LIVRE m. ~ HAGNÉTI8IIE ET ÉLECnUOTÉ
de nèone de ralmant, et si , de tous les points de son contour, ii exerce une action pareille pour solliciter les parcelles de ter et pour les attirer yers son centre. Reprenons pour cela le pendule magnéHque, c^t-à-dire la petite balle ou le petit 01 de fer suspendu à u« SI de soie. En tenant Taimant à la même dbtance du pendule, on reconnaît bientôt que certains points de sa surface lui impriment une grande déylatioii , la«dis que d^utret points ne produisent qu'une déviation nulle ou insensible ; il y a surtout deux régions opposées qui montrent une action très-yive, et c'est sur Pinteryalle qui les sépare que Ton aperçoit le moindre effet. On est conduit au même résultat en employant, pour cette expérience, soit un aimant naturel avec sa forme irrégulière, soit un aimant artificiel ayant la foruM d*un cylindre ou d'un prisme allongé. Dans ce dernier cas la différence est plus frappante, et Ton voit sans pcioe que les sections transversales qui avoisinent le milieu de Taimant n'agissent point sur le pendule, tandis que les parties extrêmes agissent avec une grande force. On peut donc sur la surface d'un aimant , et vers le milieu de sa longueur, traeer une ligne dont les points B%xercentaucuMa€liOBatlraetive se^tsteette ligneque noQS appâtons Hguê mêuife on U^ne iM^ymmê ; elle partage l'aimant en deux parties, que nous appelons les émuipéiêêàe l'Umant. Ce mémemotpdla sera pris eneore dans deux autres aecepUons différentes : nous nous tn servirons pour désigner seulement les paHies de la sorfeee les plM éloignées de la ligne moyenne, et sur lesquelles TattraetloD esl la plus forte; et nous nous ea servirons aussi pour désigner un point idéal qui sera conçu dans Tintérleiir de Taimant, à peu près comme le oentre de gravité est conçu dans l'intérieur ôtê corps, ou dans la masae du globe terrestre qui les attire : car une parcelle de ter n'est pas sollicitée seulement par le peint de l'aimant auquel elle vient s'attacher, elle esl sellieitée par toute la portion qui est d'un même côté de la ligne moyenne, et la résultante de toutes ces attractions est appliquée en un certain point que nous appellerons le pèle de cette portion de Taimant. Il sera toujours Aicile de distteguer celle de ces trois acceptiOBs dans laquelle nous entendrons que le mot pèle aoit employé. Dans tous les cas , on voit qu'un aimant a une ligne ■wyemie et deux pôles.
Celte proposition fondamentale peut eneora êtra déiBCBtfée par d'autres expériences plus faciles et plus détislves. Si l'on roule un aimant dans de la limaille de Air, il se couvra de filaments plus ou moins allongés qui montrent à reeil l'inégale attraction des différents points de sa sutflice. Cet arrangement est raprésenté {flg. S98) povr un aimant naturel, et (fig. tt9) pour un aimant ar* tificiel. Aux extrémités e et e' les filaments de limaille •ont très longs et dressée perpendieulairament k la surfiMC} sur les seetions moins extrêmes, ib deviennent plue coÉrts et coaunencent à s'incliner comme slls Aiyatsm les extrémités pour se rapprocher du milieu ; eafin, sur lasection moyenne «mp»'^ aucune parcelle de
limaille ne reste attachée , les fitaments qu'en y voit prennent naissance de part et d'autra de cette ligne et semblent la firanchir pour se Joindra et s'appliquer sur la surface de l'aimant ; mm' est la ligne moyeone; lei deux moitiés ji et F' sont les p4ie$ de l'aimant : cette dénomination , comme U a été dit, s'appliquent parfois aux deux extrémités e et e' où l'action est la plus forte: et d'autres fois aux de« poinU p et;/, que l'on peut regarder comme les centres de l'attraction.
On produit des effets analogues, en mettant sur uo aimant une fouille de carton lisse, sur laquelle on laisie tomber de la fine limaille avec un petit tamis ; par des chocs légen que l'on imprime au carton , la limaille s'arrange en courbes régulières qui sont rapréscntéei (/t^. 180) et qui dessinent la forme de l'aimant. Celle expérience fait voir, mieux eneora que les précédentes, ccmment les filets de limaille, partant des deux côtés de la ligne moyenne mm', passent sur cette ligne poor se rejoindra ; elle offre aussi une preuve que l'attraction de l'aimant s'exerce au travera de la substance de carton.
