NOMS DES LIEUX
HAVTICa
aii-d«ttasde
l'Ooéan.
HAvrium neyemi^dtt barMièIrt.
•EOIÉ
d*ébaUitioÉ dar«m.
Métairie d^Antisana
Ville de MUculpampa (Pérou). . . •
Ville de Quito
Ville de Caxamarca (Pérou)
Sanla-Fé de Bogota
Ville de Guença (province de Quito). .
Mexico
Hospice du Saint-Gothard
Village de Saint-Véran (Alpes-Marit.). • Village de Breuil (vall. de mont Cerrln). Village de Maurin (Basses-Alpes). . .
VUlagedeSaiul-Reml
Village de Ueas (Pyrénées)
Village de GaTarnie (Pyrénées). • • •
Briançon
Village de Baréges (Pyrénées). . • .
Palais de Sainte-Ildefônse (Espagne).
Bains du mont Dor (AuTcrgne). . •
Pontarlier
Madrid
Inspruck
Munich
Lausanne
Augsbourg, .•••••..•
Salzbourg
Neufbhàlel
Plombières • . • . .
Ckrmont-Ferrant (préfecture). . • .
Genève et Freyberg
Dlm
RaUsbonne
Moscou
Gotha
Turin
Dijon
Prague
Maçon (Saône)
Lyon (Rhône). ••••••••
Cassel
Gottingue
Vienne (Danube)
Milan (Jardin botanlquo)
Bologne • .
Parme •
Dresde
Paris (Observatoire royal, 1« étage).
Romecapitole
BerUn
met.
deg.
Dans un même lieu le baromètre éprouvant des va- 1 extrêmes du baromètre observées depuis 20 ans ayant rladons continuelles , il en résulte que le point d*ébul- 1 été 719"» et 781"", on voit que le plus haut degré Ution change à chaque instant. Pour Paris les hauteurs | d*ébul11tion correspondant a TSImi, a été d*enviroii
SEGTIOI) n. ~ CHAP. IV. •-- VAPEURS,
t00*,8, et le pliM bat, corr««poiid«nt à 710, d'enviroD 98,5. U est facile de Toir eomment on doit lenir compte de la hauteur du baromètre au moment où Ton marque le point d*ébuIiition sur i*échelle d'un thermomètre.
Le révérend F. J. H. Wollaston a construit un thermomètre très-sensible, marquant seulement les degrés qoi aTOisinent le point d*ébunilion , et au moyen duquel on peut constater la différence de température entre Teau qui bout à un étage et celle qui bout à un étage supérieur. La construction de ce thermomètre exige beaucoup de précautioni^; mais ce quUl y a d'essentiel , c*est que chaque degré y occupe une longueur de trente millimètres au moins.
Lorsqu*on augmente la pression au lieu de la dimi- Duer, on retarde l*ébu11ition , et on peut la retarder indéfiaineBl ea augmentant indéfiniment la pression. Cest ainsi que dans Tappareil si connu sous le nom de marmite àPapin ou de dtgesieur de Paptn, on peut 4ie?erreaa jusqu'aux plus hautes températures sans la Mre bouillir. Cet appareil (flg. 219) n'est autre chose fu*aji Tase cylindrique en bronze ou en fér dont les pafoia sont capables d'une grande résistance. L'ouTcrture fn est petite, et en la ferme avec une soupape sur laywlle OB met des poids de manière à produire une fretsion de quarante ou cinquante atmosphères suivant la force des parois. L'ébullition est impossible , puisque la tapeur qui se forme au-dessus du liquide exerce une pression toujours sufiftsante pour l'empêcher. Mais lorsfu*0D ouvre la soupape, l'eau s'élance en vapeur avec «ne telle Impétuosité qu'elle forme un Jet de vingt ou trente pieds de hauteur ^ en même temps, le vase est fort refh>idi à cause de la chaleur qu*il a dû fournir à feau pour sa vaporisation.
