CHAP. VU. — ACTIONS LENTES PAR L'ËLEGTRICITË
géraient le cuivre , et jusqu'où cette protection pourrait s'étendre. L'expérience réussit; conformément i ses préyisions, le métal oxydable se détruisait, mais le cuivre était préservé, et il Tétait jusqu'à une très-grande distance du point de contact du métal préservateur.
Cependant les expériences pratiques, tentées sur plusieurs grands vaisseaux anglais, sans contrarier la théorie, n'eurent pas tout le succès que l'on en avait espéré. En général , le doublage était trop bien préservé, c'est-à-dire, qu'il devenait pôle tn^ positif dans le couple qu'il formait avec le zinc ou la fonte. Alors les oxydes de chaux , de magnésie , etc. , ne tardaient pas à ternir l'édat métallique du cuivre , à se déposer sur lui , en couches assez épaisses pour fixer les heii>es, les coquillages, etc. ; si bien que le bâtiment était préservé, il est vrai, mais il l'était aux dépens de sa qualité la plus essentielle, car il devenait lourd et mauvais marcheur.
306. €}9wpm «Impies, «xydes, ete«* •btenas par M. BeeqveFel* — M. Becquerel a étudié le premier avec suite les actions lentes de l'électricité, et il les a appliquées avec un rare succès, soit à isoler des corps simples, qui n'avaient jamais pu être obtenus électriquement , soit à former des oxydes' cristaUisés, ou d'autres corps plus complexes, analogues à ceux qui se présentent dans la nature. Nous allons essayer, par quelques exemples, de donner suocinctement une idée de sa méthode etMe|ses principaux résultats.
âdfiriMfM. — On remplit un petit flacon d'une dissolution d'eau salée ; dans le bouchon qui doit le fermer, on fait passer deux tubes de trois ou quatre millimètres de diamètre ; leui* extrémité inférieure est coiffée d'un linge , sur lequel on dépose environ un centimètre de hauteur d'une ar^le humectée aussi avec de l'eau salée. Dans l'un de ces tubes on vcH*se une dissolution saturée de silice en gelée dans l'acide cblorhydrique du commerce, qui contient un peu de fer; dans l'autre, on verse une dissolution d'eau salée; alors le bouchon se met eu place sur le flacon, de telle sorte que par leur extrémité inférieure les deux tubes plongent dans la dissolution qu'il contient. G^la fait, on plonge une lame de platine dans le tube à dissolution de silice, une lame de zinc dans le tube à dissoludon de sel ^^ l'on met les lames en communication au moyen d'unfil métallique. Après un certain^temps, la lame de platine se ciwxvie de lamelles brillantes
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qui sont un siliciure de fer, et, l'action une fois oommenoée par l'intervention du fer, dont la présence est nécessaire, dk se continue de telle sorte, que la lame de platine se troure à la fia couverte de silicium en écailles brillantes, qui conservent toot leur éclat tant qu'elles sont sous Tinfluence du courant.
M. Becquerel a obtenu de la même manière Faluminium, le zirconium et le magnésium, et il est présumable que cette me* thodc s^appliquerait aux autres métaux alcalins qui n'exercent pas sur Teau une action vive à la température ordinaire.
#«ifif« if« cw<crw« — Dans un tube fermé par un bout, Fod introduit, au fond, du deutoxyde de cuivre, sur lequel on verse une dissolution saturée d'azotate de cuivre ; ensuite on dispose dans ce mélange une lame de cuivre assez lon^e, dont une partie touche le deutoxyde et l'autre la dissolution 9 puis IV» ferme le tube à la lampe pour l'abandonner à lui-même. Apres un certain temps, on voit paraître sur la lame de cuivre de petits cristaux brillants , de forme octaédrique , et de couleiur rouge foncé ; c'est le protoxyde de cuivre cristallisé.
Mff^rmim ^m etmmm. — Dans les deux brandies d'un tube enU, dont l'extrémité inférieure est remplie d'argile humide, on verse de l'eau de Seine ; on plonge à droite et à gauche une lame de platine, et l'on fait passer le courant d'une pile d^une quinzaine d'éléments; après un certain temps, la branche négative dounc la réaction alcaline , et ensuite la chaux hydratée se montre en cristaux réguliers.
ribfoftffe éie emirre et ^'mw^mmt* — L'argent, par son CODtad avec l'antliracite ou le charbon, détermine des réactions remarquables dans r acide chlorhydrique : le morceau de charbon $e fixe sur la lame d'argent avec un fil de même métal; on Tiutroduit ensuite dans un tube contenant de l'acide clilorhydrique. Ce tube ne doit pas être fermé , car il éclaterait par la pression des gaz qui se développent ; il est seulement rétréci pour donner issue à ces gaz , sans permettre une trop grande évaporation. Après quelques mois, le chlorure d'argent cristallisé apparaît sur la lame d'argent, et l'on constate qu'il se dégage pendant Topération de l'hydrogène carboné, formé par le contact de l'hydrogène naissant et du charbon.
Le chlorure de cuivre s'obtient par le même procédé.
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