‹ Éléments de physique expérimentale et de métédrologieChapitre 29 sur 231 · TIONS DU I · texte numérisé non relu

TIONS DU I

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CHAP. rV. — DÉVUTION DU FIL A PLOMB. 87

r la même puissance qui les fait tomber sur la terre , et que , l y a une différence , elle provient seulement de la différence s masses. Ce fait fondamental une fois prouvé, il ne reste plus l'à observer la durée des oscillations des petites balles, la lonicur du levier à l'extrémité duquel elles oscillent, et leur disiice au centre des grandes sphères u et i', qui peuvent être «sidérées conune les centres d'attraction. Ensuite après avoir trigé les résultats des effets de la torsion du (il de suspension, tn arrive à connaître l'effet d'une sphère de plomb du poids 1 157*,925, pour faire osciller un pendule simple d'ime loueur connue, et placé à une distance connue de son centre. La lestion étant amenée à ce point, il n'y a plus que des proporos à faire pour avoir la masse de la terre, comparée à la Hse du globe de plomb ; car ces masses sont entre elles conune (longueurs des pendules simples qui battent la seconde, étant loés à une même distance de leur centre. Dans cette pyoporn tout est connu , excepté la masse de la terre, que Ton peut r conséquent en déduire ; on connaît d'ailleurs sou volume par mesures de l'arc du méridien, et, en divisant la masse par le bme, on obtient enfin sa densité moyenne. Pour dernier rélat de ces belles expériences, Cavcndish trouva que la densité yyenne de la terre est de 5,48 ; nombre confirmé par des expéaM?es récentes qui donnent 5,67 (Soc, Astr.de Londres^ t. XIV). Connaissant la densité de la terre et son volume , il est facile trouver combien elle pèse de kilogranunes , ou plutôt comsi de kilogrammes on trouverait si l'on pouvait successivement rndre par petits fragments, d'un mètre cube par exemple, itf*s les substances qui la composent pour les peser dans une lance, à Londres ou à Paris, et si l'on pouvait les remettre en ce après les avoir pesées; car, d'après ce que nous venons de r sur l'attraction générale de la matière, nous pouvons être s, quand nous faisons une pesée, que toutes les molécules du be contribuent à faire pencher la balance. Par les obsei-vations et parles calculs astronomiques, on évales masses des planètes et celle du soleil au moyen de la masse la terre ; d'où il suit qu'avec le poids de la terre nous pouvons uver le poids de toutes les planètes.

Vinsi le petit appareil de Gavendish est une balance dans laîlie on peut peser le monde.

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