‹ Éléments de physique expérimentale et de métédrologieChapitre 139 sur 231 · Les attnctiMM el les w · texte numérisé non relu

Les attnctiMM el les w

%mMmtàté% dm ftaMe* et em rmisMi ia^

— Cette loi fondamentale des actîoai électriques a été décourerte par Coulomb , comme la loi fondamentale des actions magnétiques , et c'est par des moyens ana- Ic^ues, saToir, par la balance de torsion, et par les oscillarimii d*une petite aiguille, qu'il est parvenu à en démontrer la Tenté. La balance élcrctrique difTere peu de la balance magnétique : dans la construction de cette dernière , il faut éviter soigoeusement l'emploi des corps ferrugineux ; dans la conslniction de la première , il faut éviter avec le même soin l'emploi des cotfê conducteurs. On la construit de la manière suivante : sur mie table de bois très-sec, on établit par incrustation quatre grandes glaces carrées dVnviron 1 mètre de coté ^Pl. 16, Fig. 19); leurs bords verticaux sont travaillés de manière qu'ils se joLgiient très^'xactement , et on les colle ensemble , de peur que l'air n'y puisse trouver quelque issue. Une cinquième glace, un peu plus grande, b' ajuste sur les premières pour fermer exactement l'appareil ; elle est percée de deux ouvertures circulaireS| Tune au centre, sur laquelle s'élève un tube de verre /, de 30 à. 40 centimètres de hauteur, et l'autre sur le coté, par laquelle on introduit les coq)5> électrisés. Au-<lf^sus du tube de verre est un micromètre pareil à celui de la balance nia*;néliquf ; le lil de cuivre ou d'argent qui e>t fixé au treuil de ce uiicrouitlru porte à sa partie inférieure une légire aiguille en gomme laque ^ très-bien équilibrée , et terminée par uue jx'tile balle de sureau ou par un disque de clinquant. Sur Iv contour de la cage, el vers le milieu de sa hauteur , est une baude de papit-r qui pt>rte les degrés. Le fil de torsion doit toujours , ojmnie nous l'avons vu, passtT par le centre de ces divisions. Au fond de la balance, on met du chlorure de calcium dans une capsule, pour absorber l'humidité de l'air.

CHAP. m. — LOIS DES FORCES ÉLECTRIOinES. 475

Pour dëtenniner, avec cet appareil, la loi des répulsions âectriques, on donne d'abord de rëleetricité à la balle de Taiguille suspendue; et ensuite, à rextrémité d'un tube de verre ou d'une aiguille de gomme laque, est une autre balle électrisée de la même manière, que l'on fait descendre dans la balance, aTec la précaution de la maintenir à très-peu près sur la circonférence que la balle mobile peut décrire dans son mouvement révolutif. La répulsion s'exerce entre ces deux balles comme entre deux pôles magnétiques de même nom, et l'expérience s' achève, en effet, de la même manière. En donnant aux balles des électricités contraires, on détermine aussi la loi des attractions électzi* ques comme celle des attractions magnétiques.

Pour démontrer que les attractions et les répulâons sont en raison composée des quantités d' électricité ^ il £aut s'a^^ujer sur ce principe évident de lui-même : que deux sphères conductrices et de même rayon, qui sont mises en contact, se partagent également les iltUii ités qu'elles possèdent. Ainsi, après avoir ob* serve la kmém de torsion qui faàt équilibre à l'action attractive ou répulsive des deux balles à une distance connue, si l'on vient toucher l'une d'elles avec une troisième balle isolée qui lui soil exactement pareille, on lui enlève la moitié de l' électricité' qu'elle possède, et l'on reconnaît que , pour la même distance 9 la force de torsion se trouve réduite à moitié. En prenant une seconde fois, par le même procédé, la moitié du fluide qui reste encore sur l'une ou sur l'autre des balles, on réduirait encore la force à la moitié de sa valeur ; et, si l'on prenait simultanément la moitié du fluide qui se trouve sur chacune des balles, la force serait réduite au quart de ce qu elle était.

Coulomb a encore constaté les mêmes lois, avec la même pré» cision , en faisant osciller devant un globe électrisé une petite aiguille de gomme laque suspendue à un fil de soie, et portant à Tune de ses extrémités un disque de clinquant destiné à recevoir l'un ou l'autre fluide. Cet appareil devient tout à fait semblable à celui que nous avons décrit pour le magnétisme : seulement la réaction électrique qui s'exerce alors entre le globe et le disque est la seule cause des oscillations; d'où il résulte que, pour des charges ou pour des distances différentes, les intensités des forces sont entre elles comme les carrés des nombres d'oscillations que l'aiguille exécute dans le même temps.

476 LITRE m. — HAGICËTISME ET ÉLECTRICITÉ.

920. De Im perte de l'éleetrielté pmr l*air et par lea psrts. — L'électricité des coi*ps disparaît ayec le temps : die se dissipe dans Tair ou s'écoule dans le sol ; c'est un (ait qui se constate par toutes les CTpériences électriques. Ne pouvant empêcher cette déperdition, nous devons nous attacher à la rendis plus lente, plus régulière et plus mesimible : sans cela, toute comparaison serait impossible entre les forces, puisqu'à chaque instant elles seraient variables et changeraient irrégulièrement suivant des lois inconnues.

La perte, par les supports isolants y se (ait en partie au travers de leur substance , et en partie sur la mince couche d'humidité dont ils sont très-souvent revêtus. Cette dernière cause est trèsinfluente pour le verre et la soie, qui absorbent la vapeur d'ean avec une grande avidité. G*est pourquoi il est toujours nécessaire d'enduire la surface de ces corps d'une couche de gomsam laque, soit en les plongeant dans de la gomme laque fondue» soifc en les couvrant d'un vernis de cette substance : avec cette jxéoÊntàon^ les supports de verre et de soie, et ceux de gonuM kqtte pm^i isolent à peu près au même degré; il paraît jnêmé, d*après les expériences de Coulomb, qu'ils peuvent isoler complètement les fiEiibles charges électriques , lorsqu'ils ont une longueur de 40 ou 50 centimètres, et qu'on prend soin de les chauffer avant l'eiqiérience pour vaporiser Thumidité qui s'y attache. Cependant, puisqu'ils n'isolent complètement que sous la condition d'avoir une grande longueur, il est évident qu'ils s'imprègnent toujours d'une petite quantité d'électricité, et Ton conçoit ainsi qu'une charge plus forte, réagissant sur elle-même avec plus d'énergie, repousse le fluide jusqu'à l'extrémité du support, et le force à passer dans le sol par im écoulement lent et continu. On reconnaît qu'un corps est parfaitement isolé lorsqu'en le soutenant par plusieurs supports il éprouve la même perte que s'il était soutenu par un seul, et l'on est alors bien assuré cpie la perte qu'il éprouve est due au contact de l'air.

La perte par Vatr est due en grande partie à la vapeur d'eau qui est toujours plus ou moins abondante dans l'atmosphère, car elle augmente à mesure que Thygromètre marche à Thumidité : le fait est si frappant que, par exemple, si l'on souffle sur un tube électrisé ou sur un bi^ton de résine , il ne reste pas de trace de son électricité ; il en est de même quand on souffle sur un

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