CHAP. U. -* FORCB ÉLASTIQUE DE LA YAPEDR A'EAU
fmaftions d'une centaine d'atmosphères. Il est représenté (Fi«. 3 , Pl. 10 a). a est le vase à vapeur contenant trois quarts de litie de Uipiide; il se termine inférieurement par un tube ayant en-, viron 1 centimètre de diamètre extérieur, destiné à transmettre la pression au manomètre. En e^ il s'adapte par une garniture de filasse au tube recourbé y7, qui vient lui-même s'adapter de la même manière au vase manométrique ç. Celui-ci porte en outre deux autres tubulures, Tune k y qui peut à volonté recevoir un manomètre à air libre ou se fermer par un bouchon; l'autre ut, qui reçoit le manomètre à air comprimé, dont le tube descend jusqu'au fond du vase. Le manomètre à air libre s'emploie surtout pour vérifier, au besoin , dans les deux ou trois premières atmosphèresi, les indications du manomètre à air comprimé* C'est ainsi que Ton mesure les pressions. Voici maintenant comment elles sont produites par la vapeur, et comment l'on détin^ mine les températures correspondantes.
Le vase ^r, où se trouve le liquide à vaporiser, est soudé en b au fond d'un vase plus large de^ contenant un bain d'huile que l'on verse cliaude et dont la température est entretenue ou portée plus liant par les lampes/? dont on règle l'action. Un agitateur mélange sans cesse le liquide des tliermomètres k et donne la température, qui est précisément celle du liquide contenu dans le vase a et celle de la vapeur qu'il produit. Une enveloppe non conductrice empêche le refiroidissement et soutient ellemême le vase de qui repose sur un rebord r du fond. La vapeur, en se formant au sommet du vase a, presse le liquide qid est au-dessous, et cette pression, transmise par les tubes, vient s'exercer sur la surface du mercure, et fait monter le manomètre.
On avait essayé diverses formules pour exprimer la force élastique maximum de la vapeur d'eau en fonction de la température. MM. Arago et Dulong se sont arrêtés à la suivante :
comme représentant avec une grande approximation les résultats de l'expérience.
/"représente la tension exprimée en atmosphères;
/ représente les températures supérieures à lOO^*, exprimées en prenant pour unité l'intervalle de lOO^,
288 UTÎaE II. — CHALEUR. — PREMIÈRE PARTIE.
Ainsi pour connaître la force élastique correspondante à 136^, par exemple, il faudrait faire ^ = 0,36.
Les quatre tableaux suivants contiennent les résultats de Tobservation et du calcul :
Le !•' s'étend de — 20® jusqu'à 100° centigrades d'après TcAservation ;
Le 2*, de 1 à 24 atmosphères d'après l'obsenration, et de 24 à 50 atmosphères d'après le calcul ;
Le 3*, de 100 à 1000 atmosphères d'après le calcul;
Le 4"* résulte des observations et des calculs de M. Regnauh {j4nn. de Chim. et de Phys,^ t. XI, p. 273). Il confirme d'une manière remarquable l'exactitude générale des nombres contenus dans le premier. M. Regnault , après avoir essayé les diverses formules d'interpolation qui ont été proposées, donne la pi:pférence à la formule suivante :
log. e = a -f- ^' -f- cff '^
que M. Biot avait indiquée en 1833 et employée quelques années après (voy. Connaissance des temps pour 1 839 et Comptes ren-dus de V Académie des sciences^ 1841, t. XII, p. 150).
La force élastique e est donnée par son logarithme ; les températures t sont évaluées en degrés centigrades, et les cinq constantes a, è, r, a et 6, se déterminent par cinq observations convenablement espacées, par exemple celles de 0®, 25<>, 50*, 75*, et 100^.
CHAP. n. ~ FORGE ÉLASTIQUE DE LA VAPEUR D'EAU. 989
Pbsmiee tableau. — Forces élastiques de la papeur et eau j
de — ^{fià\^^ centigrades.