Loi de Mariolte* — Llqaéfaetlon des naz* — MM. OEr
sted et Despretz avaient fait des expériences pour reconnaître si la loi de Mariotte s'applique exactement aux différents gaz conmie à Fair atmosphérique, et ils avaient constaté que les gaz qui se liquéfient aisément ont une compressibilité croissante. M. OErsted paraissait penser que l'écart n'avait lieu que près du point de liquéfaction ; mais les expériences de M. Despretz lui indiquaient que cet écart se montre dès le conmiencement de la compression. U m'a semblé nécessaire de reprendre ce sujet. La loi de Mariotte est une loi si fondamentale , qu'il importe de savoir quels sont les fluides élastiques qui obéissent à cette loi , et quels sont ceux qui s'en écartent.
Mon appareil est représenté dans la figure 20 (Pl. 10); il se compose de deux tubes pareils de cristal a et i, de 2 mètres de longueur, exactement calibrés, et fixés par leur extrémité inférieure dans un réservoir de fonte rf, rempli de mercure; un tube de fer c établit la communication entre le réservoir d et un second réservoir d! pareillement de fonte. Au sommet de celuici est ajusté un piston plongeur e^ qui s'enfonce et se relève au moyen de la vis /*, qui porte en haut une traverse g^ destinée à la faire mouvoir. Le réservoir d n'est pas complètement rempli de mercure ; il y a en haut un espace h contenant de rhuile ; et c'est seulement dans l'huile que le piston plongeur s'enfonce.
On comprend qu'au moyen de cette disposition , il est facile ,
an UVBE U. — CHALEUR. — PREMIÈRE PARTIE.
ea KNKtitnt la râ, d'exeroer des prenons de plusieurs centaine» d'atmosphères; mais je me suis arrêté à 100 atmosphères, parce ff$!ii est difficile d'ajuster les tubes au réservoir pour qu^ils tien- Wf&at hien , et restent parfaitaanent immobiles sous des pressions beaucoup plus considéraUes.
Le diaoûkre intérieur des tubes était de 2 à 3 milUmèlres.
Avant la graduation , ils étaient effîés à la partie supériei»e , et Ton pouvait plusieurs fois briser et refaire la pointe sans ppodubre un changement appréciable dans les divisions. C'est par Textrémité supérieiu'e qu'ils étaient remplis d'air ou de gaz parfidtement desséchés; ensuite on les scellait au chalumeau.
Les gaz sur lesquels j*ai opéré avaient été préparés avec beaucoup de soins par MM. Favre et Silbermann, qui m'ont secondé dans ces expériences.
Deux cathétomètres disposés l'un au-dessus de Tautre ser- Ttient à observer les divisions auxquelles le mercure parvenait dans les tiA)es sous les différentes pressions.
Au commencement, les deux tubes manométriques étaient jempïis d'ûr, afin de fsEttre une nouveUe vérification des divisions; ensuite, en brisant la pointe supérieure de l'un d'eux, on le rem{^ssait du gaz que l'on voulait soumettre aux expériences osBuparativement avec fair.
Void maintenant les prindpaux résultats auxquels je suis purrenu :
V Jusqu'à 100 atmosphères, l'oxygène, l'azote, l'hydrogène, le bioxyde d'azote , et l'oxyde de carbone , suivent la même loi de compression que Tair atmosphérique.
1t^ Le gaz sulfureux, le gaz ammoniac, l'acide carbonique et le protoxyde d'azote commencent à être notablement plus compressibles que l'air , dès que leur volume est réduit au tiers ou au quart, et l'on ne peut pas douter que, pour des changements de volume encore moindres , il ne soit possible de constater que déjà ils s'écartent de la loi de Mariotte.
8* Le gaz hydrogène protocarburé et le gaz hydrogène bicwburé ne se liquéfient pas sous la pression de 100 atmosphères, la température étant de 8 ou 10% et cependant ils ont une compi«S6ÎbiIité sensiblement plus grande que celle de Taîr.
Pour donner une idée des variations que la compressibîlilé éprouve, je citerai seulement une série pour chacun des quatre
ClAP. n. — UaitFACnOX hES €AZ* 3M
^B W^Hv*
^HIB^B^B^^V^* *
ft
•,Ji»
•^ffM
iyWg
CgfT