MrevB Mfywio 4e ••■ipareF les levées maipiétliives
— Le premier moyen qui se présente pour estimer les forces re** latives des aimants naturels ou artificiels, consiste à les mettre en contact avec une même pièce de fer que l'on charge ensuite de poids graduellement croissants jusqu'à l'instant où elle se détache, entraînée par le poids total, qui est alors la Mmite de ce que la force magnétique peut porter. Ce moyen ne peut donner qu'ime grossière approximation : Tinsuffisance en fut bientôt reconnue» et cependant il fut à peu près le seul dont on fit usage jusqu'en 1780.
A cette époque, Coulomb, pc^ ses belles découvertes, ouvrit de nouvelles routes dans la science, et il donna enfin des nié^ thodes sûres pour mesurer, avec le dernier degré de précision, tous les effets des puissances magnétiques. Dans ce qui va suivre, nous auKMis recours aux Mémoires qu'il publia sur ce sujet (tom. IX des Sapants étrangers^ Mémoires de V Académie^ 1784, 1786, Ï7%9\ Mémoires de V Institut^ tom. IV et VI).
Coulomb a employé deux moyens différents pour mesurer la force des aimants : V les oscillations d'une aiguille su^endue à des fils de soie plate; 2^ la torsion des fils de cuivre ou d'argeq» disposés dans un appareil qu'il nommait balance de torsion , et qu'on appelle aujourd'hui balance de Coulomb,
194. Oscillations. — Nous avons déjà dit qu'un aimant qui oscille sous l'influence magnétique de la terre peut être assimilé à un pendule composé ; d'où il suit que, pour trouver la valeur absolue de la force qui le sollicite , il suffirait de connaître son moment d'inertie par rapport à Taxe de su^nsion, la position exacte de ses pôles ou des centres magnétiques, et le nombre des osdUatioBS qu'il £ût dans un temps donné. Mais la force absolue en yerta de laquelle un aimant accomplit ses oscillalions^ est un élément complexe dépendant à la foi^ de l'intensité du
428 LIVRE m. — MAGNÉTISME ET ÉLECTRICITÉ.
magnétisme qu'il possède et de TinteiiMté du magnétisme que possède le corps qui agit sur lui ; car Tune ou Tautre de ces intensités devenant double, par exemple, la force résultante serait double aussi, et elle deviendrait quadruple si les deux intensités étaient Tune et l'autre doublées.
Faute de pouvoir déterminer une intensité magnétique d'une manière absolue, nous sonunes réduits à comparer entre elles les résultantes totales qui impriment le mouvement. Alors, le problème devient plus simple : les changements d'intensité n'apportant pas de changements sensibles dans la position des pôles, Taxe de rotation reste invariable ainsi que les moments d'inertie, et il est permis en conséquence de s'appuyer sur de principe, que les forces magnétiques qui sollicitent un aimant sont entre elles comme les carrés des nombres d'oscillations quUl exécute dans un temps donné. D'après cela, nous pouvons comparer les forces magnétiques que possède un corps , soit qu'il puisse osciller lui-même , soit qu'il doive rester fixe dans des positions déterminées.
V Pour constater l'état magnétique d'une aiguille, on la suspend horizontalement dans une chape de papier ou de métal i un assemblage de fils sans toison , et l'on compte le nombre n des oscillations qu'elle exécute dans un temps donné, dans 1 0' par exemple, sous l'influence de la force de la terre ; ensuite, si, par des moyens quelconques, on a changé son intensité, sans toutefois changer la position de ses pôles ^ et que l'on veuille comparer ce second état au premier, il suffit de la suspendre de la même manière, et de compter de nouveau le nombre n' des osôlLàtions qu'elle fait dans le même temps de 10' : le rapport de ces deux intensités magnétiques m et m' sera donné par la
proportion
«.' *"" mJ\*
Ce résultat suppose que l'action de la terre a été la même dans les deux cas, ce qui est sensiblement vrai quand on opère dans le même heu et à des époques qui ne sont pas très-éloignées.
2® Pour comparer les divers degrés de force d'un aimant qui ne peut être suspendu pour osciller lui-même , on le fait agir, dans ses différents états magnétiques, sur une petite aiguille d'épreuve ayant une grande force coercitive , de peur que son ma-