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CHAP. IV. — ACTION D'UN COURANT SUR UN COURANT

inobile paraHèlement à lut-m^e : le point de croisement étant en r, il y aura attraction dans Tangle brd entre les parties rb et cd qui vont Tune et l'autre en s'éloi^ant du sommet de Tangie ou dil point de croisement : il y aura , au contraire*, répulsion dans Tangle ard^ parce que la partie or s'approche, tandis que la partie cd s'éloigne; ces deux forces donnent naissance à une résultante parallèle ab qui tend à pousser incessamment le cou-, rant cd de a vers é.

1^ le courant fixe ab est replié en cercle, il est évident alors que cd devra tourner indéfiniment en vertu de la même action.

C'est ce que Ton réalise dans l'appareil représenté par la fi-» gure 7.

azsb (FiG. 7) est im ruban de cuivre couvert de soie, plié en hélice et adapté autour du vase de cuivre v ; ci est un conducteur communiquant au pied de la colonne à «coupe p qui porte le fil /7i, eM^.connnunique au vase i>. Si l'on met le pôle positif de la pfl^j|Hl% et le pôle négatif en </, après avoir établi une commuimnèn de b en c, et rempU le vase 9 d'eau acidulée, on a un courant qui marche dans l'hélice de ^ en ^ en faisant le tour du vase, et qui descend dans les brai^hes verticales du fil^ et celui-ci se met à tourner suivant zis : si au contraire on met le pôle positif de la pile en & et le pôle négatif toujours en ^, après avoir établi une communication de a en c, alors le courant marche dans l'hélice àe s en z en faisant le tour du vase ; il est toujours desceif&ant dans les branches verticales du fil, qui tourne alors en sens contraire, c'est-à-dire suivant siz. Ce renversement suffit pour montrer que la rotation n'est pas due à Faction de la terre, car, le courant étant toujours d^cendant dans le fil, la terre le ferait toujours tourner dans le même sens.

On doit à Savary ime autre conséquence du même principe : lorsque dans un vase de cuivre analogue au précédent, mais sans hélice, on dispose Tapparell de la figure 8, on observe aussi une rotation continue qui s'explique de la manière suivante : la branche verticale n du fil étant non conductrice, le courant descend seulement par la branche /, et parcourt le ruban de cuivre dans le sens abc^ parce que ce ruban est interrompu de c en a par une lame d'ivoire ; du ruban le courant se dirige soit aux bords, soit au fond du vase, en traversant le liquide, et, ces courants partiels du liquide pouvant être considères comme fixes

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par rapport au ruban mobile, on Toit que oehii-ci doit tourner dans le sens cba^ et qu'il tournerait encore dans le même sens si le courant passait du liquide au ruban au lieu de passer du ruban au liquide. Pour renverser le sens de rotaûon, il fiiudiait interrompre le ruban à gauche de sa jonction aTec /, au lieu de yiuterrompre à droite; c'est ce qui est en effet confirmé par Fexpérience. Alais , quand le ruban est continu , conune dans l'appareil de la figure 7, les courants du liquide cessent d'aToir de rinfluence, ou plutôt leurs influences se détruisent parce qu'il est £icile de voir qu'elles sont ^^les et opposées.

Théorie du magnétisme et de raction mutuelle des aimants et des courants^ en considérant les aimants comme des asseni' blages de courants.

260. Le principe de cette théorie consiste à regarder chaque molécule d'un aimant comme enveloppée par un courant particulier qui se meut sans cesse soit à l'intérieur, soit à'iPatérieur de la molécule, formant ainsi un circuit fermé et rentimt sur luimême, auquel, pour plus de simplicité, on peut attribuer la fonne circulaire. D'après cela, si Ton conçoit dans un barreau cylindrique une simple file de molécules parallèle à Taxe , leur ensemble formera le système représenté dans la figure 9; toutes les autres files parallèles donnant naissance à des systèmes analogues, le barreau ne sei*a qu^un faisceau composé d'une infinité de systèmes pareils ; mais il est évident que tous les circuits élémentaires contenus dans une même section perpendiculaire à Taxe pourront toujours être représentés par un seul circuit qui en sera la résultante, et qu'en dernier résultat le barreau aimanté pourra être considéré comme un simple assemblage de courants circulaires, marchant tous dans le même sens et contenus daii5 des plans parallèles entre eux et perpendiculaires à Taxe du barreau, ayant de plus leurs centres sur cet axe lui-même quand l'aimantation est régulière.

Ce que nous venons de dire d'un barreau cylindrique peut s'appliquer à une aiguille , ou en général à un aimant de forme quelconque : il suffira toujours de considérer l'axe magnétique, et, autour de cet axe, des courants circulaires de grandeur finie perpendiculaii'es à sa direction et marchant dans le même sens.

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