CHAP. IV. THÉORIE DU MAGNÉTISME
dans le({uel se trouve le courant terrestre. Or, en £adsant Texpérience, on trouve que le plan d'équilibre est perpendiculaire à l'aiguille d'inclinaison.
Ce résultat , qu'il est difficile de rendre parfaitement rigoureux, à cause des frottements, se trouve, au reste, confirmé par l'ensemble des observations.
Un courant circulaire ou dune autre forme présenterait les mêmes effets.
Après avoir constaté la direction et la position du courant moyen de la terre, nous allons appliquer la tliéorie à l'expUca* lion des difiërents phénomènes.
Action de la terre sur les courants.
863. UtreetloM des eoarants fermés. — Les cotés horizon* taux du rectangle de la figure 16, étant traversés par des cou* rants contraires, ne peuvent rien éprouver de la part du courant terrestre, dont ils sont également éloignés. L'appareil se réduk donc aux deux cotés verticaux qui doivent se porter l'un à l'est etjl'autre à l'ouest, conune nous venons de le voir. Aussi le reo* tangle doit se placer perpendiculairement au méridien magnétique, et avoir son équilibre stable quand le coté descendant est à Test, et le côté ascaidant à l'ouest; c'est, en effet , ce que nous avons observé (249).
La même eiqplication s'applique au cercle de la figure 17, dont chaque quadran peut, à Fégard de l'action terrestre, être représenté par ses projections horizontales et verticales, en sorte qu'il se transforme en un rectangle.
Il en serait de même de tout autre circuit fermé, contenu dans un plan vertical et mobile autour d'un axe vertical.
Rotation âes eonrants liorIsoiitAiix. — Le courant horizontal a&, mobile autour du point a, étant sollicité par le courant terrestre, qui est lui-même horizontal, placé au-dessous de lui et vers le sud, comme le représente la figure 18, doit tourner dans le sens hcdf^ quand le courant marche de la circonférence au centre , et dans le sens Ifdc quand le courant va au contraire du centre à la circonférence* En effet, dans la position a&, Us courants de l'appareil et de la terre étant parallèles, et marchant dans le même sens, il y a une attraction qiû tend à amener le point h en c. Dans cette position, ro repousse ca, et rh l'attire;
568 LIVRE III. — KAGNËTISME ET ÉLECTRICITJt.
il doit donc continuer sa route jusqu'en <f; là il y a répobm entre les courants parallèles et opposés, et en fïi j a attractioa de ro, répulsion de rh; ainsi le courant ab doit prendre son mouvement continu, comme nous l'avons observé.
jiction de la terre sur les aimants.
864. Dëeliaal8«a. — Puisqu'un courant circulaire fermé se dirige perpendiculairement au méridien magnétique , il en résulte qu'un assemblage d'un nombre quelconque de cercles parallèles entre eux, et traversés par des courants marchant dans le même sens, doit se placer dans la même direction. Or, un tel assemblage n'est autre chose qu*un solénoide ; donc un sole* noîde horizontal doit se tourner de manière que son axe soit dans la direction de l'aiguille de déclinaison, le courant ascendant étant à l'ouest. C'est ce que l'on vérifie, en effet, au moyen du solénoïde de la figure 19, [qui s'adapte à FappareQ (Pl. 18, FiG. 18).
Il en résulte que non-seulement l'aiguille de déclinaison peut être assimilée à un solénoïde , mais que le pôle austral des aimants, c'est-à-dire celui qui se dirige vers le nord, est celui pour lequel le coté ascendant se trouve à droite quand on le regarde en face par le bout; ou celui dont le courant marche en sens contraire de l'aiguille d'une montre; tandis que le pôle boréal^ vu par le bout, est produit par un courant qui tourne comme l'aiguille d'une montre.
IneUnaisoii. — Puisqu'un courant fermé , mobile autour d*un axe perpendiculaire au méridien magnétique, se dirige dans un plan perpendiculaire à l'aiguille d'inclinaison, il est évident qu'un solénoïde bien équilibré dont l'axe de figure serait mobile dans le méridien magnétique , se mettrait en équilibre en prenant rigoureusement la direction de l'aiguille d'inclinaison. 0 serait difficile, sans doute, de faire des solénoïdes assez mobiles pour vérifier ce résultat par une expérience directe , mais il suffit de l'approximation que l'on peut obtenir au moyen de l'appareil (FiG. 15) pour montrer que, même dans l'inclinaison, l'aiguille aimantée se comporte comme un véritable solénoïde.
'Variations diurnes et perturbations. ^- Dans la théorie ordinaire du magnétisme , on ne peut expliquer ces phénomènes qu'en admettant des modifications particidières dans l'état du