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CHAP. IV. — MOUVEMENT DU TIROIR

traire. On fait donc le changement de çitesse pour arrêter plus promptement la locomotiye dans les cas pressants, et on le fait aussi quand on veut, pour quelques évolutions, foire marcher la madhine à reculons. L'on voit maintenant que toute la difficulté se réduit à détacher la bielle s pour mettre en prise la bielle s'y et à accomplir cette inversion par un moyen tel qu'il n'exige de la part du mécanicien qu'un seul mouvement ; de plus , comme la tige du tiroir peut, quand le mécanicien agit, se trouver à une période quelconque de son excursion, il fout que le bout de la bielle qu'on veut mettre en prise puisse la saisir partout, et repousser le tiroir û besoin est, pour le mettre à la place voulue par la nouvelle distribution. Pour cela M. Stephenson termine ses deux bielles ^ et ^' par deux barres de fer assez fortes, inclinées en forme de V ou de fourches verticales y^ comme l'indique la figure 6 ; en haut, l'ouverture de la fourche est égale à l'excursion du tiroir, ou plutôt à l'excursion du bouton du levier sur lequel la bielle a^t pour mettre le tiroir en mouvement. Les deux bielles n'étant pas dans le même plan, comme on le voit dans la figure 1 , ce n'est pas rigoureusement le même bouton qu'elles viennent saisir; mais cela revient au même, parce que ces deux boutons différents n'en agissent pas moins de la même manière sin* l'axe u du levier. Le détail de ce mécanisme ingénieux est représenté dans la figure 6. 6' est le bouton qu'il s'a^t de saisir pour faire marcher le tiroir ; c'est la fourche y de la bielle s qui est maintenant en prise, il fout qu'elle quitte et que la fourche y' ^vienne saisir le bouton qui parcourt le petit arc indiqué en ligne ponctuée. Pour cela, le bout de la bielle s est suspendu à un axe p qui est fixe, mais qui peut tourner : elle est suspendue par deux tiges vx et x/, articulées en x\ en tirant la manette z\ la tringle z fait tourner le levier c^, et la fourche / quitte le bouton et descend ; le bout de la bielle y est suspendu de la même manière à l'axe v' ; à l'instant on y descend, f monte, parce que le lien a fait toiu*ner i/ en même temps que p et dans le même sens. Ainsi, par le mouvement rapide de la manette z\ dans un sens ou dans l'autre, on donne la vapeur d'un coté ou de l'autre du piston. Je n*ai ici parié que du premier cylindre ; le même système est répété sur le second.

On voit sur les figures 9 et 10 /^ sifflet fv, la soupape de

MO LIVRE n. — CHALEUR. — PREMIÈRE PARTIE.

sûreté h/, et le trou d'homme w" ; la soupape de sûreté, au lieu d'éure chargée de poids qui seraient soulevés par les secousses, est chargée par des ressorts dont on a d^avance mesure et gradué TefFet.

AllmenUitloii. — L'alimentation de la chaudière se fait par deux pompes aspirantes et foulantes, une de chaque coté, dont le piston reçoit le mouvement de va-et-vient de la tige du piston de la machine. Cette pompe puise Teau dans le tender^ au moyen du tuyau V (Fig. 9); un robinet V ^ placé sous la main du chauffeur, sert à régler Talimentation. Le niveau de Peau dans la chaudière est indiqué par un tube de niveau qui est sous les yeux du chauffeur, et par deux robinets; l'un au-dessus du niveau, qui doit, quand on l'ouvre, donner de la vapeur, et l'autre, au-dessous, qui doit donner de l'eau.

Le tender^ ou fourgon d'approvisionnement, est une voiture à quatre roues, qui est Uée à la machine par la cheville d (Fig. 9); il contient l'eau dans une vaste caisse avec laquelle communique le tuyau V ; cette caisse occupe à l'arrière toute la largeur de la voiture, mais en avant elle n'a que deux cdlesy entre lesquelles il y a une sorte de cour formant magasin à diarbon ; un tablier de tôle couvre l'intervalle qui le sépare de la locomotive, en sorte que les mécaniciens et les chauffeurs ont ainsi pour leurs manœuvres un espace assez considérable.

171. Liaison de la chaadière avec le cadre et avec les essieux. — Il nous reste à indiquer conmient le système entier de la chaudière et de ses accessoires est porté sur le cadre^ et comment le cadre est porté sur les essieux. L'ensemble du cadre ou châssis se voit en dl sur la figure 1 , avec les deux tampons de buffle rembourrés de crins, qui le terminent à l'avant pour amortir les chocs; il est formé de quatre pièces de bois solide assemblées à mortaises et reliées par des cornières de fer. La chaudière est fixée sur le cadre par six fortes pièces de tôle c' (Fig. 2, 3 et 10), soutenues par des cercles e'". Des deux côtés, et sur sa longueur, le cadre est muni d'armatures ou plaques de gardej dont les prolongements correspondent aux centres des roues, et servent à maintenir les coussinets de bronze qui embrassent les bouts des essieux. Tous ces prolongements sont reliés entre eux par des tringles de fer, afin de leur donner plus de résistance eu cas de choc. Cependant, ce n'est point par là

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