Le digesteur fut inventé par Papin, vers le milieu du dix-septième siècle ; il servit alors à une foule d'expériences curieuses ; soit pour montrer la puissance méennique de la vapeur ; soit pour montrer la puissance dissolvante de l'e^u, maintenue liquide à des températures plus hautes que 100^. Cène fut pas sans un grand élonnement que Ton vit alors la possibilité d'extraire des os une substance nutritive aussi bonne et presque aussi abondante que celle qui se tire des parties musculaires les plus succulentes.
Vmutoclave est un appareil dé même genre que le ëistitevr de Papin, il en diière seulement par une in« génieuse modiAcatloa. Outre l'ouverture de la soupape, fUi «si lovjours trèa^petUe, Tautodave porte une autre ooverture , de grandeur arbitraire et de forme easen- Uellement elliptique; par l'avantage de cette forme , le couvercle, quoique plus large, peut être mis en dedans ; alors c'est la tension de la vapeur qui le presse contre les parois : ainsi , Tappareil se ferme de Ipi-' même , et se ferme d'autant mieux que la tension est plus forte.
^ l'eau n*est pas hermétiquement enfermée dans une chaudière , et s'il se trouve quelque issue par où la va-
peur puisse s*écbapper, le point d'ébulHUon dépend alors de la grandeur de l'ouverture, comparée A la surface de Peau qui reçoit l'action du feu. Voici un tableira des températures approchées que peut prendre l'eau dans ces circonstances sous la pression ordinaire :
Température
q«e prend Teau
daot la chaadière.
Rapport de la turftce de l'orifice
à la surface
de l'eau qui reçoit le feu.
> • • • '/looo et au-dessus.
% 'lu
Il parait que , dans le même temps , la quantité de vapeur qui sort par chacune de ces ouvertures est à peu près la même. Ainsi, en 1', le poids d'eau vaporisée qui s'élève d'une chaudière tout ft fait ouverte, à 100** de température, serait à peu près le même que le poids d'eau vaporisée qui jaillirait de la même chaudière , à 138* , par une ouverture dont la surface serait '/>oo«o de celle de l'eau qui reçoit le féu.
Dans une masse liquide très-profonde, outre la pression qui s'exerce à la surface , les molécules du fond supportent encore toute la pression due à la colonne liquide supérieure. Ainsi^ dans une chaudière pleine d^eau, de trente-deux pieds de profondeur, les couches du fond supportent deux atmosphères , et par consé-* quent les bulles de vapeur ne peuvent s'y former, à moins que la température ne soit de 1 SI" ; c'est donc U le point d'ébullition de l'eau pour cette profondeur. Mais les couches superficielles ne pouvant être qu*à 100*" , il arrive que les couches du fond s'élèvent sans cesse » à cause de leur dilatation; qu'elles forment des bulles de vapeur à cause de l'abaissenient de la pression , et , par conséquent, qu'elles se refroidissent et passent suc* cessivement par toutes les températures, depuis 1 Si* Jusqu'à 100*. Pans les vases qui n'ont même que quelques pouces de profondeur, il se produit un phénomène analogue^ avant que l'ébullition ne commence. Lee couches du fond prennent aux parois du vase assez de chaleur pour se vaporiser, de petites bulles se forment et s'élèvent, mais, en gagnant les couches supérieures qui sont encore trop froides , elles se condensent subitement. De là ce bruit singulier qui précède de quelques instants l'ébullition des liquides. On s'en assure aisément en faisant rexpérlence dans des ballons de verre, car on voit les bulles se fermer, s'élever un peu, et dispar^Ure tout à fait $ on dit alors que le liquide ekmn^, et qu'il ne tardera pas à bouillir.
Influence des êubstances dissoutes dans le liquide, — Le point d'ébullition d'un liquide n'est pas changé par des corps étrangers qui sont mécaniquement suspendus dans sa masse , comme les j)arcelles de sable dans l'eau ; mais il est toujours changé par les corps qui sont chimiquement combinés avec sa substance. Tous les sels solubles, par exemple, retardent le point d'ébullition de l'eau ; et un phénomène digne de re-