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CHAP. IV. — BATTERIES ÉLECTRIQUES

ainsi Fangle décrit par Taiguillc b ^r le cadran c est quatre fois plus grand que T angle d'écart.

Une batterie peut se décharger comme la bouteille de Leyde, soit lentement, soit rapidement; mais il faut redoubler de précaution pour n'en pas recevoir le choc. L'épaisseur du verre des jarres et la tension de la machine restant les mêmes, la force d'une batterie peut être évaluée par l'étendue de la surface qui se charge ; cent mètres carrés condensent cent fois plus d'électricité qu'un seul mètre carré, et il faut un homme fort robuste pour soutenir, sans danger, le choc de quelques décimètres carrés chargés par une machine ordinaire.

Nous allons indiquer quelques-uns des phénomènes les plus remarquables que l'on peut produire au moyen de ces gi'andes accumulations d'électricité.

Tous les corps qui reçoivent le choc sont placés entre les deux branches ^ et A de Y excitateur unwersel^ qui est représenté dans la figure 21. L'une de ces branches communique avec l'extérieur de la batterie au moyen de la chaîne c ; l'autre communique avec une chaîne c\ qui se termine à la boule isolée s. Lorsqu'on veut faire passer l'étincelle, on prend la boule s par l'extrémité de son manche isolant, on l'approche subitement de l'intérieur de la batterie; l'étincelle part, et les fluides se recomposent dans tout le circuit ^, c\ g\ A, c.

Un fil de fer de plusieurs centimètres de longueur étant mis entre les branches de l'excitateur, une faible décharge l'échauffé, une forte le fait rougir, une plus forte le fait jaillir en petits globules fondus qui sont lancés au loin, et une plus forte encore le fait disparaître en vapeur. Avec une puissante macliine, Van- Marum en a fondu 15 à 20 mèti^es de longueur. On peut même le fondre dans l'eau, au moyen de l'appareil représenté dans la figure 29 ; mais la longueur fondue est toujours moindre, car dans l'instant si court de la décharge, l'eau prend au fil de fer une partie notable de sa chaleur.

Une bande étroite de feuille d'étain, de 8 ou 10 centimètres de longueur, est volatiUsée par une batterie ordinaire ; la vapeur s^oxyde, et forme de longs filaments flottants dans l'air, semblables à des toiles d'araignée.

Les autres métaux peuvent aussi s'échauffer, rougir, se fondre, s^oxyder; mais, en les prenant de même longueur et de même I. 32

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diamètre, des charges égafes ne produisent pas sur tous les mémos efTets : ceux qui sont plus mauvais coodnoteurs, oohbk le platine et le fer, éprouvent, à égalité de dimenflâooft, de plus grands efTets de chaleur que For et le ddvre qui sont les mol» leurs conducteurs.

Les fils de soie dorés présentent un phénoonene singulier qui montre avec quelle rapidité les molécules de matière conductnee sont saisies par le choc électrique : Tor qui les couvre est voiatilisé sans que la chaleur soit seulement capable de rompie la soie. Pour rendre cette expérience plus sensible, on appuie sor le fil une feuille de papier blanc, sur laquelle on voit, après le dioc, une large trace de couleur brune. Par le mememoyeiL, on peut enlever la dorure sur im livre ou sur une antre surface non cobductrice, pourvu qu'elle n'ait pas trop d'étendue.

On se sert de cette propriété pour faire des empreintet éleo triques : ficpr (Fig. 22 ) est une découpure en papier, à laquelle sont collées deux bandes de feuilles d'étain /*, /' : d'un cote, od la couvre d'une feuille d'or, qui touche l'étain par deux de ses bords ; de l'autre, on la couvre d'un ruban de satin ; et, pour assurer le contact, on met tout ce système sous là, presse pp' (Fig. 23). Les deux bandes d'étain étant mises en communication avec les deux faces de la batterie, l'étincelle part, l'or se volatilise, et, par tous les jours de la découpure, il passe siu* le ruban où il fait une empreinte de couleur brune très-régulière.

Les fortes l'harges font une impression remarquable sur les masses métalliques. Priestley a observé qu'elles en liquéfient la surface à l'endroit où elles les traversent : si le métal est peu fusible, on n'aperçoit, après le passage de l'étincelle, qu'un cercle de fusion de quelques millimètres de diamètre; mais, s'il est trt*s-fusible, cx>mme le plomb, l'étain, on aperçoit autour du cer<»le central jusqu'à trois anneaux de fusion^ d'une largeur sengîble, concentriques, et séparés les uns des autres par des intervriles d'environ 3 millimètres.

Quand l'étincelle passe dans un liquide, elle éclate et lirille €X>mme dans l'air; presque toujours le liquide est lancé de tout& parts avec une grande force.

