PREMIÈRE ADDITION AU TOME PREMIER
Froid prodvit par le passage do eoarant. — Peltier a constaté par les expériences les plus concluantes un fait remarquable , jusqu'à présent exceptionnel et qui reste sans explication : on sait que le courant électrique détermine en général une élévation de température dans tous les conducteurs qu'il traverse, quelle que soit leur nature ; en conséquence , on admettait implicitement qu'au passage d'un corps dans un autre cette loi ne pouvait manquer de se vérifier. En soumettant cette conclusion à des expériences délicates et précises, Peltier a reconnu d'abord que pour des courants de faible intensité, passant d'un métal dans un autre , les deux métaux étant soudés ensemble , le sens du courant a une influence sur l'élévation de température qui résulte de son passage , et qu'en général le degré de chaleur est plus élevé quand le courant passe du corps qui est moins bon conducteur dans celui qui est meilleur conducteur; et il a reconnu ensuite que si les deux métaux soudés sont le bismuth et l'antimoine , au lieu de réchauffement on obseive un refroidis^ sèment considérable quand le courant passe du bismuth à l'antimoine. Ainsi, en disposant deux éléments bismuth et antimoine , ieti'(PL. 21, FiG. 23), chacun dans Tune des boules d'un thermoscope, de telle sorte que l'une des soudures se réchauffe et que l'autre se refroidisse ,par le passage du courant d'une pile, on voit l'index / du thermoscope marcher dans un sens ou dans l'autre, suivant la direction du courant.
Peltier a encore constaté ce fait au moyen de sa pince électrique (FiG. 22). Cet appareil se compose de deux couples bismuth et antimoine formant pile : le premier de ces éléments e est d'un côté de la soudure où l'on veut observer l'eflFet du courant , et le deuxième e' est de l'autre côté ; ils sont réunis électriquement par un fil de communication , et de plus joints par im ressort qui les presse. Le courant d'une pile va , par exemple.