‹ Éléments de physique expérimentale et de métédrologieChapitre 48 sur 231 · LIVRE U. — DE LA CHALEUR · texte numérisé non relu

LIVRE U. — DE LA CHALEUR

le mot calorique est aussi employé pom* désigner Tensemble de nos connaissances sm* ces phénomènes et sur leurs lois.

121. Le calorique n^agit pas seulement sur les corps organisés, mais il agit aussi sur les corps inorganiques. La glace peut fondre, Teau peut entrer eu ébullitiou, le fer peut rougir au feu ; tous ces phénomènes et tant d^autres de même espèce ont nécessairement une cause , et nos sens nous avertissent que cette cause est le caloric[ue. Il y a une telle correspondance, une telle simultanéité entre ces modifications qui surviennent dans les coips et les changements qui surviennent dans nos sensations, que nous craignons peu de nous tromper en portant ce jugement. Ces seules indications peuvent nous servir à dasser les phénomènes du calorique , et à établir d^avance Tordre dans lequel nous devons en faire l'étude.

Nous diviserons la théorie de la chaleur en deux parties. La première partie aura pour objet les deux effets physiques que le calorique produit dans les corps , savoir : 1* les changements de polume ou la datation ; et 2* les changements d'état ou le passage de réut solide à Fétat liquide , et de Tétat liquide à Fétat de vapeur.

La seconde partie aura pour objet : 1* \2i propagation du ca^ torique j qui comprend la conductibilité ou la propagation an contact, et le calorique rayonnant ou la propagation à distance; V la calorimétrie ou la mesure des quantités de calorique qoi sont nécessaires pour produire des effets déterminés.

Nous essayerons d'abord de donner une première idée des phénomènes qui servent de base à ces divisions de la théorie de la chaleur. Ces indications générales sont d^ autant plus néce^ saires que nous ne pourrons traiter de la deuxième partie de la chaleur qu'après avoir vu l'optique.

182. Ckanf^ments de volume. — Nous avons vu (15) que le calorique dilate tous les corps, que le volume d'un corps quelconque dépend du degré de chaleur qu'il éprouve , et que , toutes choses égales d'ailleurs , le même degré de chaleur hri donne toujours exactement le même volume. Nous devons maintenant donner quelques développements et quelques exemples, pour mieux faire comprendre cette proposition générale.

Pour montrer la dilatation des corps solides , on peut employer l'appareil représenté (Pl. 8, Fig. 26), t est la tige soiH

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