SM
contenus dans ce taUeui ont été obtenus de la saîiante. On a dhisé le Tolume i^' obserré sous une cdtaûne yÊtiSMMi, par le rolume v qui était donné par Tair sons la méflue pscuktfi.
On rat que ces (juotients Tont en décroissant pour les quatre gai doflt fl s'agit . et qu'ils décroissent assez régulièrement.
L'acîde carbonique s'e^ liquéfié à 4^ atmoêpbêrts, la température étant de 10* ; le protoxjde d'azote s'est liquéfié à 43 atmo3pbcT«<>. Lk températuie étant à 11*; le liquide paraît être d'une lifi^rt^ paiiûte.
A 10*. le gaz anunooiac s'e<t liquéfié sous 5 atmosphères; le Uquide a une teinte |auiie Terdâtre ties-sensîble.
A S*, le gaz sulfureux s'est liquéfié à i atm. |.
0utt taatt^ les liquefaciîûos que j'ai eu occasion d'obsenrer, fl a too^CMirs été posi^le d'augmenter beaucoup la pression, sans que la totalité du gaz pasbât a l'état liquide ; et cependant je regarde ounme certain quH n'j avait ni air, ni gaz permanent nftdai^ aTec le gaz ^Munis à l'expérîenoe*
Thikrâr a aixacbe Mn mjm à une «rxpérienoe importante : c'est lui qui It pzemkx <rst parvenu a dUenir en grandes mas6es Tacide cari>ooique ^ 1 Vtat liqukde et â l'état Milide. Xoits Tenons de Toir qu'a 1(1* ce ^z m; liquéfie «mis une presston de 45 atmospbtiei. Ce liquide étant ocMMem dans un jéterroir assez ré-
304 LIVRE n. — CHALEUR. — PREMIÈRE PARTIE.
sistant, si on lui donne issue, peu à peu , en ouvrant un robinet de forme convenable , on obtient des flocons ou plutôt des filaments d'une blancheur éclatante, formant une masse semblable à du coton. Au moment où le liquide n'a plus à supporter que la pression atmosphérique, il se vaporise vivement, et la chaleur latente qu'il absorbe abaisse la température au point de déterminer la congélation de la portion restante. Sa température est en effet de 50 ou 60> au-dessous de zéro. Abandonné à luimême au contact de l'air, l'acide carbonique solide ne se liquéfie pas, même dans une atmosphère de 15 ou 20> de chaleur, mais il disparaît peu à peu , la simple évaporation emportant le calorique qui lui est fourni par les corps environnants.
Lorsqu'on a réuni dans un vase isolé un demi-litre ou un litre d'acide carbonique solide , et que l'on y verse de l'éther sulfurique , on compose une sorte de pâte semi-fluide , qui se conserve plus longtemps que l'acide carbonique lui-même , et qui donne aussi des contacts plus parfaits , soit avec les thermomètres qui en mesurent la température , soit avec les corps que l'on y fait refroidir. C'est sur cette pâte que j'ai fait autrefois des expériences, et j'ai constaté [Comptes rendus de VAcad, des sciences^ 1837, t. IV, p. 513) :
1® Que sa température observée avec mon pyromètre à air précédemment décrit (150 et 151), est de — 79*; M. Regnault a répété cette expérience en 1849 {Ànn, de Ckim, et de Phys,^ t. XXVI, p. 258); il a trouvé — 78%21.
2® Que la congélation du mercure , ou plutôt sa fusion , se feit^à— 40^5;
3® Que les thermomètres à alcool gradués à la glace fondante et au mercure fondant, marchent d'accord avec le thermomètre à air;
4* Que l'intensité du courant électrique produit par le contact du bismuth et du cuivre , est proportionnelle à la température depuis 80® au-dessous de zéro, jusqu'à 100*^ au-dessus.
L'appareil que Tliilorier avait imaginé à dû être construit phis solidement pour éviter tout danger d'explosion , cependant on a conservé la forme primitive , surtout les fermetures hermétiques et les robinets ingénieux que l'on doit à l'habile inventeur. La nouvelle disposition est représentée (Fig. 10, Pl. 10 a), g^ est le générateur où se produit l'acide liquide, r est le récipient où il passe par une sorte de distillation et d'où on le tire pour le
CHAP. II. — LIQUÉFACTION DES GAZ. 30tf
soumettre à l'expérience. On enlève d'abord le tube cde et le bouchon a du générateur; on y verse de Teau et du bicarbonate de soude; on y suspend dans un tube de laiton mince, la quantité voulue d'acide sulfurique pour opérer la décomposition, et l'on remet le bouchon à vis. Ensuite on fait tourner le générateur sur ses deux pivots, pour opérer le mélange ; le sulfate de soude se forme, l'acide carbonique se dégage, d'abord à l'état de gaz , se comprime de plus en plus , sature l'espace , acquiert son maximum de tension pour cette température et se liquéfie. Cette forte pression d'environ 60 ou 60 atmosphères n'empêche pas l'action cliimique de s'exercer jusqu'à ce que tout le bicarbonate soit décomposé. Alors on remet le tube cde^ on ouvre les robinets b et f\ la vapeur d'acide afflue avec violence dans le récipient, qu'il est bon de refroidir avec de la glace afin de dépouiller le générateur de la plus grande partie de son acide carbonique.
