-considérable, on peut s'attendre à obtenhr avec l'acide carbonique des effets encore plus surprenants. Aussi , M. Thilorier a-t-il obtenu un froid de 90" centigrades au-dessous de 0 en dirigeant sur la boule d'un thermomètre à alcool un Jet de vapeur d'àeide carbonique. Cet effet n'est même pas la limite de ce que l'on peut obtenir, car le refroidissement considérable que celle vapeur éprouve au moment de son expansion dans l'air est suffisant pour congeler sa substance ; de telle sorte qu'elle produit des flocons d'acide carbonique solide, comme la vapeur d'eau produit des flocons de neige dans des circonstances analogues. M. Thilorier a pu recueillir un volume très-considérables de ce corps solidifié , et dans cet état il se dissipe peu à peu , en se vaporisant de nouveau à mesure que les corps voisins lui fournissent la chaleur latente néeessaire.