‹ Eléments de physique expérimentale & de météorologieChapitre 83 sur 341 · LIVRE ILr- CHALEUR. — PHEMIÈRB PARTIE · texte numérisé non relu

LIVRE ILr- CHALEUR. — PHEMIÈRB PARTIE

ture du voês. — L*eaa bout ud peu plut tard dans un vase de verre que dans un yate de métal , et en même temps rébullition se fait par soubresauts très-?iolen(s,* d*antret liquides présentent des phénomènes analogues, •t ces soiri>r«sauts paraissent d^autant plus violents que le liquide présente plus de cohésion et qu'il exerce sur la matière du vase une action moléculaire plus grande. Il suffit souvent de Jeter dans un vase de verre un morceau de métal , ou quelque poudre métalliques , pour rendre rébullition très-régulière.

I5i. De la rapidité de l'ébuUiH&n. — La quantité de vapeur qui se forme par ébullition dépend de la quantité de chaleur que reçoit le liquide dans un temps donné , et cette quantité de chaleur dépend : l"* de Tactlvité du foyer $ 2<* de la nature et de Tépalsseur des parois de la chaudière) Z'* de retendue de la surface liquide qui reçoit Tactlon du feu.

1? L'activité du foyer dépend de la disposition du fiourneau et surtout de la nature du combustible ; car le bois , le charbon , la tourbe , la houille et ranihracite ne donnent pas , à poids égal , la même quantité de chaleur, et ils ne sont pas non plus capables de produire la même température.

T La surface extérieure de la chaudière peut être plus ou moins propre à recevoir Tactidn du féu et à absorber la chaleur qui la fhippe^ et nous verrons aussi que la nature des parois et leur épaisseur ont une inflaence considérable sur la quantité de chaleur qui peut les traverser dans un temps donné.

5"* L*eau qui reçoit Taction du feu est celle qui touche les parois échauffées de la chaudière , et si chaque partie de ces parois fournit la même quantité de chaleur , il est évident que Teau vaporisée dans un temps donné est proportionelle à retendue de la chaudière que peut frapper la flamme. C'est ce qui est, en effet, confirmé par quelques expériences dont la précision est au moins suffisante pour la pratique ; il parait que dans les circonstances les plus favorables , avec un feu au^si vif qu'il soit possible , chaque mètre carré de la surface de chauffé peut vaporiser de 9 à 5 kilogrammes par minute; c'est du moins ce que l'on obtient dans les machines locomotives des chemins de fèr, qui fonctionnent sous une pression de 4 à 5 atmosphères : mais , dans les machines fixes et k basses pressions, les chaudières sont paKicultèrement combinées pour l'économie du combustible, et l'on n'obtient en général, par mi- •ute^que Vs de kilogramme de vapeur par mètre carré de surface de chauffe, en comptant comme surface de chauffe les portions qui ne reçoivent en quelque soKe que l'action de la fumée , aussi bien que celles qui refoivent l'action vive et immédiate de la flamme*

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