Enfin on enlève le tube cde^ après avoir fermé les robinets, et l'on adapte l'ajutage qui doit donner issue au gaz. Quand il s'échappe dans l'air, il produit une foule de flocons blancs qui rappellent ceux que donne le zinc chauffé au rouge blanc , au moment où l'on ouvre le creuset ; quand on veut le recueillir on emploie le récepteur de Thilorier (Fig. 11 ), que l'on tient par les manches m, à double enveloppe; les deux parties de ce récepteur se réunissent à baïonnette; l'une d'elles porte une douille n qui reçoit le bout de l'ajutage , et une lame courbe /, contre laquelle frappe le gaz au moment où il pénètre à l'intérieur; il prend ainsi un mouvement très-rapide de rotation, qui le façonne en boule de la grosseur d'un œuf. On le jette dans une capsiJe de porcelaine, on verse à l'instant de l'éther qui forme avec lui la pâte dont nous avons parlé; il faut souvent plus de quinze ou vingt opérations pour en avoir un demi-litre. Alors on peut congeler presque subitement plusieurs kilogrammes de mercure , et faire toute la série des expériences qui exigent une température de 79* àu-dessoùs de zéro.
M. Faraday a publié récemment {Arm, de Chimi et de Phys.^ t. XV, nov. 1845) une nouvelle série de recherches importantes sur la liquéfaction des gaz et leur solidification. Il s'est appliqué surtout à soumettre ces corps en même temps à une forte compression et à un refroidissement conûdérable. La compression Aait produite par un système de deux pompes de diamètres dif- I. «0
aœ LiYRi n* ~ CAkL&UK. — première partie.
téientSj et le fixûd le jJbs iatense était obtenu en mettant sous ia cloche d'une bonne machine pneumatique la pâte d*acide carbonique et d'éther dont nous venons de parler, et qui , exposée naturellement à Tair, donne déjà une température de 79 à 80^ au-dessous de xéro* Les degrés de froid que Ton peut produire ainsi dépendent de Tacùvité que Ton donne à la machine, puisqu*en rédinsant de plus en plus la presâon, Ton fa- Tonse réyaporation et par conséquent le refroidissement. Voici les températures en degrés centigrades et les pressions con^es- .pondantes sous la cloche de la machine pneumatique, exprimées ^1 millimètres :
PfttMlOll.
Pression.
Teinperatarc .
Pression
"~" vO ' • t • (
M. Faraday ne dit pas quelle était la température ambiante; mais puisqu^il a dà réduire la pression à 492"*'°, pour obtenir **— 80®, je suis porté à croire que la température ambiante était tassez éleyée , puisque j^avais obtenu ce degré de froid ou à peu |wès en opérant à Tair libre, dans un milieu ambiant qui était à 3 ou 4^ au-dessous de zéro.
A — 80®, sous une pression inférieure à 1 atmosphère, M. Faladay a obtenu à Tétat liquéfié ou à Tétat soUde les gaz suivants :
Chlore. Hydrogène arséniqué.
Cyanogène. Acide iodhydrique.
Àjnmoniaqae. Acide hromhydrique.
Adde sulfhydrique Acide carbonique.
Toici les points de fusion qu^ a observés poiu* les gaz qui ont pu être solidifiés :
Gaz. Fosion. Gax, Fnsion. Gaz. Fusion.
Cyanogène *-86* Oxyde de chlore. —•60' Acide sulfliydrique. . — 86^
Acide iodhydriqne... ^ 61 Ammonbqne. ... -—75 Adde brombydrique. — 8 Acide cazboniqiie* , « —68 Acide anlfoxeu. • —76 Protozyde d'azote... — 400
Les six gaz suivants n'ont pu être solidifiés même à — 11 tf*.
Gaz ol^fiant. Hydrogène protophosphozé. Acide chlorhydriqne.
Acide flttoolicifne. .Acide Ûmahatiique, Hydrogène arscuiqué.
eu». IL — uffLÈFUjam ks cjx. mi
Les cinq gss dans Iciqnch f avais recomiu la màne U de compressibilité q«e dansFaor, sanoir, faydrogène, ox^rgène, oinpde de carbone, azote et bioxyde d'azote, n'ont donne à M. Fmtt^ day aucun signe de liquéfaction, comme on pouvait s^y attendaa, et cependant il les a maintenus à — 110* : les deux premiers sous 27 atmo^lières, les deux demieES sous 50 atmosphères, et Toi^de de carbone sous 40. ^
Le tableau suivant contient pour les gaz liijuéfiés les diverses tensions qu^ils ont manifestées, exprimées en atmosphères, et les températures correspondantes, exprimées en degrà centigrades.
oléEaBt.
cazboaîq.
d'aaote.