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GHAP. I. — DILATATION DES SOLIDES. SI

tion fgh est composée de cuivre et d'acier ; elle est fixée en /*, se recourbe en ^ et se termine en h. Autour d'un axe , tourne un lefier dont le petit bras est sans cesse appuyé contre Textrémité A, et dont le grand bras porte les dents dd . Les mouvements très-petits que la dilatation peut produire à Textrémité h sont déjà amplifiés dans le même rapport que les bras de levier; ensuite, les dents dd engrènent dans un petit pignon qui tourne autour de Taxe central <?, et Taiguilie /î, tournant autour du même axe , amplifie encore les mouvements dt^ pignon. On calcule les dimensions pour que les 100^ du thermomètre centigrade correspondent à peu près à une révolution entière de Taiguille. Les instruments de cette espèce doivent être gradués sur le thermomètre à mercure, de degré en degré, ou au moins de 10 en 10 degrés.

Thermomètre de Ré^Mler . — Il se compose d'une tige de cuivre (FiG. 16) et d'une bande de fer /*, en arc, dont les extrémités sont fixées sur la tige de cuivre. Par la dilatation, lé sommet de Tare se rapproche de la corde et agit suit nue pièce a qui met en mouvement l'aiguille g.

Thermomètre deBrei^et. — Cet instrument est le plus délicat et le plus conunode de tous les thermomètres métalliques : il se compose d'un petit ruban de métal, de 1 à 2 millimètres de largeur, qui est roulé en spire, comine le représente la figiu'e 17; la spire est attachée par son sommet à une pièce de cuivre qui la laisse parfaitement libre et isolée, et, à son extrémité inférieure , elle porte une aiguille horizontale , très-légère , dont la pointe parcourt la circonférence du cercle divisé cd ; le cercle est éridé, et repose sur trois pieds très-minces, afin que l'air puisse circuler aisément entre tous les tours de la spire. Une cloche recouvre l'appareil , pour le garantir de l'agitation extérieure.

Le ruban de la spire est composé de trois couches métalliques superposées , argent , or et platine : la couche d'or , qui est au milieu, sert à souder les deux autres. Ce système a d'abord une épaisseur sensible , mais on le lamine jusqu'à le réduire à une «épaisseur totale de ^ de millimètre : on peut juger par là de la masse excessivement petite de l'instrument, et par conséquent de la rapidité avec laquelle il prend la température de l'air qui le louche.

Par l'inégale dilatation du platine et de l'argent , la spire se

ill LIVRE n. — CHALEUR. — PREMIÈRE PARTIE.

doit être enyiron une fois et demie la longueur du pendule à tige

de fer.

La figure 24 représente un pendule compensé par la dilatation du mercure; ce liquide est contenu dans un vase cylindrique de ▼erre, et forme lentille : conune son niveau s'élève par la chaleur, le centre d'oscillation est remonté par cette cause. Il suffit donc de proportionner la hauteur et la masse du cylindre de mercure d'après la longueur et la natiu^ de la tige du pendule.

Lames de eompensatlon. — On appelle ainsi un système de deux lames composées de métaux inégalement dilatables, soit que ces lames aient été soudées ensemble , soit qu'elles aient été douées l'une contre l'autre par des clous très-rapprochés. Supposons qu'une telle lame soit formée, par exemple, de zinc et de fer, et qu'elle soit droite à la température de 20^ , il est évident qu'au-dessus de 20^ elle devra se courber, le zinc étant en dehors, parce qu'il s'allonge plus que le fer (Fig. 13), et qu'au-dessous de 20^ elle devra se courber , le zinc en dedans , parce qu'il se raccourcit plus que le fer. L'appareil représenté dans la figure 14 met en évidence cette propriété ; la lame droite ab est composée de deux bandes, l'une de fer et l'autre de zinc ; en le plongeant dans l'eau chaude, on voit l'extrémité Ubre b se porter du coté f et faire marcher l'aiguille d\ l'effet est contraire quand on le retire ou quand on le plonge dans un bain plus froid que la température ambiante. On a mis à profit cette propriété pour compenser les balanciers des chronomètres, et pour donner ainsi aux navigateurs des montres d'une précision qui ne laisse rien à désirer. La figure 25 représente un balancier compensé : on voit que l'effet de la dilatation éloigne du centre les extrémités des rayons a ; mais en même temps, par l'effet des lames de compensation qui se courbent de plus en plus à mesure que la température s'élève , les extrémités b des arcs se rapprochent au contraire du centre, et tout l'artifice consiste à combiner l'effet des lames avec les variations d'élasticité du ressort spiral , pour que les oscillations restent parfaitement isochrones malgré les variations de température. C'est pour cela qu'on adapte aux arcs £/métalliques du balancier des masses d'or, à vis, m qui servent à régler la compensation, et à ipaintenir le centre de gravité dans Taxe du mouvement.

Tlieraiemètre à eadlnui (FiO. 15). — La lame de compensa-

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