Elle éclate de même dans la poudre à tirer et en détermine l'explosion. L'on en peut faire l'expérience avec de petites cai^ touclies de 4 ou 5 millimètres de diamètre, et de 40 ou 50 mil-

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IkMetres de longueur : deiiK Us dater, traversant les boBte ctppodés de la cai'toudie, Tiennem: aboutir vers son niiieu à une petite distance run de Tautre ; cest en fcfl&chkssmt leur intervalle 4pie rétincelle enflamme la pondue.

Eln passant dans i eau wae £nrte décharge la ^projette au loin ; oette eipënenoe se £ak avec la^avetl qui est reprësemé dans la figure ^5.

Dans les gaz, rétiocelle produit use expansion si grande et si subite qu'elle peut lanoer une petite halle au moyen du mortier électrique qui est représenté ( Fi^ 24). Kiaaersley , qui observa le premier ce phénomène remarquable, inventa aussi un appareil pour en mesurer i^intensité : c'est un tube de veme, fermé et armé par ses deux bouts ( Fig. 28 ) ; FétiiiceUe part entre les deux boules i, b'j et un liquide qui s'élève en même temps dans le tube latéral tt' donne la mesure de Texpanâoin* Cet a|ipare3 se nomme le thermomètre de Kiniiersley .

Les mauvais conducteurs sont percés ou biîsés par la décharge d'une forte batterie : ime pierre plate, de plusieurs milinnètres d^épaisseur, est p^cée comme ie verre minoe; on cylindre de boi&, de 10 ou 12 centimètres de diamètre, peut être fendu «n éclats par une -décharge qui passe dans le sens des £bres«

A kl surface de quelques substances rétincelle laisse une tramée lumineuse qui brille pendant plusieurs secondes, «t quelquefois pendant plus d'une minute : cette espèce de phosphonescence est rouge ou violacée sur la craie ; elle est verdâtre sur le sucre, sur certains spaths cristallisés et sur le grès de FontaineUeau.

Il ne frut pas des batteries très-fortes pour tuer des oiseaux, des lapins, et même des animaux de plus grande taiUe ; ik (bombent subitement, et T observation anatomique n*a pu découvrir jusqu'à ce jour quels organes sont blessés : i^ependant, par les convulsions qu'ils éprouvent quand le «hoc est trop ixài^ pour les foudroyer, on peut juger que le système nerveux est violemment attaqué.

285. M. Knochenhauer a fait des recherches très-étendues sur les lois d'après lesquelles la décharge des hatleries fie distribue dans plusieurs conducteurs qui peuvent sinwkanémeBt lui offiî[iK.^passage, sur les quantités de «haieur qui sont développées dans ces conducteurs divers, et sur les effets d'induction qui se mamfesteat. Les résultats auxqoels il eat |iarvenu saot tnop

plexes, et sur quelques points peut-être trop contestables, pour que je puisse les résumer ici ; mais il m'a semblé utile d'^indiqucr quelques-uns des appareils dont il a fait usage.

Pour apprécier les quantités d'électricité qui constituent la charge d*une batterie, M. Knochenhauer en isole F armature extérieure, et ne la fait communiquer au sol que par l'intennédiaire d'une bouteille de Leyde graduée (Fig. 18); il admet que la charge de la batterie est proportionnelle au nombre des décharges spontanées qui se sont produites dans la bouteille de Leyde; ce qui suppose qu'entre' deux décharges successives, il n'y ait aucune communication électrique entre le bouton de ra> mature extérieure et celui de Farmature intérieure, et il est à craindre qu'il n'en soit pas ainsi, même dans l'air sec et sous la pression ordinaire.

Il emploie ensuite deux autres appareils, le déchargent (Fig. 33), et le tononiètre (Fig. 34). Le premier se compose de deux colonnes isolantes, surmontées de deux boules de cuivre, portant l'une une tige a, Tautre une vis &, terminées Tune et l'autre par des sphères égales c et rf, qui peuvent être mises à des distances variables par le mouvement de la vis : l'une est mise en communication avec l'armature extérieure, et l'autre avec l'armature intérieure delà batterie. Le second, letonomètre, se compose pareillement de deux colonnes isolantes tcnninées par les supports de deux sphères égales j: et j. La colonne qui porte la sphère x est portée sur un patin métallique qui se meut avec précision dans deux coulisses, au moyen de la vis f; on peut ainsi apprécier très-exactement la distance à laquelle se trouvent les deux sphères x et r.

Maintenant, pour étudier le passage du courant électrique, les expériences se disposent comme Tindicpient les figures 36, 37, 38. Sur ces figures, c et d représentent les sphères du déchargeiu*; X et j, celles du tonomètre ; ci est le conducteur interposé entre c et l'armature intérieure / de la batterie; ne est le conducteur interposé entre j et l'armature extérieure e.

Dans la figure 36 , on voit que le courant peut prendre un double chemin ; il peut passer par le chemin continu dmtne , ou par le chemin interrompu dmxyn\ alors on cherche, pour dhaque distance des sphères c et rf, quelle doit être la distance xy^ pour que rétincelle se manifeste en même temps dans le déchai^eui

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