Les aimants pouvant êtra briiés ou coupée suivant la ligne moyenne, il semble, au pramier coup d'fleil, que les deux portions qui en résultent doivent nécessairanKiit échapper à la proposition dont il s'agit. On pourrait bien supposer que, séparées Tune de l'autra, elles perdent leur propriété magnétique ; nutis on n'Imagine pas que, si elles en conservent quelque chose , elle puissent avoir une ligne moyenne et deux pôles. L'expérience en est fodle à foira. Nous verrans plus loin qu'avec de Facier trempé très-dur on peut faire des ahnants qui cassent comme du verre. Prenons un aimant de cette espèce , brisons-le suivant la ligne moyenne, et plongeons dans la limaille chacune de ces moitiés pour observer les modifications qu'elles ont éprouvées : nous traurerons, avec quelque surprise, que chacune d'elles est un aimant'.tout entier, ayant ses deux pôles et sa ligne moyenne au milieu. En les brisant de nouveau, les moitiés de ces moitiés présenteront les mêmes phénomènes, et l'on pourra pousser ces subdivisions aussi loin que l'on voudra, sans Jamais trouver de limite à cette propriété : les derniers ft*agments seront des aimants entiers, offirant, comme l'aimant primitif, une ligne moyenne et deux pôles. Nous verrons phis tard la raison de ce fait; mais il est bon de l'indiquer ici pour foira comprendra toute la généralité du principe dont il s'agit , et pour montrer ainsi' rimpossibilité absohN où nous sommes de former un aimant qui niait qu\ui seul pôle.
159. Lei paies de même nom eerepoueeent, ei oeu9 de noms eontrairee ê^aitirent. — La figura 284 représente un aimant suspendu horizontalem^t au moyen d'une chape de papier ou de métal et d^n fil sans torsion : à chacun de ses pôles a et ( on présente successivement le même pôle d'un autra aimant pareil ; le pôle a est attiré, le pôle 5 repoussé; et l'on dit que cet deux pôles a et è sont de Moma cofUrot^; parce qttVt
SECnON I. ~ MAGNÉmME. — GHAP. I.
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afiiMBt M MM eoalrtlre ipr 1« mène pôle q«i iMr ii4 prteaié. Si les dam pMtt 4a oe prênier aiMuit sont 4t Boat contraint, il mk MUurtl 4t toppoêtr que eem iu dtaxièBM aiaaot toot pareilleiBMt de nome ooolr«ires,et qu*il en ett denémede toua lea aluunU poesiblea. En effet, si Tûb retourne ce denxiène aimant poar le faire agir par aon autre pôle aorl^ainantfutpenda, on reconnaît de tuile que lei pôlee a et 6 éproù- ?ent naintenant det effett oontrairet : a ett repoiitté , et b attiré ; donc , let deux pôlet de rainant libre que ron tient à la main tout anttide nomt contrairet, pnitque run attire ce que Tautre repouete, et vioê verêâ. Tout aimant libre prétente le même phénomène. N out appelleront jidtot éê même nom let pôlet de différente aimanta qui agittent de la même manière, toit tur le pôle Mf toit tur le pôle b de l*aimant tutpendu. Cet pôlet one loit marqoét tur plutienrt aimantt afin de Ice bien reconnaître , que Toa tutpende l\in de cet ai* manlt pour Itlre agir let autret tur lui, et Ton ferra que tout let pôlet de même nom te repouttent, tandlt que mot let anfret qui tout de nomt eontrairet t'attirent.
Ainti , de part d'autre de la ligne moyenne , dant let dtai meitlét d^m aimant rétident deux fbrcet, qui d*abord Mot temblalent identiquet, parce qu*ellet agittaient de la aième manière tur le f»^ et qui tont en réalité deux forcée oppoeéet, pnitqu'ellce agittent en tent contraire tur Itt aimantt, Tune attirant oe que rentre repootte. La ligne uM^yenne ett la limite de cet den fareet antagonittet; elle ett le pattage de rose à rentre, et e*ett là ce qui rend raieoB de la neutralité qu'elle coneenre.
