CHAP. IV. — ACTION DES COURANTS SINUEUX
TampUtude des sinuosités. C*est ce que Ton démontre au moyen de la colonne de la figure 25, qui est composée d'une lame de métal et d'un fil de cuivre couvert de soie, conununiquaut à son sommet et descendant sinueusement comme le représente la figure. Cette lame peut être placée à quelque distance de la'' colonne ^, et alors , quand le courant est descendu par cette colonne, on le fait remonter par la lame pour qu il redescende par le fil, et Ton n'aperçoit pas que ce système exerce la moindre actâqn ^ur le rectan^ mobile dont il est très-voisin. Ainsi, la lame et le fil sinueua$âaM|)réseutent simplement un courant ascendant et un courant descendant dont les efFets se détruisent ; donc Faction du fil sinueux est seulement équivalente à celle de la lame.
Il en résulte que Ton peut toujours remplacer un courant curviligne d'une petite étendue , ou par sa corde ou par ses deux projections faisant entre elles un angle quelconque. Si le fil sinueux de Texpérience précédente était roulé en spirale, son effet sur le rectangle serait encore égal à celui du courant linéaire ; cependant il n'en faudrait pas conclure qu'mie spirale pût toujours être remplacée par un fil, mais seulement que, dans le cas dont il s'agit, sa résultante est la même. %
258. Action des eonrants «rolséa. — Nous appelons courants croisés ceux qui ne sont point parallèles , soit qu'ils se trouvent dans le même plan, et que leurs directions puissent se rencontrer, soit qu'ils se ti*ouvent dans des plans différents , et que leurs directions ne puissent pas se rencontrer : dans le premier cas, le point de croisement est le point de rencontre; dans le second cas, c'est l'un des points de la plus courte distance deà deux courants. Deux courants croisés tendent toujours à devenir parallèles pour marcher dans le même sens ^ ou, en d'autres termes, il y a attraction entre les parties qui vont Vune et VaU'-^ tre en s' approchant ^ ou Vune et Vautre en s'éloignant du point de croisement^ et répulsion entre les parties qui vont Vune en s' éloignant^ et Vautre en s' approchant de ce même point.
Ainsi, ab et cd (Pl. 19 , Fig. 1 ) étant deux coifrànts dont le point de croisement est en r, il y a attraction entre les deux parties or et cr parce qu'elles s'approchent de r, et entre les parties br et rd parce qu'elles s'en éloignent : mais il y a répulsion entre or et rJ parce que l'une s'approche et l'autre s'éloigne de r, et r^ulsion pareille entre cr et rb par la même raison.
562 Um m. ~ MAGNETISME BT fiLBCTMICnt.
L'appareil des figures 2 et S sert à dëmentrer œcte piopaitîon. I>ainft un disque de bois on a creuse de«ot rigoles seim-dr> culaires, séparées par les cloisons non conductrices a et ( (FiG. 3); au centre s'élève un prrot sur lequel repose une ai* guille de cuivre cd très-mobile, dont les bouts recouil>^ sont en fer et plongent dans le mercure des rigoles ; un peu au-dessous de cette aiguille s'en trouve une autre ef, que Ton fait maidier avec la main et dont les extrémités plongent ausn dans ItfiMrcure des rigoles ; le courant qui entre par fc4toupe x, paM-te les deux aiguilles et va ressortir par la::.€0U|Ni j. On montre h répulsion en mettant les aiguilles dans'lM fM>âtions cd etef (FiG. 3), et Vattraction en les mettant dans une antre postion quelconque où Tangle crf soit moindre qu'un angle droit.
U en résulte qu'un courant angulaire abc (Fie. 4) tend à se redresser, car les parties etb et bc se repoussent.
Cette répulsion ne tend pas seulement à ramener bc dans le prolongement de a^; mais elle s'exerce encore quand cette condition est remplie , c'est-à-dire que les portions contiguês ëTw mente courant rectiligne se repoussent. Cette conséquence , qui est importante dans la théorie d'Ampère , ne me parait pas cependant démontrée d'une manière complètement satisfÛsante. Voici l'appareil dont on se sert : un vase rempli de mercure est séparé en deux parties par une cloison non conductrice (é (FiG. 6), un fil de cuivre couvert de soie est replié pour passer d'un compartimeut à l'autre , en présentant dans chaque compartiment une branche horizontale parallèle à la cloison ; cette branche est revêtue de cire , excepté à son extrémité , où elle se recourbe un peu pour plonger dans le mercure. En faisant arri* ver les deux pôles de la pile dans le prolongement des deux branches du fil, on voit le fil entier qui recule, et qui semble annoncer une répulsion entre la partie du courant qui pénètre dans le fil et celle qui est encore dans le mercure. Mais l'on ne connaît pas assez le mode suivant lecjuel un courant psàsse d'un liquide dans un solide , pour que cette conséquence soit tout à fait rigoureuse ; il suffirait, par exemple, qu'une portion du courant se présentât obliquement au fil , pour qu'ime certaine répulsion dût avoir lieu.
859. RotmUoA d'un coarMit par l^aeami 4*wt eowaat.— Concevons un cornant fixe indéfini ab (Fig. 6), et un courant ci^