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GHAP. VII. — DÉCOMPOSITION DE L*EAU

seulement par la coloration de la dissolution, mais encore parce que le volume d'hydrogène n'est plus alors le double du volume d'oxygène. On pourrait supposer, il est vrai, qu'ici, comme avec l'acide chlorhydrique, il y a tout à la fois décomposition de l'eau et de l'acide ; mais cela ne me paraît aucunement probable.

295. l.oi de M. Faraday sur les équivalents éleetro-clilmlqnes. — Il appartenait à M. Faraday , qui a fait de si belles découvertes en ëlectro-magnétbme et en chimie, de poser la loi fondamentale de Tèlectrolysation ou des décompositions électrochimiques. Cette loi peut être énoncée de la manière suivante :

Lorsquun même courant traverse successivement plusieurs électrolytes différents^ les poids des éléments quil sépare dans tous ces électrolytes sont entre eux comme les équivalents chi^ miques de ces éléments.

Nous allons essayer de la faire comprendre, et d'indiquer en même temps les expériences sur lesquelles elle repose , et les questions auxquelles elle donne naissance.

V Eau acidulée et alcaline. Supposons d'abord que Ton ait mis à la suite l'un de l'autre autant de voltamètres que l'oit voudra, les uns contenant de l'eau très-faiblement acide ou alcaline, et les autres au contraire de l'eau fortement acide ou fortement alcaline; de telle sorte qu'en soumettant ces voltamètres chacun séparément à l'action de la même batterie, on obtienne des quantités de gaz très-différentes. Dès qu'ils seront soumis simultanément à l'action du même courant, les quantitc*s <le gaz seront partout parfaitement égales. Si Tune des cloches contient, par exemple, 10 centimètres cubes d'oxygène, toutes les autres cloches d'oxygène en contiendront aussi 1 0 centimètres cubes, et toutes les cloches des électrodes négatifs contiendront 20 centimètres cubes d'hydrogène.

Le même résultat s'observe encore si, conformément à ce que nous avons dit plus haut, l'un des gaz est en totalité ou en partie absorbé par son électiode ; c'est-à-dire que le gaz de l'autre électrode qui n'a subi aucune absorption, se trouve avoir exactement le même volume que dans les autres voltamètres.

Par conséquent, si les deux gaz de l'un des voltamètres étaient absorbés, ou plutôt entraient en combinaison sur leurs électrodes re^>ectifs, on ne peut pas douter que les volumes combinés ne I. 42

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fussent respectivement ^gaux aux volumes recaeillis dans tamotres où le dégagement a été total.

Ce premier exemple nous apprend que si , sur tous le des conducteurs difTérents qu^il traverse, an courant â< est toujours identique à lui-même quant âtn effets pi qu'il peut produire, comme nous Tavons démontré (S courant est pareillement identique à lui-même, quant aux chimiques qu^il exerce, du moins lorsqne les actions sentir sur des électrolytes qui doivent donner les mêmes él^ bien qu'ils les donnent avec des facilités très-diflTérentes, étant fort décomposahles et les autres fort pen.

C*est ici le lieu de rappeler les expériences que nous rapportées (293), et la conclusion que nous en avonf I/excmple des voltamètres successifs prouve bien que le courant ne peut pas décomposer des quantités d^eau diflTé mais il ne pn)uve pas que la cpiantité d*eau décomposée c portioimelle à l'intensité du courant, et il n'indique rien quantité absolue d* électricité qui est nécessaire pour prodt effet chimique donné. Nos expériences ont eu pour objet d' ces deux points essentiels.

2® Dissolutions salines. Supposons maintenant que nos mètres successifs contiennent des dissolutions salines, telh exemple, que sulfate de cuivre, a/otate d'argent, acétj plomb, etc. ; conservons toutefois un premier voltamètr uolfamrtre type^ contenant de Teau acidulée avec ~ ou ~j (] sulfurique.

Dans celui-ci Teau est décomposée ; dans les autres < cueille, en général, de Toxygcne à l'électrode positif, et du révivifié à l'électrode négatif (nous supposons pour plus d( plirilé (|ue tous les électrodes sont de platine). Or, quand ration est terminée, on observe d'abord que tous les électr ont donné le même volume d'oxygène; on le mesure exactitude, et, de son volume, après les corrections convei on déduit son poids. Ensuite, on enlève les électrodes né{ on détache les lames de platine sur lesquelles le dépôt m\ que s'est fait; elles sont lavées, séchées et pesées avec soin on enlève le dépôt soit mécaniquement , soit par des a< chimiques, et Ton pèse de nouveau pour avoir enfin le poi métal déposé. On trouve ainsi que le poids de l'oxygène i

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