CHAPITRE
Lois généndet de rinteniiié dit oounuiu
Nous allons essayer de présenter dans oe dmpître lea pcmiii les plus essentiels des recherches que nous avons fiûtes sur b mesure des courants électriques ^ dans le but surtout de donner une idée des différents procédés d'expérimentation que noosainoni employés, et de faire comprendre les lois générales auzquellfs nous sommes parvenu. Nous traiterons séparément des oounnti thermo-électriques, des courants hydro-électriques, de la oomptraison des sources électriques, et de la détermination de la quandié d'électricité qui est nécessaire pour décomposer un granune d'eaa.
Courants thenno^electriques.
275. L*iafteasl(é ém ^•mrmm est la fliéaM iAbbb ta«a tas p<amto da eireait aall traverse. -— Lorsqu'on fiubt pasan un courant tlicrmo-électiique dans un circuit ccmiposé de fib de différents métaux et de différents diamètres, Tintensite du courant est toi^ours la même dans tous les points du circuit. Pour le démontrer, on peut disposer les difGérents fils du circuit horizontalement sur une ligne perpendiculaire au méridien magnétique, et faire osciller une même aiguille aimantée au-dessus des différents points que Ton veut examiner. Si Ton a soin , dans chaque ex[>érience , de placer l'aiguille exactement au-dessus du lil et à la même distance de son axe, on trouve qu'elle fait partout le nu'îme nombre d'oscillations dans le même temps ; d'où il résulte bien que l'intensité est partout la même.
On peut encore diriger le circuit dans le méridien magnétique et le ramener sur lui-même, en sorte qu'il y ait en chaque point deux courants contraires ; alors, en présentant une aiguille ordinaire de déclinaison en un point quelconque de cette double ligne, il est facile de reconnaître qu'elle n'est jamais déviée, et par conséquent que les courants contraires ont bien partout dt»s intensités égales.
CHAP. YI. — COURANTS TBEIUiO -ÉLECTRIQUES. 603
La source ëlecirique qui nous parait la plus commode pour }es expériences et pour les suivantes est un cylindre de bismuth représenté (Pl. 21 , Fig. 1), aux deux extrémités duquel on soude in fil de cuivre de 1 mètre de longueur; Tune des soudures est naintenue y par exemple à 0 , et Tautre à 100^, puis Ton complète le circuit arbitrairement avec des fils quelconques.
874. L^iateAsleé 4« «MirMit est em raiaoA iaverae de !• loA^vear d« elreuit et en ralaen dâreete de ea aeetieM* — La iource électrique restant la même , et le circuit étant aussi comx)sé de la même substance , F intensité du courant est en raison nverse de la longueur du circuit et en raison directe de sa sec-» ion. Pour le démontrer, on f»*end deux cylindres pareils, coulés lans le même moule , et on les dispose comme le représente a figure 2; ensuite on choisit une bobine de fil de cuivre, )ien homogène et couvert de soie; on soude, à chaque bout les cylindres, un mètre de ce fil ; alors, pour reconnaître Fégaitë des deux sources électriques , on fait passer leurs courants m sens inverse dans un galvanomètre différentiel (846) dont les ils soient parfaitement ^aux. Si Taiguille reste immobile, les k)urces sont égales, car les deux circuits sont identiques. Cela 3osé , on construit un autre galvanomètre avec du fil de la même bobine , en prenant deux bouts différents , Fun , par exemple, de 8 mètres, et l'autre de 98. Ces longueurs, ajoutées aux deux sources tliermo-électriques, doimeront deux cir- [niits : Tun ayant une longueur totale de 10 mètres du même il, plus la longueur du bismuth, qui peut être négligée comme aous le verrons plus loin; Tautre, ayant une longueur totale de 100 mètres. Avec le circuit de 10 mètres on fiiit deux tours iur un cadre de multiplicateur, et vingt tours avec le circuit de 100 mètres; alors, en faisant passer les courants en sens inverse, Taiguille reste immobile. Donc, le circuit 10 fois plus bng est réellement 10 fois plus faible, puisqu'il doit agir par un nombre de tours 10 fois pli» grand pour condenser Feffet du circuit le plus court. On peut comparer de même des dr- [)uits ayant entre eux des rapports quelconques de longueur ; mais il iaut que les fils soient bien homogènes, ce qui n'arrive |>as toujours , car, siu* la même bobine , on trouve parfois des parties voisines ayant des conductibilités notablement différentes.
604 LIVRE m. — MAGNÉTISME ET ÉLECTRTGITt.
C*est par le même procédé que l'on arriye à constater que rintensité est proportionnelle à la section, soit en composant Tun des circuits avec trois ou quatre fils pareils, soit en prenant un fil plus gros dont on a fiiit tirer une partie en fil plus fin, soit même, comme je Tai fait, en laminant un fil pour montrer que la surface n'a aucune influence. Il est facile de reconnaître aussi que l'étendue de la soudure ne modifie pa» les résultats, pourvu que tous ses points prennent bien la mêim* température.
275. Condactiblllté des différents métaax. — Pour déterminor la conductibilité relative des différents métaux , on se sert d'un galvanomètre différentiel très-sensible et des deux sources thermo-électriques égales de l'expérience précédente (Fie. 2}. Soient ab et rrf(FiG. 3) les bouts des cylindres de bismuth, ele galvanomètre différentiel , f une règle divisée de 2 ou 3 mètres de longueur, g un fil de platine tendu sur la règle, et h le fil d'épreuve dont on veut comparer la conductibilité à celle du fil de platine. Ces différents fils sont disposés conune on le voit sur la figure, et remplissent d'ailletu^ les conditions suivantes :
1® Les courants des deux sources passent en sens contraire dans le galvanomètre ;
2* Les circuits seraient composés de la même manière et devraient être d'une égalité parfaite, si les longueurs du fil de platine et du fil d'épreuve étaient réduites à zéro ;
3® On peut changer à volonté la longueur du fil de platine, et c'est par là qu'on l'amène à affaiblir son courant autant que le fil d'épreuve h affaiblit le sien.
Pour remplir cette dernière condition , le fil de platine est disposé comme on le voit sur la figure 4 : le poids/? lui donne une tension constante, et le curseur /,qui est un morceau de Hége, le laisse passer dans une fente longitudinale ; mais le fil du galvanomètre se fixe avec un peu de cire sur le bord du curseur, et plonge avec le fil de platine dans le mercure qui remplit la cavité centrale. En déplaçant le curseur à droite ou à gauche, on diminue ou l'on augmente la longueur du fil de platine, et Ton arrive aisément à ramener au zéro Faiguille du galvanomètre. Ce point une fois trouvé, il suffit de déplacer le curseur de quelques millimètres pour imprimer à Taiguille une déviation sensible ; ainsi.