‹ Éléments de physique expérimentale et de métédrologieChapitre 59 sur 231 · CUP. I. — DILATATION DES SOUBES. SU · texte numérisé non relu

CUP. I. — DILATATION DES SOUBES. SU

s'aQongMBl parallemeat, pousse le heurtoir. Sût tourner le Icviet et remonte le point a. La longueur du pendule s'en trouve dii* mJntife, car éùit compte sedkment à partir de k pièce fixe/i qui pince le ressort flexible de suspension. La distance du heurtoir à Taxe h ae règle au moyen d'une yis pour déterminer une compensation cxmiplète : on comprend, par exemple, que cette di^ lance étant le quart de la longueur ba^ le point a iiàx quatre fois phB de chemin que le heurtoir, et que la traverse m étant de Bememétal que la tige du pendule et quatre foi» plus courte, la compensation aurait lieu.

La figure 23 représente le pendule à gril. Les cinq tiges noires sont de fer, tandis que les quatre tiges intermédiaires sont de laiton ; donnons-lear les numéros 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, en allant de gancfae à droite ; celles de fer auront les numéros impairs, et celles de laiton les numéros pairs. Ajoutons que les deux traverses t^tt sont fixées aux tiges 1 et 9 , et font corps avec elles , tandis que les traverses a^bele sont mobiles. Les tiges 2 et 8, fixées sur f^ relèvent, par leur dilatation, la traverse a , et relèvent en même temps les tiges 3 et 7 qui sont fixées sur elle par leur extrémité supérieure, et en même temps encore la traverse i, à laquelle dktt s'attachent par leur extrémité inférieure. Mais sur cette traverse b reposent les tiges 4 et 6, qui pcn'tent en haut la traverse c et le point d'attache de la tige 5, qui passe librement par un tron des traverses 6 et l^, pour venir supporter la lentille. Ainsi, tandis que le centre d'oscillation est abaissé de toute la dilatation du fer sur une longueur / égale à la longueur du pendule, il est relevé de Texcès de la dilatation du cuivre sur le fer, pour une longueur l égale à la somme des lor^[ueurs des tiges 2 et 4. Pour que la compensation ait lieu , il suifit donc de prendre les longoeurs / et / telles que Ton ait

rc—rf=lf, ou l'K—\\ = l,

in désignant par c la dilatation du cuivre , et par f ceDe du fer. Or, ht valeor de pétant à peu près |, il en résulte à peu près

r nti ft dire que la somme des demi-longueurs des tiges de cuivre

tll LIVRE n. — CHALEUR. — PREMIÈRE PARTIE.

doit être environ une fois et demie la longueur du pendule à tige

de fer.

La figure 24 représente un pendule compensé par la dilatation du mercure; ce liquide est contenu dans un vase cylindrique de ▼erre, et forme lentille : comme son niveau s'élève par la chaleur, le centre d'oscillation est remonté par cette cause. H suffit donc de proportionner la hauteur et la masse du cylindre de mercure d'après la longueur et la nature de la tige du pendule.

Lames de eompensatlon. — On appelle ainsi un système de deux lames composées de métaux inégalement dilatables, soit que ces lames aient été soudées ensemble , soit qu'elles aient été douées Tune contre l'autre par des clous très-rapprochés. Supposons qu'une telle lame soit formée, par exemple, de zinc et de fer, et qu'elle soit droite à la température de 20^, il est évident qu'au-dessus de 20^ elle devra se courber, le zinc étant en dehors, parce qu'il s'allonge plus que le fer (Fig. 13), et qu'au-dessous de 20^ elle devra se courber , le une en dedans , parce qu'il se raccourcit plus que le fer. L'appareil représenté dans la figure 14 met en évidence cette propriété ; la lame droite ab est composée de deux bandes, l'une de fer et l'autre de zinc ; en le plongeant dans l'eau chaude, on voit l'extrémité libre b se porter du coté f et faire marcher l'aiguille d\ l'effet est contraire quand on le retire ou quand on le plonge dans un bain plus froid que la température ambiante. On a mis à profit cette propriété pour compenser les balanciers des chronomètres, et pour donner ainsi aux navigateurs des montres d'une précision qui ne laisse rien à désirer. La figure 25 représente un balancier compensé : on voit que l'effet de la dilatation éloigne du centre les extrémités des rayons a ; mais en même temps, par l'effet des lames de compensation qui se courbent de plus en plus à mesure que la température s'élève , les extrémités b des arcs se rapprochent au conti'aire du centre, et tout l'artifice consiste à combiner l'effet des lames avec les variations d'élasticité du ressort spiral , pour que les oscillations restent parfaitement isochrones malgré les vaiîatious de température. C'est pour cela qu'on adapte aux arcs A/métidllques du balancier des masses d'or, à vis, m qui servent à fégler la compensation, et à maintenir le centre de gravité dans Vaxe du mouvement.

VMrM«Mèlre A eadran (FiG. 15). — La lame de compensa-

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