‹ Éléments de physique expérimentale et de métédrologieChapitre 105 sur 231 · CHAP. 1V« — MACHINES FIXES · texte numérisé non relu

CHAP. 1V« — MACHINES FIXES

Lorsque le balancier osdlle autour de son axe /*, ses extrémités décrivent des a^QS de cercle d^ ^ ë^ \ ^^ pour que la tige du piston ne soit pas déviée et forcée de suivre Tare e'^', elle est articulée au balancier au moyen de ce qu'on appelle le parallélogramme de Watt, dont les pièces sont désignées par c\ On démontre en mécanique que le parallélogramme dont il s'agit jouit en effet de cette propriété. La bielle h est simplement articulée à Textrémité g du balancier; il n'y a aucun inconvénient à ce qu'elle parcoure l'arc gg* •

Admettons pour un instant que l'on puisse à volonté faii'e arriver la vapeur au-dessous du piston, pour le faire monter, et au-dessus pom: le faire descendre ; admettons de plus qu'au moment où le piston achève sa coiurse ascendante, on puisse subitement détruire la vapeur qui est au-dessous de lui, afin qu'elle ne l'empêche pas de redescendre, et que pareillement, quand il a achevé sa course descendante, on puisse détruire subitement la vapeur qui est au-dessus de lui, afin qu'elle ne l'empêche pas de remonter, et dans cette hypothèse examinons comment la machine pourra marcher.

Prenons le piston au point où il est représenté dans la figure ; le vide est fait au-dessus et au-dessous de lui, et il s'agit de le faire descendre. On fait arriver la vapeur en haut; si le cylindre était froid elle se condenserait et ne produirait nul effet; mais nous admettons qu'il soit à la température même de la vapeur, comme il arrive dans la marche régulière ; alors la pression de la vapeur fait descendre le piston , il entraîne l'extrémité e du balancier et pareillement l'exti^émité g qui remonte; celle-ci tire la bielle A, qui agit sur la manivelle et l'amène dans la verticale supérieure; la manivelle à son tour a entraîné l'arbre du volant et le volant lui-même. Dans cette position que l'on appelle le point mort supérieur, la bielle, étant en ligne droite avec la manivelle, n'agit plus pour la fiiire tourner; mais, en vertu de sa vitesse acquise, le volant continue son mouvement de rotation ; il entraîne à son tour la manivelle, la bielle, le balancier et le piston lui-même, qu'il soulève et qu'il force à remonter. Cependant il ne pourrait pas lui faire faire sa course ascendante entière car la vapeur qui est au-dessus fendt résistance, et cette résistance serait d'autant plus efficace que , sous le piston, il y aurait le vide sans force aucune. Il faut donc détruire la vapeur de- I. 23

wetMe nuisible qui esl en dessas et fieûre armer en deasoas de la vapeqr noureBe ; alors les râles sont chmgés : pnissaiice en de»- 40I1S, rësistanee n«dle en dessus. Le piston remonte, non |Abs par l'effet du ¥ol9»H qui n*a plus besoin de réntrainer, mail par ï'eflfet de la yapeur qui le presse; il reprend le rôle de moteur : ta tige pousse ^e&trémité e du balancier pour la Caire remonter, Fextif*ëmité g pour la fidre descendre, et, par suite, la bielle, la maniveMe et le volant hiinméme; et eet «ffet persiste jusqu'à l'instant où le piston, anÎTant près .du haut de sa course, la ma- BÔrelle arrive en ra^e temps près du paint mort inférieur; alors la bielle n*agk plus sous un angle assez petit pour la faire tourner ; c'est le rolant qui redevient aotif , en vert» de sa vitesse acquise; le point mort est de nouveau franchi, le piston eommence à redeseendre y entraîné par le volant. Miûs à oe vEtomaA il fcut, oomme tout à l'IieiH^, détruire la viqpeur devcnmo non aible qui est au-dessous de lui, et mettre de nouvdle vapeur au-dessus ; e'est ain» que le piston descend de nouveau par la puîseanee de la vapeur, franchit le point mort par la puissance du volant, et persiste dans son mouvement alternatif tandia cpie te vojant persiste dans son mouv^aaent continu.

On comprend donc Faction de la vapeur sur le piston et du piston sur le volMsit , quand la manivelle est dans une poskion angulaire efficace pour tourner par l'effort de la bielle; puis la réaction du volant sur le piston lui-même , quand sa manivelle, arrivant près de ses points morts , attaque à son tour la bielle presque perpendiculairement à sa direction pour la faire tourner •t entraîner ainsi le balancier et le piston.

U en résulte que le mouvement de rotation du volant ne peut jamais être rigoureusement uniforme, puisqu'il perd de sa vitesse près des points morts pour en regagner pendant tout le temps que la bielle agit d'une manière efficace sur la n^anivelle ; mais sa vitesse est périodiquement imifome, e'est-à-dire qu'à chaque tour 9u à dMique double course du piston il reprend les mêmes vitesses.

Puisqu'on détruit la vapeur quand elle a servi, il importe que k piston ne laisse aucun intervalle en bas entre sa fece in£^veuns et la base du cylindre, ni en haut entre sa face supérieure ot le chmpeau; car ces intervalles seraient rem|^ de vapeur, €fc cette vapeur serait détruite sans avoir exercé le moindre efliH ■aécanique utile«

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