IM. JjBê metkmê wmgnéHqmêê p$m00Hi Un oiM' bméeê à mm (Mdê jmriùmtiêr. — Lortqu*on cherehe à ' à rorigine det forcée qui produitent let phékagnétiquet, on reconnaît bientôt qu'ellet ne eont pat, eoaune la peeanteur , une propriété inhérente à la Btatière pondérable. L*anal7te chimique a démoniré que let aimantt natnrelt ne tont que det •lydet de fer ou det mélanget d*oxydet de fer à diffé* rente degrée de tatura tion j l^oxygène et le fer tont donc let eeolt élémentt pondérablet qui entrent dant la compoeitlon de cet eorpt tingnUert* Or, ni run ni rentra de cet élémenlt n*ayant le propriété permanente d*exer» cer det actiont pareillet aux acUont magnétiquet, il cet pea probable que leurt moléculet prennent en te e— Âinant det propriétét ettentieUee qu*ellet n'avaient paa a?ant leur combinaiton; car, dant la matière pondérable, on n'obterve JaaMût que la forme, rarrangement ou la ditpotition det moléculet , donne naittance à det fbreet nouYCllee qui puittent t*exercer à det dietancee etatiblet. ITune antre part, let forcée hihérentet à la matière pondérable peuvent bien être aug- ■enléet , ou diminuéet, ou modifléet de mille manlèMt, mait ellet ne peuvent Jamait te détruire ou dltparatire : taniir que, dant let aieunlt, let forcée magnétiquet ne pertittent qu'aocidenleliement, ear ellet peuvent éM détnritee et ffegfodaiHi à vnhwlé. On en donne la
preuve en fidtant ehaofftr un aimant Jutqn'à la tempe* rature rouge $ par celte opération il ne perd rien de eee élémentt malérielt, et cependant il perd toutet tet pro* priétét magnétiquet. Aprèt le reiroidittement , il ett, en ce qui tient à U autière, toot à fait ce qu'il était auparavant t mait, en ce qui tient au magnétitme, il n'ett plut rien abtolument, car 11 n'exerce plut aucune action tur le fer. On peut entuite , comme nous le ver* root, lui rendre tet propriétét magnétiquet tant rien lui donner et tant rien lui ôter de pondérable.
C'etl par cet raitont, et par d'autres encore, résultant de renterable det phénomènet, que l'on ett conduit à regarder le magnétitme comme un fluide d'une espèce particulière, répandu dans la masse pesante de l'oxyde de fèr qui conttitue l'aimant. Et, puitque nout avont reconnu qu'il y a deux f6rcet magnétiquet oppotéet, nout devont conclure autti qu'il y a deux fluidet eontrairet, run qui prédominé dant run det pôles , et l'autre qui jMrédowùHê dans l'autre pôle, Dant tout let aimantt , lee pôlee de même nom auront le méoM fluide prédonrinant, et, comme Ut te repouttent, nout en concluront que chaque fluide te repoutee lui-même j let pôlet de nomt oontrahree auront det fluidee différente, et, comme lit t'attirent, nout en conclueroot que run det fluidee at*' tire l'autre. Ainti , nout tommee conduite à œ rétuUat définitif qu'il exitte deux fluides magnétiques, dont chacun te repoutte et attire l'autre.
Cet fluidet doivent pareilleaMnt exitter dant le 1er, car, s'ilt tont dittinett de la matière pondérable, on peut prétumer que raction qui t'exerce eur le ler ne t'exerce pat tur let UMléoulet raatériellet du ftr , mait bien tur Ite fluidee magnétiquee contenue dant let intervallet de cet moléculee. Nout avons donc quelque raieon de chercher le fluide atagnétique dant le fèr , et de tenter let expértencet qui peuvent nous faire découvrir ton mode d'exietenee.
loi. Sauê l'influence de l'uùnaêU le fer dep^ni M-méane un aiwîoni. ^ Pour démontrer cette propriété du fer, on peut ditposer l'expérience comme elle cet indiquée dans la figure 985 : /est un cylindre de fer soutenu par un ainunt n^; à son extrémité inférieure on préeenle de la limaille, qui s'y attache en forme de houppe , et qui reete suspendue aussi longtemps que le petit cylindre est lui-même euspendu à l'aimant : mais si on l'en détache, à rinetanl toute la limaille tombe, et l'on n'observe plus aucune force atlractive. Ce n'est pas la force de raimant qui agit à distance sur la limaille et la maintient suspendue , car si le petit cylindre n'était pae de fèr, le phénomène ne te produirait'pat; et l'on peut encore bien atieux t'en convaincre, en obtervant : \o que let filett de limaille diminuent de longueur, à partir de l'extrémité du petit cylindre*, 3«qu'U y a un point vert la partie tupérienre où ilt ne peuvent plue t'attacher, ce qui forme la ligne moyenne j 5* qu'audettut de ce point ilt tîattachent de nouveau , en te dirigeant en tent contraire. Ainsi , le petit cylindre ett bien véritaUeaMnt un aimant, puitqu'il attire la li-